Sous-sols de rêve

Votre sous-sol est sombre? Humide,? Vous vous en servez surtout comme débarras ou chambre d’appoint ? C’est clair, vous n’êtes pas (encore) Québécois!

Ici, comme aux États-Unis, le sous-sol est presque toujours une pièce à vivre à part entière, très agréable malgré le manque de lumière. C’est d’ailleurs LA pièce à vivre par excellence, avec la télé (enfin, la plus grosse, il y en a souvent plusieurs dans les maisons!), des bons gros canapés confos (et pas le vieux sofa de nos débuts qu’on ne veut pas jeter), parfois le bar, (indispensable pour regarder les matchs de hockey ou de football américain avec les copains). Quand on a un piano, c’est là qu’il se trouve, et pas dans le salon. On y trouve aussi souvent une ou deux chambres (celles des enfants, puis quand ils grandissent, des ados bien contents d’avoir un espace à eux, avant que ça redevienne un bureau puis une salle de jeu pour les petits-enfants).

Bref, venez visiter des maison, vous verrez que les sous-sols n’ont rien -mais alors rien- à voir avec les sous-sols français! (Bon, à quelques exceptions près, mon sens de l’exagération me joue souvent des tours…).

De notre côté, c’est clair, on en est encore un peu loin du sous-sol de rêve. Mais quand même, on progresse, ne serait-ce que psychologiquement. D’ailleurs, on vient encore de s’acheter un hors-série sur les sous-sols.

Je vous le dis, on va bien finir par l’avoir, notre sous-sol cosi!

Sous-sols de rêve dans Tranches de vie HS_Sous-Sol_C1

Je décore: sous-sols - Collection Pratico-Pratiques

Autochtonie

Si un sujet divise clairement Québécois pure laine et nouveaux arrivants, c’est bien celui des autochtones /indiens / premières nations, peu importe la terminologie qu’on adopte.

Les nouveaux arrivants, dont la connaissance des autochtones s’est forgée presque exclusivement à travers les films américains et quelques romans, ont une vision idéalisée du bon sauvage vivant en harmonie avec la nature avant que la cupidité et la cruauté de l’homme blanc ne déferle sur son paradis (Ah, Danse avec les Loups …). Dès lors, bien que côtoyant peu, voir pas du tout les autochtones (1/parce que bon nombre vivent loin des villes où le nouvel arrivant s’est, lui, majoritairement installé; 2/ parce qu’ils vivent au maximum en vase clos, persuadés que le monde entier est contre eux et cherchent à leur faire perdre leur identité), il se sent naturellement prêt à tout pour défendre les intérêts autochtones dans une conversation sur le sujet.

Les Québécois, qui méconnaissent presque autant l’histoire autochtone factuelle, estiment avoir été tout aussi opprimés. Ayant, eux, dépassé le ressentiment (quoique) et s’être donné beaucoup de mal pour s’intégrer dans la nouvelle donne, ils haïssent le côté pleurnichard et revendicatif des autochtones, et les droits qui leur sont accordés; d’autres estiment être les vainqueurs, et n’avoir à ce titre pas de compte à rendre indéfiniment aux indiens, qu’ils étaient là avant ou pas. Dans les deux cas de figure, ils voient globalement les autochtones comme des paresseux vivant de l’aide sociale, au comportement détestable: alcooliques, violents avec les femmes, etc. Et mal venus pour venir s’interposer dans leurs projets de développement économique.

Un sujet chaud, donc, que vient éclairer de manière magistrale ce livre tout récemment sorti: les autochtones ne sont pas des pandas, de Réjean Morissete, aux Éditions Hutubise, collection Cahiers du Québec.

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Les autochtones ne sont pas des pandas

Où l’on apprend que le Québec, à la différence de la Colombie Britannique ou des États-Unis, ne comprenait aucune communauté autochtone avant l’arrivée des Européens. Trop froid, trop rude, rendu dangereux par les attaques fréquentes des Mohawks, le Québec n’était parcouru que de manière transitoire et parcellaire (autour des embouchures de rivières) par des familles nomades. Lesquelles figuraient parmi les peuples les plus démunis de la planète, avec une espérance de vie de 40 ans (pour le paradis terrestre, on repassera, donc).

L’arrivée des Européens au Québec n’a ainsi pas provoqué l’évincement brutal des autochtones comme ce fut le cas aux É-U : d’un côté pas ou peu d’autochtones, de l’autre pas d’agriculture intensive nécessitant une extension rapide des terres cultivables. C’est le commerce de la fourrure, et l’opportunité d’améliorer leur sort qui va attirer les autochtones au Québec et les fixer sur le territoire canadien français. Puis le fait d’être chassé des plaines de l’ouest des E-U puis des Cantons de l’Est par les loyalistes (et même, pour les Hurons, c’est une porte de sortie que leur offre la colonie française après qu’ils aient été quasi-exterminés par les Mohawks).

Bref, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a eu trois peuples fondateurs, le tout sur une période de 500 ans, avec un vainqueur et deux vaincus exclus tout deux de la gouvernance pendant de longues décennies.

Je vous laisse lire ce livre pour comprendre comment, dans les années 50, les francophones se sont soudains bougés le derrière et insérés dans l’économie moderne et le processus démocratique, alors que les autochtones, toujours isolés socialement et économiquement, se sont lancés dans une stratégie de confrontation et de revendication juridique en s’inventant un passé glorieux.

Je vous laisse encore faire le point sur les politiques autochtones passées (entièrement gérés par le fédéral sans que les Québécois ne s’en soucient un seul instant) et actuelles (tension extrême, relations totalement détériorées, méfiance généralisée – génial), sur les tensions inter-nations autochtones (trois gagnantes qui accaparent 80% des ressources), sur le ressentiment général des uns vis à vis des autres.

Et -ouf, oui!- sur les possibles sorties de crise.

Il existe des livres qu’on n’oublie jamais: en voici un.

 

Minorités visibles

Alors que les élections pour nommer un nouveau Premier Ministre Québécois battent leur plein, le thème de l’émigration est très peu à l’ordre du jour (à une controverse près, un maire se plaignant qu’une femme d’origine algérienne, résidente canadienne depuis 15 ans et considérée comme un modèle d’intégration par tous, se présente – avec plutôt de bonnes chances – comme députée sur sa circonscription).

Je me suis alors rappelée un article paru dans marketingmag il y a quelques mois, sur le poids des minorités visibles dans le Canada actuel. Pour faire court, selon les dernières statistiques connues (2006, les autres sortiront en 2013), on estime qu’à l’heure actuelle, environ 30% de la population canadienne appartient à la minorité visible. Oui, 30%, et c’est un chiffre en augmentation constante .

Si environ un gros quart (25 à 28%) de ce groupe est d’origine chinoise, largement installé à Toronto et Vancouver, le poids des différentes cultures est remarquablement équilibré, comme le montre cette carte:

 

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Source: statistics Canada, 2006 - Carte parue dans marketingmag, mars 2012

 

Dans la ville de Vancouver, 63% de la population est d’origine étrangère, 53% à Toronto et 31% à Montréal (… 3% à Québec. Normal, plus de 60% des nouveaux arrivants ciblent l’une de ses grandes villes, non pas pour les opportunités qu’elles offrent mais bien pour retrouver une communauté d’appartenance).

Difficile pour moi, peau blanche virant au rouge après une heure de soleil, de témoigner de la difficulté ou non de s’intégrer ou non dans la société québécoise. Il me semble que l’intérêt porté aux autres cultures lors de fêtes culturelles (à Québec, pour ne parler que d’elle, la baie de Beauport en accueille régulièrement, plusieurs quartiers également), dans les restaurants (vaste choix même dans notre petite Capitale Nationale), est plutôt de bon augure.

Et lors de ma courte expérience dans le monde du recrutement (8 mois quand même), si j’ai clairement ressenti une inquiétude à recruter un travailleur venu de pays considérés comme « exotiques », au moins pour une première expérience (ensuite, si tout s’est bien passé, ça roule), le fait de s’appeler Mohammed ne posait aucun problème si vous veniez d’un pays européen. En bons nord-américains, c’est le pays où tu as vécu qui te définit, pas ton patronyme ou ta couleur …

Bref, si les Québécois ont des interrogations légitimes sur les conséquences que peut représenter à terme une immigration mal contrôlée sur leur culture, le thème est loin, très loin, dans les sujets de préoccupation dans la campagne actuelle, et fait peu la une de l’actualité. Ça nous change!

 

Campagne électorale

Et nous voici replongés dans une nouvelle campagne électorale, à la mode québecoise cette fois-ci, et à laquelle nous allons rester spectateurs faute de citoyenneté canadienne. L’enjeu est de taille: voilà 9 ans que Jean Charest (parti libéral) occupe le poste de Premier Ministre, après que le Parti Québécois s’y soit maintenu également 9 longues années.

Première différence : en lieu et place des affiches politiques sagement placardées sur les panneaux électoraux, les militants installent partout dans les rues des panneaux assez conventionnels (sourires dents blanches et/ou regard serein) avec slogan politique: « c’est assez faut que ça change » (Coalition Avenir Québec), « à nous de choisir » (le Parti Québecois), « pour le Québec » (parti libéral) ou encore « debout » pour Québec Solidaire.  Et -sauf pour le parti Libéral, Jean Charest provoquant l’écœurement chez bon nombre de citoyens, mieux vaut donc éviter- on affiche la trombine du chef à côté de celle du député du coin. 

Deuxième différence: en effet, un citoyen ne vote pas pour un Premier Ministre, mais pour un député local, et le parti qui fait élire le plus grand nombre de députés à l’assemblée remporte la mise.  N’empêche, on vote dans les faits pour ou contre celui qui pourrait devenir Premier Ministre. C’est tellement vrai que certains députés locaux s’affichant sur les panneaux électoraux ne font pas campagne … ils sont en vacances, comme les autres.

Troisième différence qui saute aux yeux avec le système français: le clivage gauche-droite est peu tangible. Certes, on arrive à peu près à placer les principaux partis sur une carte gauche/droite. Ça pourrait, je pense, ressembler à ça:Campagne électorale dans Tranches de vie partis-pol Mais ça ne veut pas vraiment dire grand chose, me semble-t-il. La principale distinction, c’est la position du parti sur la place que doit occuper le Québec au sein du Canada : État souverain ou statu-quo du fédéralisme convaincu? (ci-dessous ma vision toute personnelle, j’invite chacun à me corriger si besoin …). Ça n’est pas à proprement parlé dans les débats, ça fait partie des gènes des partis, comme la relance par la demande est intrinsèque à la gauche et la relance par l’offre à la droite.

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Quatrième différence: les thèmes de campagne. Pas ou peu de mots sur la crise, sur l’emploi, sur la dette. On parle beaucoup de corruption (un fléau peu reluisant), et bien sur du ras-le-bol d’avoir le même Premier Ministre depuis 9 ans. On appelle à voter « contre », pas « pour ».

La crise étudiante ayant laissé des traces, on reparle des frais de scolarité … mais pas de l’éducation en général, ou du décrochage inquiétant des jeunes au cours du secondaire (le collège en France, cela concerne donc des jeunes encore jeunes, un vrai problème quoi!).

Par ailleurs, à croire que la crise mondiale n’existe pas: les promesses d’argent pleuvent, et que je te promets une subvention par ci si je suis élu, et une autre par là si c’est moi. Je n’avais jamais vu ça, ou alors de manière plus subtile. À croire que les partis ont encore l’impression qu’un électeur, ça s’achète.

Dernière différence (il y en aurait d’autres, mais ça me parait bien, 5):  difficile de prévoir les résultats! Pas de sondages -en tous cas aucun qui ne soit publié- et des partis au coude à coude.

Certes Jean Charest agace, horripile même une immense majorité. Mais ceux, nombreux, qui ne veulent plus attendre parler d’indépendance du Québec, ne se voit pas donner leur voix au PQ. Dont la leader, Pauline Marois, agace presque autant. De plus, les jeunes, qui haïssent majoritairement Jean Charest, votent très peu (36% aux dernières élections). Vont-ils se décider à s’exprimer? Pas sur.  Ils laissent donc le champs libre aux baby boomers. Le parti CAQ, lui, a été créé en avril 2012, certes par le regroupement de partis existants, mais ça fait un peu court pour avoir la visibilité et surtout le programme suffisants. Quand à Québec Solidaire, son leader est un peu comme José Beauvais, on oublie.

 

Bref, on l’aura compris, libérés de la pression d’avoir à voter, on observe la bataille avec attention et intérêt. Résultats le 4 septembre!

 

Vacances … finies (partie 2)

En se prélassant sur les plages du Maine, on avait le choix: se la jouer cool, avec crème à bronzer et lobster rolls à la main (de délicieux sandwichs, au homard SVP) puis remonter vers Québec tout schuss deux jours avant la fin. Ou bien musarder sur la route du retour via le New Hampsire.

Hop, c’était dit, les lacs, les White Mountains, la chaine présidentielle et son fameux Mont Washington (qu’on ne verra pas, au final, noyé dans les nuages comme 199 autres jours pas an en moyenne) devaient être vus avant de rentrer. De même que l’incroyable petite ville de Littleton : non seulement ils ont eu la magique idée d’égrainer des pianos et guitares dans la rue principale pour les musiciens en herbe de passage (ne me demandez pas comment ça se passe quand il pleut, on a eu du beau temps!); mais elle abrite aussi un incroyable magasin de bonbons qui se targue – Guiness Record à l’appui- d’avoir le plus long comptoir de bonbons au monde! plus de 600 types de bonbons classés par type, un paradis pour les 7 à 77 ans. Le plus dur est de se restreindre, sous risque de le payer cher .. en dollars, kilos et caries !

Allez, quelques vues pour vous donner envie d’aller y faire un tour, on a adoré (et on n’a qu’une envie, y retourner pour profiter pleinement des innombrables chemins de randonnées).

Vacances ... finies (partie 2) dans New Hampshire DSC_0144-300x200

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Gorges de la Flume - White Moutains

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L'un des nombreux ponts couverts façon sur la route de Madison

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Depuis le téléphérique de Cannon Mountain

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Ces montagnes? Un paradis pour randonneurs, il y en a partout et de toutes durées et difficultés

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Le paradis : http://www.chutters.com/candy/

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112 pieds de bonbons, 3.4 mètres

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Vacances … finies! (partie 1)

Retour de vacances, après 2000 km à travers le Maine et le New Hampshire, nos provinces américaines voisines. Une chance qu’on ait la clim’ dans la voiture: là-bas comme ici, la chaleur est constante, parfois accablante, un été incroyable !

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Les vacances furent bien remplies mais courtes: et oui, 15 jours, loin, très loin de mes 4 semaines estivales d’affilée d’avant … que venaient compléter plusieurs autres semaines au cours de l’année (je n’écris pas combien, ça risquerait de me rendre tristoune).

Et encore, avec mes 3 semaines annuelles dès l’embauche (4 pour « mon chum », ça aide d’avoir choisi une boite située dans la campagne, avec de grandes difficultés de recrutement!) et quelques fériés par ci par là, je suis plutôt contente. Dans mon job précédent, j’avais le droit en tout et pour tout à deux semaines, la norme officielle (sauf pour les fonctionnaires, l’écart entre eux et le privé étant encore plus grand qu’en France, si si). Plus les fériés, moins nombreux qu’en France, Mais garantis sur facture: si ils tombent le week end, pas de trouble, tu as ton lundi.

Nos dernières vacances en famille remontaient à Noël. Ouf, on a beau avoir un rythme plus cool qu’en France (8h30-17h00 pour moi + 15 mn de trajet en vélo ou 5 en voiture), je ne m’en rendais pas compte, mais j’en avais besoin de ces vacances, ne serait-ce que pour voir du pays! Et oui, le rêve canadien a un prix!

Voici donc un tout petit aperçu de nos tribulations américaines via le Maine (vraiment très beau … quoique la côte attire bien trop de touristes en cette période de l’année pour nous plaire vraiment, et que ses faux airs de Bretagne Sud le rendrait presque trop peu dépaysant). On a pris des centaines de photos, apprécié bien des endroits, dépensé nos dollars (pas trop) dans les magasins d’usine du Freeport et Kittery, difficile de retranscrire tout ça en quelques clichés piochés par ci par là.

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Greensville, paradis des motards ...

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... Et des amateurs d'hydravion

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Acadia Park

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Acadia Park, toujours

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La côte du Maine version sauvage ...

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L'un de ses très nombreux phares

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L'un des nombreux vieux gréements, pour beaucoup nés localement

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Le Fort Knox, l'un des forts à l'histoire si courte pour nous (170 ans!)

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Ses ports, ici notre coup de coeur: Camden- la-Belle

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Boutiques à touristes, orignaux et homards, le Maine, quoi!

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Les plages, bien sûr (accès payant systématique!)

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Ses maisons cossues (ici la résidence d'été du Président Bush - le père)

 

 

Régis

Le paysage québécois compte depuis quelques années une nouvelle espèce riche en couleur, apparue après la fusion des villes-centres avec leur banlieue: Québec, Lévis, Trois-Rivières, etc. Le porte-drapeau a pour territoire la ville de Québec.

Les maires et mairesses de ces villes aux contours élargis ont des allures de chefs d’entreprise, des caractères bien trempés, beaucoup de dynamisme … et des égos surdimensionnés. Ils gouvernent leur ville à coups de projets, de grands évènements, l’œil rivé sur les retombées économiques et fiscales. Soucieux de leur popularité, ils cherchent (et parviennent plutôt bien) à recréer un lien de confiance entre ces fonctions de maires et les citoyens.

Leur aura personnelle est telle que peu de conseillers municipaux s’expriment contre les propositions du chef. Adeptes de la démocratie participative, ils sont aussi terriblement populistes, tirant facilement à boulets rouges sur les corporatismes, les journalistes, les mous, les fonctionnaires …

Bref, ils sont incontournables dans la vie locale. Le premier d’entre eux, Régis Labeaume, le maire de Québec (inscrit cette année par certains de ces administrés dans la compétition World Mayors qui élira en octobre prochain les 25 meilleurs maires au monde) est tout de même porté par un taux de satisfaction de la population québécois à son égard constamment supérieure à 82% depuis son élection en 2007!

Je vous conseille de lire son portait plein d’humour dans Le Petit Labeaume Illustré, aux Éditions La presse. Aussi bien pour ceux qui l’aiment que ceux qui ne l’aiment pas (si si, il y en a). Même ceux d’entre vous qui n’en ont jamais entendu parler peuvent y trouver leur compte: ce monsieur, superstar locale, est à la fois fascinant et terriblement horripilant.

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Le Petit Labeaume Illustré - Éditions La Presse

À l’eau

Avec plus de 300.000 piscines extérieures (hors terre pour la plupart), le Québec serait l’endroit au monde qui détient le plus grand nombre de piscines par habitant. Trois raisons majeures, deux largement invoquées, l’une beaucoup moins :

1) L’hiver étant ce qu’il est, il est primordial de tirer profit au maximum des joies estivales considérées de courte durée (mais, de mon point de vue, bien  aussi longues que ce que m’offrait le territoire breton …);

2) Faire en sorte que les enfants restent à la maison plutôt que de les voir attirés par les maisons des autres; ça marcherait plein pot de 12 à 16 ans …

3) Moins avouable, mais on ne peut pas l’exclure: Afficher le même standing que les voisins… Il faut dire, pour être entourés de maisons avec piscines, que lorsque vous attendez les ploufs des uns et des autres, les 40 degrés actuels vous semblent bien pesants.

Avant de –peut-être- succomber nous aussi un jour à cette douce tentation, on profite à fond des piscines municipales : pas moins de 11 piscines extérieures (très propres et 100% gratuites!) sont ouvertes au public tous les après-midi durant l’été sur le territoire de Lévis. « C’est pas pire », comme on dit ici, il y en a forcément une près de chez vous!

Et comme la vie est pleine de bonnes surprises, nos voisins de fond du jardin, absents tous les week-ends pour cause de résidence secondaire (« de chalet »), nous ont offert (et même recommandé) d’user et abuser de leur piscine en leur absence!

Le bonheur …. même par chaleur accablante!

Ah que coucou!

Notre Johnny national est passé par Québec après 37 ans d’absence. Et du haut de ses 69 ans (ah, ouai, quand même …), il a enflammé la foule quadra-voire franchement quinquagénaire du Festival d’Été et fait du grand Johnny.  Deux heures et demi de spectacle, 11 (excellents) musiciens sur scène, tous ses tubes (presque totalement inconnus, il a vite compris qu’ici, fallait pas trop brandir le micro vers la foule sous peine de bide), du show en veux-tu en voilà comme il enchaine depuis des décennies en France.

Bref, ce matin, la presse, les copains, les collègues ne parlaient que de lui! Scotchés qu’ils étaient. Leur meilleur show du Festival, de l’avis général, d’autant plus savoureux que peu s’y attendaient, venus là par curiosité. Et moi d’être interrogée longuement sur la Bête. Et finalement de redécouvrir ce morceau de France à lui tout seul …

Hamburgers de compétition (si!)

Je le savais bien que l’Amérique du Nord me réconcilierait avec les hamburgers.

Jusque là, j’avais plutôt pas mal résisté. Il faut dire que mes tentatives à l’ombre de Ronald le clown ne m’avaient pas laissé un souvenir impérissable. Et puis un jour les copines m’ont torturée forcée convaincue de les retrouver dans un restaurant ne proposant que des burgers (et aussi deux salades et 3 sandwiches, j’aurais bien pris ça pour me venger du traquenard mais mais j’avais donné ma parole). Et c’est ce jour là que j’ai ajouté les burgers à ma longue liste des trucs sympas méritant d’être vécus.

Chez Victor, donc, est un restaurant se targuant d’être un « burger-restaurant gourmet ». Et qui parvient effectivement à marier burgers et fin palais!

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Rien que leur carte vous fait saliver. Celui au sanglier (un best ! Il parait que celui au saumon est bon aussi …), par exemple, est garni d’un steak de sanglier au petit goût de noisette, d’un peu de fromage québécois (du Migneron produit en Charlevois), de pleurotes et portobellos sautés au brandy, de laitue et de tomates, le tout servi avec frites maison et/ou salade.

Et aussi d’un peu de mayonnaise à tomber par terre (au curry, ou encore érable et romarin comme sur la photo, au pesto, à la tomate séchée, j’en passe). Au départ, tu te dis: mayo = kilos, j’y touche pas; et puis c’est comme les noix de cajou, tu y goûtes, et c’est fini ….

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Burger au Sanglier de Chez Victor

Même le pain est savoureux, et pourtant je ne suis pas un fan de ce type de pain tout mou, je vous le jure. Et en plus les serveuses et serveurs sont sympas comme tout, et les décors modernes ET chaleureux, genre bon goût.

Non, je n’ai pas de parts dans la compagnie, mais je devrais peut-être importer la franchise en France et ailleurs, pas l’impression qu’il y en ait partout sur la planète comme ces insipides Subway qui ont tous le même goût. Je me trompe?

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