Snowboard en ville

Comme tous les ans, on s’en est mis plein les mirettes ce week-end en assistant à des épreuves de snowboard en plein centre-ville de Québec. Le Championnat du monde FIS de snowboard a lieu en ce moment, et si la plupart des épreuves se déroule – comme de raison- à la montagne (petite montagne, ici, mais montagne tout de même), certaines descentes ont lieu dans le quartier Saint-Roch, sur une piste avec tremplin bâtie entre un échangeur, au pied d’un supermarché; un truc de fou, quoi.

Snowboard en ville dans Hiver dscn0999-150x112

Petite interrogation lors de l’ouverture et de la présentation des pays en lice (47): va-t-on applaudir plus fort pour la France ou pour le Canada? Bah, applaudissons bien fort pour les deux, d’autant que ça réchauffe!

Pour ceux qui ont froid aux doigts de pied (même bien couverts, on lutte à armes inégales avec la vague de froid polaire qui sévit en ce moment), certains sponsors distribuent chocolat chaud et gaufres gratuits (miam).

Puis vite vite, on retourne sur un promontoire se caler entre deux spectateurs et on ouvre les yeux. Trop forts ces gamins!

Une petite vidéo pour se mettre dans l’ambiance?

 

 

 

À votre santé!

Une épidémie de grippe doublée d’une vague de gastro a fait à nouveau parler des hôpitaux québécois dans la presse (il faut dire que, franchement, aller aux urgences quand tu as une gastro et que tu n’es pas une personne à risque, il faut être fou).

L’occasion d’évoquer un livre publié récemment aux éditions Boréal: « Santé – L’heure des choix », de Claude Castonguay, le « Père de l’Assurance Maladie » (je le mets entre guillemets, c’est devenu son deuxième nom!).

À votre santé! dans Lire sur le Québec castonguay-97x150

Première partie: les constats

Des chiffres qui font froid dans le dos (reste à voir ce que ça donne au cas par cas, j’imagine que, comme partout, les choses sont très différentes d’un endroit à l’autre). Exemples choisis: environ 2 millions de Québécois sur 8 n’ont pas de médecins de famille, bien qu’il y ait plus de médecins par habitant (221 pour 100.000), qu’en Ontario (201) ou au Canada (187); des attentes de 17 heures en moyenne aux urgences (gloups);  des délais d’attente pour les interventions chirurgicales longs comme un jour sans pain (75.000 personnes sur listes d’attente en 2011 dont 19.000 depuis plus de six mois); des reports d’opération à la dernière minute qui sont monnaie courante. Vous en voulez encore?

Alors je continue un peu (« fais moi mal, Johnny Johnny »): faible informatisation des dossiers des patients; forte augmentation de nombre d’incidents et d’erreurs médicales; un rang à faire peur dans les classements de performance des systèmes de santé des pays développés (classement OCDE: 23ème sur 30). J’arrête là?

Deuxième partie: les causes

La place prépondérante donnée à l’hôpital dans le système de santé. Les urgences et soins spécialisés reçoivent ainsi l’essentiel des sommes investies. Les étudiants en médecine sont orientés très tôt vers des spécialités, et la médecine familiale a mauvaise image. Devenus omnipraticiens, les médecins doivent, s’ils ont moins de 20 ans d’ancienneté, consacrer au moins 12 heures par semaine aux activités d’urgence (seule province à avoir opté pour ce système). Du coup, ils prennent goût aux conditions de travail plus attrayantes, et surtout ont moins de temps disponible pour la médecine familiale.

Conséquence logique, la première ligne est très légère. Non seulement il manque de médecins, mais en outre, ils ont toute latitude pour choisir leurs patients et ne s’en privent pas . Du coup, en 2010 un omnipraticien québécois voyait en moyenne 91 patients par semaine, contre 129 en Ontario. Et comme leur salaire a connu un formidable rattrapage sur les autres provinces, ils n’ont pas forcément envie d’en faire plus (ce qui peut se comprendre). Problème: les pharmaciens et infirmières pourraient pallier en partie au manque mais leur rôle est volontairement limité par divers groupes d’intérêt.

Pour les personnes âgées, seulement 20% du budget est consacré au maintien à domicile. Du coup, bien des personnes âgées attendent à l’hôpital une place en maison de retraite (centres de soin longue durée), bloquant des lits et engorgeant malgré eux le système.

Une lourde bureaucratie (4800 fonctionnaires s’occupent de contrôler le système de santé hors cadres au sein des hôpitaux), et une multitude de groupes d’intérêt rendent difficile le changement. Selon l’auteur, le Québec détiendrait le record de l’effort financier par citoyen parmi tous les pays développés (la moitié du budget du gouvernement!)

 

Monsieur Castonguay avance bien des solutions (faire l’inverse, en clair, et mettre le paquet sur la création de réseaux de soins de première ligne et de soins à domicile plus musclés) … mais on ressort avec la triste impression qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.  Touchons du bois, on n’a pas été malade depuis des lustres, espérons que ça dure!

Neiges

Ces 10 derniers jours, les grandes variations de température (-21 un jour, – 4 deux jours plus tard, – 12 le surlendemain) et quelles précipitations nous auront permis de vérifier que oui, oui, il existe bien de multiples formes de neige (nous qui ne connaissions autrefois que les 2 centimètres épisodiques blanchissant la Bretagne, ou encore la neige bien damée et qu’on n’a jamais à pelleter dans les stations de ski des Alpes!).

Collante un jour (et lourde, tellement lourde).

Ou bien presque « sèche » un autre : on voit alors nettement la forme des étoiles quand elle vient s’écraser sur la vitre, c’est beau comme tout. Mais elle est nous le fait bien payer: elle est particulièrement casse-pied à pelleter, celle-là, elle vole comme de la cendre! Si le vent s’en mêle, on parle alors de poudrerie qui dit plutôt bien ce qu’il en ait. La neige au sol vole tellement qu’on dirait qu’il neige pour de vrai. Ces jours-là, le paysage change, le vent modèle la neige en dunes blanches…

Dès que les températures remontent ou que le chasse neige a mis une trop généreuse dose de sel au sol, la neige se transforme en bouillie-bouillasse, la fameuse sloche (probablement en référence au bruit de succion qu’on obtient qu’on a ne peut pas faire autrement que de marcher dedans! Sloche vient de l’anglais, et on le sait, les anglais sont fortiches pour faire entendre le bruit dans le mot qui décrit le phénomène.

En tous cas, les jours de sloche, mieux vaut ne pas être piéton ce jour-là, ça éclabousse les trottoirs même à faible vitesse, et certaines flaques de sloche se révèlent traitres pour les chaussures un peu trop basses.

Mais quelque soit sa forme, je vous jure qu’on l’aime pour de vrai cette neige qui nous fait prendre l’air aussi souvent qu’en plein été: le ski, la marche, les raquettes, le patins, les glissades, le devant de la maison à déneiger; on n’a même pas le temps de faire des bonhommes de neige, c’est vous dire!

Non, nos grands ennemis, par chance ils se font plutôt rares, sont le verglas et le grésil. Le grésil, je l’ai d.couvert ici, c’est une incroyable pluie qui tombe en gouttes glacées (rien à voir avec la grêle, c’est … bizzare. Des gouttes gelées. C’est froid, ça glisse, et il faut des heures (bon, de longues mais vraiment longues minutes), pour dégivrer les pares-brises.

 

Québecadabra

La ville de Québec viserait le titre de Ville de Lumière: ça brille de mille feux aux quatre coins de la ville grâce au programme Québecadabra.

Place d’Youville, les marches du Palais Montcalm changent de couleur avec les pas des passants.

Québecadabra dans Villes dsc_0751-300x200

dsc_0754-300x200 dans Villes

dsc_0762-300x200

dsc_0764-200x300

dsc_0771-200x300

Particulièrement sympa, l’église Notre-Dame-des-Victoires, place Royale, se pare de motifs colorés définis par les détenteurs d’iPad et Ipod, grâce à une petite application. Les décors défilent sur la façade de la plus vieille église de pierre d’Amérique.

dsc_0776-200x300

dsc_0777-200x300

Dans notre Top Lumières, avant de rejoindre le petit Champlain et notre bon vieux traversier, on trouve aussi le labyrinthe « Fil d’Ariane » dans le parc Montmorency; tout simple mais bien pensé …

dsc_0766-300x200

Plein les poumons

Nouvelle tempête de neige cet après-midi (encore 25 à 30 cm annoncés), l’occasion de faire une courte pause dans nos activités hivernales. C’est qu’on profite à fond de nos deux semaines de vacances.

Non pas pour dévaliser les magasins (hier c’était le fameux Boxing Day, journée de méga-soldes d’après Noël attirant les foules); mais bien pour se remplir les poumons d’air pur et s’en mettre plein les mirettes. Et avec un peu d’espoir, faire disparaitre de mes hanches/fesses/ventre le délicieux foie gras apporté de France par un copain!

Que ce soit à la Jacques Cartier, ou dans le plus sauvage parc du Massif du Sud, le tout bien chaussés de raquettes, regardez-moi un peu la magie de ces paysages!

Plein les poumons dans Hiver dsc_0784-300x200

dsc_0900-300x200 dans Tranches de vie

dsc_0909-300x200

dsc_0925-200x300

dsc08164-300x225

dsc08170-300x225

dsc08193-300x225

dsc08200-300x225

dsc08212-225x300

dsc08231-300x225

dsc08233-300x225

 

Noël, encore

Notre fameuse party (prononcez parté) de noël s’avance à grand pas, un moment tellement fort qu’on m’en a parlé lors de mon entretien d’embauche comme l’un des avantages à travailler dans cette entreprise; j’ai trouvé ça un peu fort sur le coup … mais c’est vrai que c’est un évènement grandiose et attendu par tous.

D’ici là, on annoncera demain les résultats d’un concours interne de décoration des bureaux et couloirs, concours sans lots à gagner, pour des décorations faites exclusivement sur du temps personnel et sans budget alloué. Juste pour la beauté du geste, donc, mais tous les départements y vont de leurs guirlandes, l’usine y compris.

Voici une petite sélection des décorations. Sympathique …

Noël, encore dans Tranches de vie 026-168x300

033-168x300 dans Tranches de vie

040-300x169

063-168x300

 

Glissss

Et c’est parti la saison des glissades à deux pas de la maison, sous un ciel bleu azur, lumière magique (et froid supportable, – 8 degrés sans un filet de vent). Non, non on ne s’est pas mangé les sapins une seule fois!

Image de prévisualisation YouTube

Bonne nouvelle: il vient de retomber une bonne vingtaine de cm et la météo nous en annonce encore 25 à 30 demain, les pistes vont être parfaites pour les vacances. Et dans 15 jours, le ski commence dans notre petite station du Mont Lauzon – 5 pistes à 2 minutes à pied  de la maison, ça ne vous fait pas rêver ça? Moi si, j’ai même encore besoin de me pincer de temps à autre.

 

Spa nordique pour commencer la saison

Enfin la neige, la vraie, lourde, qui colle, qui va nous faire oublier la couleur de l’herbe pendant plusieurs mois! Et avec elle, les joies de l’hiver, qui ne rime pas seulement avec déneigement.

La preuve? On a commencé par revigorer les corps en profitant pleinement du spa des copains. D’abord rejoindre le spa en petites foulées en marchant pieds nus dans la neige -oui oui- et en poussant de grands cris perçants -les voisins sont enfermés chez eux, pas de problème. Puis se faire bouillir à feu doux dans l’eau bouillonnante du spa avant de ressortir se rouler dans la neige, histoire de mieux profiter encore du bain suivant!

Coeur et peau sensibles s’abstenir, la peau piquote et frémit, rouge comme un homard ébouillanté, le souffle se coupe tant au contact de la neige que de l’eau chaude. Gare aux serviettes mouillées, elles se figent en glace rapidement, pas trop cool au sortir du bain.

Bah, tout ça ne vaut pas une bonne marche dans la neige, mais les jeunes adooorent!

Spa nordique pour commencer la saison dans Hiver dsc08120-300x225

dsc08123-300x225 dans Hiver

Noël – Presque!

Noël - Presque! dans Tranches de vie dscn0535-150x112Nouveau moment fort de socialisation inter-collègues ce week-end, avec un « dépouillement de l’arbre de Noël » organisé par l’entreprise dans l’un des hauts lieux de l’amusement pour enfants sur Québec: Récréofun.

Le principe est simple: chaque parent achète un cadeau entre 10 et 20 dollars, facture à l’appui (non pour se faire rembourser mais pour permettre de vérifier que l’équité entre les enfants sera respectée). L’entreprise paie les frais d’entrée, et le petit buffet-collations sucrées.

Si le câlin sur les genoux du Père Noël était un moment dur à passer pour mes deux grandes (elles n’aimaient déjà pas ça à 2 ans alors …), les trampolines, toboggans et batailles de boules de mousse les ont bien occupées.

Et voilà comment on se retrouve dans la joie et la bonne humeur à parler avec ses collègues (et leurs conjoints, ouf un peu de sang neuf) un dimanche matin!

dscn05101-225x300 dans Tranches de vie

dscn0513-300x225

dscn0514-300x225

Une autre réalité

À me lire, on peut penser que l’intégration des immigrants au Canada, au Québec plus précisément, est chose facile.

Elle l’a été pour nous, pas le moindre doute là-dessus. Ce que j’exprime au fil des jours est 100% le reflet de notre ressenti.

Or voilà qu’à deux jours d’intervalle, je tombe sur des articles qui rappelle que la réalité est parfois bien différente. Pour les immigrants venus d’ailleurs, tout d’abord, pourtant sélectionnés tout pareil sur la base de leur diplôme, de leur registre judiciaire impeccable, de leur apparente volonté d’intégration et de leurs ressources financières. Je vous invite à cet égard à lire cet article paru dans le journal Le Devoir  : il décrit parfaitement une autre réalité, génératrice à terme de frustration bien compréhensible. J’ai encore le souvenir de ce médecin mexicain qui acceptait des missions temporaires pour trier les déchets lorsque je travaillais dans une agence de recrutement, faute de trouver un poste dans la santé (même comme infirmier les recruteurs potentiels n’en voulaient, et pourtant quel gars bien!). Et de cet ingénieur en construction venu d’Algérie, désireux d’offrir les meilleures conditions de vie pour ses filles et sa femme, et qui n’avait trouvé qu’un poste à temps partiel dans un centre d’appel …

Autre article à partager avec vous, cette fois sur la difficulté rencontrée par certains Français à s’adapter durablement. Parce que le Québec n’est pas la France (tant mieux, on voulait s’imprégner d’une autre culture). Et parce que l’éloignement physique nous révèle parfois à nous même la puissance de nos racines.,

Du haut de nos deux ans et demi d’immigration, difficile de dire si le désir de France nous reprendra un jour. Pour l’heure, on goûte encore notre plaisir.

 

 

 

 

 

 

12345...23



famillegiroudon |
Benoit |
laventureencamion |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Au détour des chemins
| "Ginger Bear" a OZé
| Panik a baffin