Zéro pépin

Aïe, un simple grain de raisin, et me voici face à mes contradictions.

Car je dois bien l’avouer : j’adore ces grains de raisin (américains pour la plupart) qu’on trouve ici, au Québec, sans ces petits pépins amers qui craquent sous la dent. On en savoure tellement mieux la chair juteuse et sucrée !

Reste que le raisin, au naturel (tout autant bombardé de pesticides, mais sans mutation génétique, je veux dire), ça a besoin de ces pépins pour grossir, justement. Ce sont eux, si je me souviens bien, qui fournissent l’hormone de croissance dont il a besoin pour arriver à maturation.

Je suis allée fureter sur internet, du coup; j’ai interrogé un ami agronome au passage … Et découvert que les producteurs étaient obligés d’asperger les vignes avec cette même hormone pour que les grains arrivent à grossir.

A priori, pas d’OGM dans cette affaire, il semble qu’au départ ce soit Mère Nature qui se soit mélangée les pinceaux avec les gènes de certains pieds de vigne. Mais ne suis-je pas en train de m’éloigner un peu (beaucoup) des produits naturels que je privilégie habituellement, là ?!

Et en plus, comme souvent, ce n’est pas parce que ce n’est pas très bon en bouche que ce n’est pas sain pour le corps (c’est d’ailleurs souvent l’inverse qui se produit, hélas) : le grain contient une large part du bénéfice santé contenu dans le raisin.

N’empêche … hum que c’est bon !

 

 

 

 

Multicultures

Voilà presque deux mois que l’on côtoie d’autres immigrants ayant tenté l’aventure en même temps que nous. Et franchement, le pari fait par le Québec est bluffant.

Dans les réunions d’information, sessions de formation et autres réunions rassemblant les nouveaux immigrants qui désirent en savoir plus sur la Belle Province, on trouve de toutes les nationalités, de toutes les couleurs : comme sur les pubs de Monsieur Benetton dis-donc !

Est-ce parce que depuis l’origine, les Québécois ont appris à vivre avec des gens d’autres cultures (Français et Amérindiens, puis Anglais, etc) ? Toujours est-il que tenter d’intégrer autant de vécus et et de culture me semble un magnifique pari.

Certes, le processus de sélection n’a laissé passé que les plus diplômés, les plus motivés, un certain revenu et une bonne santé, mais dans cette sélection, le critère racial qui pénalise tant et tant de gens en France (immigrants ou Français !) ne semble pas avoir pesé le moins du monde.

Je ne suis pas naïve : tous ne s’intègreront pas, beaucoup rencontreront racisme et difficultés, comme dans tous les pays du monde, mais sur le principe, j’aime cette chance offerte à chacun.

Et quand je vois le nombre de fêtes culturelles organisées, d’efforts faits pour informer chacun de la façon dont il faut se comporter pour ne pas blesser ou choquer, j’ai comme l’impression que si nous échouons dans notre effort d’intégration  … ce sera principalement de notre seule responsabilité.

Mont-Saint-Hilaire

Ce week-end (oups, « fin de semaine », encore quelques vieux réflexes !), tempête de ciel bleu sur la région, l’occasion rêvée de grenouiller dans le coin.

La forêt qui recouvre le Mont-Saint-Hilaire, à une cinquante de kilomètre de Montréal, est annoncée comme l’une des dernières forêts préservées du sud du Québec.

Et puis il y a quelques semaines, quand on l’avait aperçu au loin depuis le belvédère du Mont-Royal, cette petite soeur de la « montagne » de Montréal perdue sur ces grandes plaines de Montérégie, on s’était senti comme attirés. Cap sur la le Mont-Saint-Hilaire, donc

Si les nombreux chemins bien damés démontrent qu’ils sont souvent empruntés par les amoureux de la nature (200 000 visiteurs par an, c’est pas rien), ils n’en demeurent pas moins magnifiques, avec ce qu’il faut de racines, de caillasses et de dénivelés pour que le charme opère immédiatement.

 

Vue sur le Lac Hertel
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Deux vues panoramiques

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Rencontres …

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Bus mythique

Quand nous cherchions un logement avant d’arriver physiquement au Québec, nous avons passé des heures sur Google Earth à repérer les lignes de bus desservant les locations potentielles.

Sans rire, on en a écarté des loc’ parce qu’il y avait trop de changements pour se rendre jusqu’à l’école, parce que c’était trop loin d’un arrêt de bus …

Pour découvrir une fois sur place que chaque commission scolaire organise des circuits de transport dédiés aux seuls élèves d’une école dès l’instant où ils habitent à plus d’un kilomètre de l’école (officiellement 1,6 km, dans les faits, moins), circuits définis en fonction des adresses de chacun.

On avait bien lu qu’une partie des impôts locaux exigée que vous ayez des enfants ou non, servait précisément au financement du transport scolaire, mais sans tilter que nous pourrions en bénéficier.

Résultat :

Super pratique : le bus s’arrête au pied de chez vous ou presque, vous pouvez-même contacter l’école si l’arrêt vous parait mal adapté.   Et si un matin de ciel bleu, vous optez pour le vélo, pas de souci, le chauffeur (en l’occurrence ici une femme très souriante qui met un point d’honneur à se souvenir du prénom de chaque enfant) ne s’arrête que si vous êtes au point de rendez-vous.

Super sûr : il n’y a que des écoliers à bord, pas de risque de main baladeuse ou autre désagrément classique.

Super cool : c’est tout de même classe de voir ses enfants monter dans LE bus des bonnes vieilles séries américaines ! Il fait un barouf d’enfer (c’est de la vieille mécanique), il pollue probablement pas mal (vieille mécanique toujours !), mais qu’il est beau, tout jaune, avec ses panneaux « arrêt » de part et d’autre !

 

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Aires de jeux pensées par des parents

Pour l’heure, (bon, certes, ma vie de Québécoise ne fait que commencer), pas une aire de jeu pour enfants qui ne soit propre, en bon état, dotée de bancs en nombre suffisant pendant que notre progéniture s’exerce à de nouvelles acrobaties.

Et je ne parle pas de l’absence de déjections canines, scrupuleusement ramassées en tous lieux, ni même de crottes de chats (à l’évidence moins nombreux que leurs cousins français).

La vraie cerise sur le gâteau, c’est l’écrin de verdure qui les entoure très souvent : les arbres (et les nombreux écureuils à l’affut d’un morceau de biscuit), l’herbe, la nature quoi. Même en ville.

Mon coup de coeur (pour l’instant !) parmi les dizaines d’aires de jeu testées : celle lovée au coeur du magnifique parc King Georg, dans le très chic quartier de Westmount. Un petit coin de paradis dans la ville …

 

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A bicyclette

Une chose est sure : depuis que nous sommes ici, nous reprenons goût au vélo.

Et pour une raison bien simple : les pistes cyclables sont légions, on en trouve des kilomètres, tant à Montréal qu’en banlieue, et visiblement les plus petites villes ont elles aussi leur réseau de pistes.

Et attention, de vraies pistes, pas juste un trait de peinture sur la voie : elles sont larges, sécurisées le plus souvent par un muret, une trottoir, de l’herbe, que sais-je encore.  Un vrai bonheur pour les cyclistes du dimanche comme nous.

Autre détail qui tue : on a affaire à de vrais circuits, les unes rejoignant les autres, et pas juste à quelques centaines de mètres et puis s’arrêtent comme on les connaissait en France !

Bon, c’est vrai que l’espace ne manque pas dans ce vaste pays, mais les promoteurs immobiliers non plus. Respect, donc, pour cette volonté affichée de faire de la place aux vélos et patins à roues alignées (nos bons vieux « rollers ») au pays de la voiture.

 

Piste cyclable dans le quartier du Vieux Port à Montréal

 

 

Billet doux

A peine rentrée de l’école, ma fille aînée brandit fièrement son cahier de correspondance.

A l’intérieur, sa maîtresse y a accroché un petit mot qui rappelle les « bons points » que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître :

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« Aujourd’hui, j’ai impressionné mon professeur par mes efforts en classe » : c’est pas joliment dit, ça ?!

C’est peu de chose, ça ne coûte pas cher, c’est peut-être distribué tellement souvent que ça perdra vite de sa valeur (l’avenir nous le dira), mais pour l’heure, ça fonctionne à fond les ballons !

 

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