Festival d’été

Avec le Festival d’Été qui bat son plein depuis jeudi soir, la foule et la fête prennent possession de la ville pour 10 jours d’affilée. Un large périmètre habituellement réservé à la circulation est totalement clôturé, permettant de passer d’une attraction musicale à une autre sans peur de se faire tailler un short. C’est la fête les amis!

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Bracelet Laisser-Passer

Même sans le sésame magique (l’un des 150.000 qu’il fallait acheter des mois auparavant, il reste cependant des possibilités – légales – de se procurer des entrées de dernière minute pour la plupart des concerts), le Festival propulse la ville et ses visiteurs dans une ambiance décontractée, bon enfant. Québec devient le royaume des artistes de rue, et les concerts gratuits sont légions (Steph, si tu lis ce post, il y a surement des artistes incroyables à venir découvrir! Pour ma part, pas ou peu de noms connus dans la programmation des concerts gratuits … une surprise pour personne!).

Une heure avant un concert à l’Espace Bell, l’épicentre de la fête au coeur des Plaines d’Abraham, un flot continu de festivaliers rejoint l’esplanade sous l’oeil attentif  de la sécurité: alcool formellement interdit, fini les débordements des premiers festivals. Le tout de façon tout à fait civilisée quoique joyeuse, quasi en file indienne (même quand la configuration ne l’impose pas, leur côté British qui transparait). Avec la nuit tombée (il fait nuit tôt ici, 21h00 à tout cassé), les macarons qui clignotent rouge sur la poitrine des festivaliers (5 à 10000 selon l’artiste à l’honneur) sont visibles partout à la ronde, c’est cool comme image.

Pour vivre les concerts sans pass, pas de souci: les décibels sont suffisamment forts pour arroser tout le quartier, surtout si vous vous vous installez dans l’axe  de la scène (pour les malheureux habitants aussi …). Un bon spot, sans la foule (et sa joie de vivre, on ne peut pas tout avoir), c’est de s’installer près de l’entrée de la citadelle : la musique, les boum-boum, les vivats des spectateurs, comme si vous y étiez, l’intimité de l’herbe tendre en plus. Même de l’autre côté du fleuve, sur les Terrasses de Lévis, on peux -presque- suivre le concert!

Années après années, les sondages sont catégoriques: le Festival d’Été, évènement musical extérieur le plus important d’Amérique du Nord s’vous plait, remporte tout les suffrages en tant qu’évènement préféré des Québécois, et ce quelle que soit la classe d’age des répondants. L’an passé: taux de satisfaction de 94%.

Bonne fête, bon festival  à tous!

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Cordes sensibles

Faisant preuve d’un courage incroyable pour écrire (les vacances approchent, vous n’allez plus entendre parler de moi pendant deux trop courtes semaines, je prends un peu d’avance!), je continue sur ma lancée. Et je reste même dans le même thème (le décryptage de la société québécoise) pour évoquer Les nouvelles cordes sensibles des Québécois, de Jacques Bouchard (paru en 2006, mais il me semble toujours coller avec les réalités 2012 ).

Jacques Bouchard considère que les qualités et défauts des Québécois naissent de 6 « racines vitales »: leur souche terrienne, le fait d’être une minorité, leur appartenance au continent nord-américain, leurs souches catholiques, leur origine française et leur ascendance latine.

Et il les égrène, ces 36 qualités et défauts recensés à partir de leurs habitudes de consommation, en analysant 25 ans après la publication du même bouquin comment les choses ont évolué. Pour ma part, j’ai adoré,  c’est plein de petits clins d’oeil sur ce qu’on vit au jour le jour, sur les petits (et grands) travers d’un peuple mercantile (le culte de l’argent règne), aimant le paraitre, facilement jalouse (racine française peut-être?), à l’esprit moutonnier, mais aussi sur les qualité de ce peuple tolérant, simple, doué pour le plaisir et la fête, valorisant la créativité, jugeant a posteriori et non a priori, …

Jacques Bouchard, mort peu après la parution de ce livre en 2006, était un publicitaire très connu ici. Ces gens-là savent y faire pour écrire des livres plaisants. Et finalement, comme il aborde les qualités comme les défauts des gens d’ici, tout le monde y trouvera son compte: ceux qui aiment les Québécois et ceux qui ne s’y font pas!

Si vous ne l’avez pas déjà lu, c’est peut-être le moment de l’inscrire sur votre liste!

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Les nouvelles cordes sensibles des Québécois - Éditions les Intouchables

 

 

 

 

 

 

 

 

P.S.: on cherchant une photo du livre, je suis tombé sur ce site: www.hrimag.com/Connaissez-vous-bien-les-Quebecois, un site sur la restauration et l’hôtellerie, qui applique ces fameuses « cordes sensibles des Québécois » à la restauration, c’est super … et tellement complet que vous n’aurez même plus envie de le lire, ce livre!

Irréductibles Québécois

Allez, puisque j’ai commencé à vous parler d’un livre que j’avais aimé sur le Québec, je me lance et vous en livre quelques autres dans la foulée (les vacances arrivent, c’est le temps de mettre quelques bouquins dans le sac de voyage!).

En voici un second, donc. Un livre à lire quand on projette de venir passer un court ou long séjour au Québec; ou simplement qu’on s’intéresse à ce coin du monde. Attention, je ne garantie pas qu’il conserve son attrait quand on y vit depuis quelques temps (quoique, pour comparer nos analyses), mais ça se lit tellement facilement …

Il s’agit d’Irréductibles Québécois, de Valérie Lion (paru en 2005, pas trop de rides cependant). Cette journaliste française tente de faire comprendre ce qu’est le Québec derrière les clichés (Céline & René, le bucheron, le froid, vous les connaissez). Quelle est son identité, les acquis de la Révolution Tranquille, les différents héritages. Elle raconte ce souci de l’égalité hommes-femmes, le politiquement correct qui prévaut dans toute discussion (et qui agace prodigieusement bien des coqs français qui aiment tant se disputer amicalement avec le premier venu sur le moindre sujet chaud), l’héritage des cultures française / anglaise / américaine, et j’en passe.

Vous m’en direz des nouvelles?

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Irreductibles Québécois - Éditions des Syrtes

 

 

 

Histoire …

Connaitre l’histoire d’un peuple, c’est comprendre sa culture, ses peurs, ses thèmes de campagne, ses statues, le noms de ses rues, tout ça. Et ce n’est un secret pour personne, j’aime l’histoire, celle du Québec tout particulièrement.

Une histoire courte qui rend chaque événement, chaque personnage palpable, proche de nous. Une histoire qui regorge de personnalités incroyables: les pionniers, bien sûr, et leur cohorte de coureurs des bois, de jésuites martyres, de religieuses dévouées et de colons travailleurs; les hommes politiques, ensuite, des avocats de formation pour la plupart, soldats au service d’une cause, avec une ambition et presque toujours une personnalité hors du commun, troubles et bourrés de contradictions (des hommes, quoi). Une histoire qui permet de lire l’histoire de France sous un autre angle, également …

Tout cela pour en venir à ce livre que je viens de lire, idéal pour quiconque s’intéresse à l’histoire du Québec sans avoir le goût ni le temps de se plonger dans un gros bouquin. Il s’agit de « Marcel Tessier raconte notre histoire », aux Éditions de l’Homme.

L’auteur attaque les 400 dernières années par chacun des personnages-clé du Québec, avec un ton et un style qui fait qu’on s’intéresse à chacun, comme si chaque chapitre était une mini-nouvelle. Et on enchaine les étapes, les luttes et les entourloupes sans s’en rendre compte. Il semble que Marcel Tessier soit un Personnage lui-aussi, souvent invité sur les plateaux TV tant sa verbe anime l’espace. Ça ne m’étonne guère, rajoutez une voix de stentor sur un style aussi coloré et chaleureux que le sien, vous obtenez à coup sur un cocktail détonnant.

Un bijou, je vous dis, foncez donc à la bibliothèque du coin!

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http://www.editions-homme.com/Marcel-Tessier-raconte-notre-histoire

 

Nous voilà sans enfants pendant deux semaines.

Sans famille sur place, et faute de vacances suffisamment longues, les camps de jours et camps de vacances sont des incontournables pour occuper nos jeunes. Depuis hier, donc, après une semaine de camp de jour (on ne dit pas centre aéré ou centre de loisirs mais c’est pareil), les filles ont changé de formule et rejoint la Ferme Marichel, une ferme pédagogique à une heure de Québec (Sainte Agathe de Lotbinière) initiant chaque été des groupes de max. trente enfants de tous ages aux joies du métier d’agriculteur.

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Elles vont s’occuper des animaux (à la base, c’est une ferme d’élevage qui produit de la viande d’agneaux, mais les cochons, traditionnels volatiles de la basse-cour, âne, vache ou lapins devraient leur plaire tout autant); faire des tours en tracteurs; faire des activités liées aux ruches (des bougies en cires au minimum, et se sucrer le bec avec du miel!), s’occuper du jardin, etc.

Rien à voir avec le camp de l’an passé au Lac Trois-Saumons (un best-seller dans les camps de vacances de la région), plus boy-scout dans l’approche (bain froid dans le lac au réveil, accrobranche et activités nautiques sur le lac …), grosse affaire (600 gamins en même temps). Faut bien changer!

Et nous, on réapprend à vivre dans le calme … On s’ennuierait presque!

 

 

Trois jours de congés pour cause de fête nationale, une occasion à ne pas rater pour changer d’air. Bon, on n’est pas parti bien loin (3 heures de route depuis Lévis), même si on avait par moment l’impression d’être au bout du monde.

Si je vous dis « Là où la mer commence », ce beau petit roman de Dominique Demers, ça vous donne éclaire sur le lieu?

Pour ceux qui donne leur langue au chat, et en guise de confirmation pour les autres c’est dans le Parc du Bic qu’on a planté la guitoune. Temps mitigé le premier jour, mais pas de pluie, juste un paysage irlandais avec brume sur des plages rocailleuses.

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Puis le temps s’est levé, une bonne surprise absolument imprévue par la météo. Regardez-moi ce paysage! (la veille, on ne voyait rien, tout était dans le brouillard …).

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Sans compter la faune et la flore! Notez qu’à cette époque de l’année, il est un peu tôt pour voir les phoques, qui pour bon nombre d’entre eux ne viendront se dorer au soleil dans les parages que vers au mieux la mi-juillet (spectacle à ne pas manquer, ça vaut son pesant d’or). Mais on a croisé à plusieurs reprises des cerfs de Virginie, des renards, lapins, oiseaux de toutes sortes (grrr, certains se mettent à chanter dès 3h00 du matin, pas toujours les plus mélodieux de surcroit.

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Le parc est couvert de rosiers sauvages, roses, blancs, d’iris, c’est tellement beau.

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Et comme le camping, comme tout camping nord-américain qui se respecte, fait la part belle à la vie privée (pas de promiscuité et d’ambiance façon Camping 2), on était au paradis.

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Camping Rioux (affichant complet!) - Parc du Bic

Fête de l’école

Dernière semaine d’école, et les vacances commencent pour les filles. Et qui dit derniers jours d’école dit la traditionnelle fête de l’école.

Dans leur école (difficile de savoir si c’est représentatif des écoles primaires en général, j’ai oublié de mener ma petite enquête locale), les parents ne sont pas mis à contribution, ni pour donner des idées de stands, ni pour les tenir. Pas de tickets de tombola à acheter, ou de bricoles à emballer pour la pèche à la ligne de  petits (le croirez-vous, j’ai comme une petite nostalgie de ces moments de socialisation parentale sans pareil…).

L’école loue quelques jeux gonflables et confie aux sixièmes années (les grands!) le soin d’inventer des animations. Déposée ce matin à 7H00 avec le matériel nécessaire, la grande avait une heure avec le reste des troupes pour monter son stand (pensé de longue date et testé il y a une semaine, c’est du sérieux). Et croiser les doigts pour que le jeu plaise au plus grand nombre.

Pas de spectacle de groupe pour les parents, donc, mobilisant professeurs et enfants des jours et des jours. Ceux qui avaient réussi des auditions façon « montre ton talent » (devant un jury de professeurs s’il vous plait) ont eu leur heure de gloire en faisant une démonstration de leur talent devant tous les élèves rassemblés: une mini-Adèle par ci, une groupe d’humoristes par là.

Le midi, boite à lunch au rencard, le hot-dog (ou « chien-chaud », fallait oser) régnait en maitre au prix de 1$ la bête.

La bonne vieille kermesse s’est rappelée à leur souvenir, et pour cette année encore, ne s’est pas fait détrônée.

Oiseau mouche

Petit miracle vendredi matin, alors qu’on s’apprêtait à partir au travail: un colibri butinait les fleurs de nos jardinières!

J’ai d’abord cru à un énorme bourdon, ou à un papillon de nuit qui serait en retard sur son horaire de travail. Quand je me suis rendu compte que c’était un oiseau, mais tout petit, tout mimi, je suis restée bouche bée à le regarder. Pas le goût d’aller chercher l’appareil photo et de ne rater ne serait-ce que quelques secondes de cet oiseau-mouche incroyable (j’ai bien fait, il n’est pas resté longtemps).

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Auteur: Lucie Dumalo - Source: granquebec.com

 

J’ai cru un instant qu’il s’était échappé d’une volière quelconque, persuadée qu’on en trouvait uniquement dans des contrées exotiques; mais non, le Québec abrite bel et bien un colibri durant la belle saison. Un mini-oiseau (6 à 10 cm), avec un très long bec effilé, un beau plumage, des ailes qui bougent tellement vite qu’on ne voit que du flou à la place où on est sensé les voir, même lorsqu’il fait du sur-place. Et une vitesse de vol quand il a quitté – trop-tôt- les belles fleurs rouges de ma jardinière qui m’a littéralement scotchée : je n’avais jamais vu une telle vitesse de vol!

Je vous invite à consulter le site http://www.coq.qc.ca qui résume bien ce que j’ai pu glaner comme information sur ce colibri à gorge rubis qui m’a fait la grâce de s’alimenter sous mon nez (je suis devenue une véritable fan). Depuis, j’ai l’œil aux aguets et je pense investir sous peu dans une mangeoire adaptée à sa morphologie!

 

Parler en public

Vous n’aimez pas parler en public? Vous avez le trac par manque d’habitude? C’est que vous n’avez pas été élève au Québec!

Sans blague, pas un mois sans qu’ils aient à faire un exposé oral devant leur classe. Passion, animal préféré, vacances d’été, ou « libre » les thèmes varient peu, mais sont autant d’occasion de se pratiquer. Les enfants doivent préparer leur exposé en deux semaines, et parler -seul- de leur sujet. Pas de copine sur laquelle compter!

Ils sont notés sur la richesse du vocabulaire, l’originalité, l’organisation de la pensée (thèse / antithèse / synthèse quoi). La qualité de la diction : parler assez fort, regarder les autres, maitriser la vitesse, éviter les tics de langage – gros effort pour beaucoup, consistant à éviter les « genres », « pis » et « tsais » très répandus dans les cours d’école du Québec …

Avec la pratique, le stress a disparu et même les plus timides semblent y prendre du plaisir.  De futurs orateurs ces gamins-là!

Cowboys & Girls

La pluie, le vent, les 12 petits degrés au compteur n’y ont rien fait, j’avais décidé de succomber au bon vieux cliché nord-américain ce week-end, et d’encourager comme il se doit les cowboys et cowgirls venus participer au rodéo de Lévis. Et bien je l’ai fait.

Les spectateurs étaient rares, agglutinés sous des bâches et des couvertures sous les deux seules tribunes couvertes (ne dépassaient que les fabuleux chapeaux de cowboy en haut, bottes en cuir ou, moins glamour, bottes de pluie, en bas). Le terrain était totalement détrempé, une espèce de vase sableuse transformant chaque chute en séance de bain de boue. Mais le charme a opéré à fond. Quels hommes !

Monter sur un cheval au galop, rester plus de 8 secondes sur un taureau ou un étalon sauvage, aux ruades redoutables, attraper un veau au lasso, j’en passe et des meilleures. On a eu le droit à deux heures et demi de spectacle qui nous ont fait passer une super journée.  HIIIIIIIIII HAAAAAA!

 

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