Archive pour la Catégorie 'Nature'

Action de Grâce

Puisque l’Action de Grâce, qui nous offre un jour de repos supplémentaire chaque automne, est destinée -notamment- à célébrer tout ce qu’il y a de beau autour de nous, on a pris ça au pied de la lettre. Et on s’est offert une journée de randonnée au coeur d’un petit bijou de nature: le parc des Appalaches.

Partis tôt le matin, il ne faisait pas bien chaud au départ, mais le bleu de ciel et cette incroyable lumière de cette région du globe compensait largement, les tuques d’hiver vissées sur la tête.

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Wow, s’en mettre plein les poumons et les mollets, dans l’écran flamboyant des érables, s’avaler un sandwich bien mérité dans un refuge dominant la vallée, le tout sans rencontrer âme qui vive pendant des heures, ça vaut son pesant de cacahuètes. Après tout, c’est aussi l’une des raisons qui a poussé notre barque jusqu’ici!

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Géré par une association sans but lucratif, c’est un parc méconnu, un peu trop loin des circuits touristiques et de Québec (1h45 à 2 heures) pour attirer les foules qui lui préfère la Jacques Cartier. Tourbières, lacs, sommets, parois de roche, passerelles de bois, il offre pourtant une belle variété de paysages, et 120 km de sentiers de toutes difficulté (sachant qu’ici, même les sentiers estampillés « difficiles » sont à la portée de bien du monde).

Pour ceux qui ont des chiens, c’est un espace de jeu sans pareil puisqu’ils ont acceptés sans conditions (en hiver, on peut même loué des espèces de petits traineaux une place monté sur trottinette pour se faire tirer dans la poudreuse pendant qu’il se donne à fond).  Je vous l’ai bien vendu? Dire que je ne gagne pas un peseta là-dessus …

Au fait, arrêtez-vous au Café du Randonneur, avant de vous lancer, non pas pour payer votre tribut (il est gratuit!), mais ils sont tellement sympas que ça rajoute au plaisir!

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Le zoo de Saint-Félicien

Habituellement, les zoos (prononcez zou, pour qu’on ne vous regarde pas avec des yeux ronds), les zoos, donc, ce n’est pas mon fort. Des animaux enfermées dans des cages minuscules, qui font deux pas en avant deux pas en arrière, bof.

Sauf que le zoo de Saint-Félicien, visité il y a 4 ans lors d’un voyage touristique, nous avait laissé à tous, parents comme enfants, un souvenir impérissable. Avec un week-end de trois jours ensoleillés pour avaler les 300 km qui nous  séparent de cette localité situé à l’extrémité ouest du Lac Saint-Jean, l’occasion était trop belle.

Le zoo de Saint-Félicien  dans Nature google-map-194x300  Et force fut de constater que nos souvenirs n’avaient pas déformé la réalité: ce zoo est vraiment à la hauteur de sa mission.

Déjà, bonne idée; plutôt que de présenter des animaux d’un peu partout, il s’est spécialisé dans les animaux des contrées boréales  (je vous aide, il s’agit des terres où la température moyenne du mois le plus froid est inférieure à -3 degrés Celsius. En clair la partie nord du globe, donc le Canada, où le sol gèle plus de trois mois par année).

Les cages ne ressemblent en rien à des cages: ici, à part pour les très grandes volières, on ne trouve pas un seul grillage, mais plutôt de discrètes clôtures électriques camouflées par de la végétation ou un petit muret. Les enclos sont immenses, au risque parfois de ne pas toujours bien apercevoir les hôtes (les espaces de nourriture et de dodo étant tout de même placés pour nous donner un petit coup de pouce et nous aider à les voir).

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Ici, un aperçu de l'enclos des tigres ...

Les animaux sont magnifiques. Et pour encore mieux les apprécier dans leur milieu -presque-naturel-, un petit train parcourt pendant une heure des terres « sauvages » qui permettent de les voir manger, dormir, déambuler, vivre quoi (en clair, c’est l’homme qui se retrouve en cage). Un vrai bonheur, on se croirait en safari photo!

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On aperçoit le petit train au loin ...

Les photos parlant souvent d’elles-mêmes, voici une toute petite sélection de ce qu’on a pu voir.

Si le zoo de Saint-Félicien n’a pas encore eu l’honneur de votre visite, foncez! On a apprit qu’il restait ouvert l’hiver, ça pourrait être sympa de le revoir dans son manteau de neige, tiens … Dans pas si longtemps, au regard des oies sauvages qui passaient en permanence au dessus de nos têtes pour rejoindre des régions plus clémentes. Avec me semble-t-il plusieurs semaines d’avance.

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Une loutre

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Un pécan

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Un ours polaire, emblème du zoo

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L'ours polaire, toujours, on ne s'en lasse pas

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Les tigres

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Trois jours de congés pour cause de fête nationale, une occasion à ne pas rater pour changer d’air. Bon, on n’est pas parti bien loin (3 heures de route depuis Lévis), même si on avait par moment l’impression d’être au bout du monde.

Si je vous dis « Là où la mer commence », ce beau petit roman de Dominique Demers, ça vous donne éclaire sur le lieu?

Pour ceux qui donne leur langue au chat, et en guise de confirmation pour les autres c’est dans le Parc du Bic qu’on a planté la guitoune. Temps mitigé le premier jour, mais pas de pluie, juste un paysage irlandais avec brume sur des plages rocailleuses.

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Puis le temps s’est levé, une bonne surprise absolument imprévue par la météo. Regardez-moi ce paysage! (la veille, on ne voyait rien, tout était dans le brouillard …).

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Sans compter la faune et la flore! Notez qu’à cette époque de l’année, il est un peu tôt pour voir les phoques, qui pour bon nombre d’entre eux ne viendront se dorer au soleil dans les parages que vers au mieux la mi-juillet (spectacle à ne pas manquer, ça vaut son pesant d’or). Mais on a croisé à plusieurs reprises des cerfs de Virginie, des renards, lapins, oiseaux de toutes sortes (grrr, certains se mettent à chanter dès 3h00 du matin, pas toujours les plus mélodieux de surcroit.

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Le parc est couvert de rosiers sauvages, roses, blancs, d’iris, c’est tellement beau.

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Et comme le camping, comme tout camping nord-américain qui se respecte, fait la part belle à la vie privée (pas de promiscuité et d’ambiance façon Camping 2), on était au paradis.

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Camping Rioux (affichant complet!) - Parc du Bic

Oiseau mouche

Petit miracle vendredi matin, alors qu’on s’apprêtait à partir au travail: un colibri butinait les fleurs de nos jardinières!

J’ai d’abord cru à un énorme bourdon, ou à un papillon de nuit qui serait en retard sur son horaire de travail. Quand je me suis rendu compte que c’était un oiseau, mais tout petit, tout mimi, je suis restée bouche bée à le regarder. Pas le goût d’aller chercher l’appareil photo et de ne rater ne serait-ce que quelques secondes de cet oiseau-mouche incroyable (j’ai bien fait, il n’est pas resté longtemps).

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Auteur: Lucie Dumalo - Source: granquebec.com

 

J’ai cru un instant qu’il s’était échappé d’une volière quelconque, persuadée qu’on en trouvait uniquement dans des contrées exotiques; mais non, le Québec abrite bel et bien un colibri durant la belle saison. Un mini-oiseau (6 à 10 cm), avec un très long bec effilé, un beau plumage, des ailes qui bougent tellement vite qu’on ne voit que du flou à la place où on est sensé les voir, même lorsqu’il fait du sur-place. Et une vitesse de vol quand il a quitté – trop-tôt- les belles fleurs rouges de ma jardinière qui m’a littéralement scotchée : je n’avais jamais vu une telle vitesse de vol!

Je vous invite à consulter le site http://www.coq.qc.ca qui résume bien ce que j’ai pu glaner comme information sur ce colibri à gorge rubis qui m’a fait la grâce de s’alimenter sous mon nez (je suis devenue une véritable fan). Depuis, j’ai l’œil aux aguets et je pense investir sous peu dans une mangeoire adaptée à sa morphologie!

 

Espaces

Youp la boum, premier pique-nique 2012, au cœur du Massif du Sud. Désert, pas une âme qui vive sur nos 13 km de sentier. Et pas encore de moustiques, mouches noires et maringouins de malheur. Température idéale, grand ciel bleu, impeccable.

Pour l’occasion, on avait opté pour le sentier de la crête des Grives, et sa promesse de paysages époustouflants au somment. À l’ombre, des plaques de neige éparses subsistaient encore, et bien des portions avaient des airs de petit ruisseau. Mais le bonheur de se remplir les poumons et déverrouiller les chevilles était total.

Les filles ne sont pas encore « tannées » de nos marches après la pause hivernale (les marches étant alors bien plus courtes, neige et froid obligent). C’est par ailleurs l’occasion d’échanges intimistes qui permettent de faire défiler les kilomètres sans (trop) s’en apercevoir. Les crottins des chevreuils sont partout (mais alors partout, tous les deux mètres !), nous laissant espérer une rencontre qui n’aura pas lieu. Le parc du Massif du Sud n’étant pas encore officiellement ouvert, le nettoyage de printemps des chemins n’a pas encore été réalisé. Les arbres en travers rajoutent au côté « seuls au monde ». On se souvient avec le sourire que lors de nos randonnées bretonnes (bien belles au demeurant) on devait souvent en passer par des routes asphaltées, ou des zones pavillonnaires. Ici, le mythe des grands espaces prend toute sa réalité.

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Au sommet, des arbres et des arbres, encore gris de n’avoir encore que des bourgeons timides.

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Chasse aux oeufs

Les cloches de Pâques ne venant pas jusqu’au dessus du Canada déposer les œufs en chocolat, ce sont des lapins de Pâques qui assurent le boulot ici. Et compte tenu de la température ambiante (4 à 5° le matin) et de l’absence quasi totale de feuillage sur la végétation, voire de la présence de bans de neige subsistant encore dans les coins ombragés du jardin, c’est dans la maison que s’est organisée cette année la traditionnelle chasse aux œufs.

Pourtant, on se souviendra peu des œufs de Pâques 2012 cachés derrière le dictionnaire ou entre deux coussins. C’est au bon vieux Saint-Laurent que nous penserons plus tard, et notamment à la chasse-miraculeuse (au côté tout à fait gratuit, pas de dollars ou de lingots d’or, hélas) qui nous a occupé deux bonnes heures !

On s’était à nouveau retrouvé sur notre berge favorite, histoire de prendre l’air dans la cacophonie ambiante du moment, sous un soleil timide, quand notre œil a été attiré par des cailloux atypiques; en fait, une balle, deux balles, des dizaines de balles de golf jonchant le sol.

Comme chacun sait qu’une balade en bord de mer  fleuve passe bien plus vite quand on ramasse des cochonneries trésors,  on s’est mis à les ramasser (pratique d’avoir toujours un vieux sac plastique dans le fond de la poche).

Et nous voilà tous à patauger à qui mieux mieux dans la vase et les flaques d’eau pour collecter un maximum de balles. L’exercice a d’ailleurs révélé de solides instincts de chasseur chez la plus jeune, l’œil aux aguets en permanence et une motivation sans borne pour récolter les dites balles (faites-moi penser à lui faire chercher des champignons quand ce sera la saison !).

Alors, à votre avis, combien de balles avons-nous ramassé à 4 en deux heures?

Allez, lancez-vous, soyez game comme disent les filles !

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385. Trois cent quatre vingt cinq !!!

Reste à savoir pourquoi il y avait toutes ses balles (et d’autres encore) à cet endroit et dans cette concentration, alors qu’on s’est déjà promené des dizaines de fois à cet endroit sans en remarquer une seule (il est vrai que rarement la marée avait tant découvert les berges).

Reste aussi à savoir ce que nous allons pouvoir faire de ces maudites balles, à présent que les filles les ont lavées à grandes eaux, éprouvant un plaisir au moins aussi grand qu’à les collecter.

Si vous avez des idées, on est intéressé!

À tire d’aile

Elles sont partout.: les oies blanches comblent à nouveau mes sens. Elles forment tantôt un escadron à la rigueur toute militaire dont les cris d’encouragement raisonnent dans le ciel, tantôt des nuages vivants au dessus des rives du Saint-Laurent. Ça bouge, ça crie, ça se pose et ça se renvole sans cesse, elles me font penser à une fourmilière qu’on vient de déranger.

Difficile de croire qu’elles ont des milliers de kilomètres dans les ailes …

 

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Banquise

Quand l’après-midi est trop avancée pour entreprendre une longue balade, quand la semaine de travail vous a maintenu enfermés entre quatre murs et que le corps réclame sa dose de grand air, notre truc à nous, c’est le Saint-Laurent.

Certes, les rives sont rarement accessibles; comme il n’existe pas de loi du littoral ici, tout est privé. Mais il existe toute de même quelques percées à marquer comme favoris dans votre GPS. L’un de nos endroits préférés (bon, je vous le dis, mais ne venez pas par bus entiers, hein !) est sauvage sans être trop loin de tout, avec un petit air de plage adorable (si, c’est vrai, on a les mouettes, le bois flotté, quelques rares coquillages et des morceaux de verre polis, et même des petits marées, c’est pas beau, ça ?). On y accède à partir de l’aire de pique-nique de la rivière Boyer, à Saint-Vallier.

Habituellement, donc, ça ressemble à une plage. Mais depuis quelques semaines, un nouveau décor s’est mis en place. On est passé à l’esprit pôle nord ! Le fleuve s’étant couvert de glace, les marées ne cessent de casser cette couche de glace et d’en repousser les morceaux sur les berges, lesquels se conglomèrent. Et se re-brisent et se re-conglomèrent. Pas une âme qui vive, pas même un oiseau, c’est le royaume de glace.

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Chaque mètre parcouru sur cette banquise vous donne l’impression d’être Jean-Louis Etienne en personne. Il faut assurer son pas, tester la glace avant d’y faire peser tout son poids, faire gaffe aux crevasses (bons, pour l’heure, vous ne vous enfoncerez que jusqu’au genou, au pire mi-cuisse, mais quand même, ça donne des suées !). Les filles, elles, se lancent tantôt  dans la construction de murailles de glace, tantôt dans une tentative de pêche blanche (elles en sont presqu’à espérer voir se pointer le museau d’un phoque, pris dans le jeu).

Ah ce que j’aime l’hiver, ici ! Quand je pense à tous ceux qui ne rêvent que de Floride, ils sont fous !

Carte postale

En ce long week-end de l’Action de Grâce, l’été est revenu d’un seul coup. Vous savez, cette saison qui n’existe que dans le nord de l’Amérique, là-bas on l’appelle l’été indien (et oui,  il y a des chansons qu’on n’a jamais vraiment écouté et qui pourtant se sont infiltré dans le fond des neurones ! Tu prononces « l’été indien », tu gagnes Joe Dassin !).

Donc : un ciel bleu azur, un soleil chaud qui fait vibrer la peau, et des températures estivales, 23°. Un temps idéal pour aller reconnaitre le sentier « la Croisée »qui se niche tout au fond du parc de la Jacques Cartier, à 33 km après l’entrée du parc. 33 km à 30 à l’heure, dans un décor féérique.
Au kilomètre 26, notre chemin croise celui d’une mère orignal et son petit. Enfin une vraie rencontre ! Ils broutent sans un regard pour nous, traversent la route, re-broutent; ça dure longtemps et on ne se lasse pas de les regarder. ils ont une façon méthodique de déplumer les branches des arbrisseaux, je te dis pas. Ils attrapent le bas de la branche, et hop ils remontent jusqu’en haut en gobant toute les feuilles !

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La balade (13 km, peu de dénivelé, et peu  de randonneurs) se révèle un vrai plaisir automnal. Le sentier longe la rivière dans un décor de carte postale (encore). On est en plein cliché et c’est bon.

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Deux fois encore, notre chemin croisera des orignaux, l’un au bord de la rivière, un autre carrément au milieu de l’eau. Quand je vous dis qu’on a marché en plein carte postale !
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Ah, avant que j’oublie : la veille, toujours à la Jacques Cartier, près d’un autre sentier (on fait les fainéants, pourquoi faire des heures de voiture quand ce beau parc vous tend les bras à -relative- proximité !), les filles ont cru un instant voir un singe dans les arbres !

Point de singe, bien sûr, mais un beau petit porc-épic perché en haut d’un jeune arbre, dépiautant avec soin les feuilles des branches !

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Il pleuvait samedi quand nous sommes allés encrasser un peu nos chaussures de randonnée au Parc de la Jacques Cartier qu’on commence à bien connaître. Vu le temps, on ne s’était pas embarrassés d’appareils photos, on avait juste un petit appareil qui traine toujours au fond du sac au cas où. Et nos coupes-vent imperméables avec la capuche sur les yeux … vous

Et bien c’est précisément ce jour-là qu’une femelle orignal a choisi de brouter près de la route ! On s’en est mis plein les yeux, mais pour les photos pleine page super qualité, c’était raté ! D’autant que les batteries ont choisi elles aussi cet instant pour lâcher …

Bon, on n’a pas boudé notre plaisir, ils ont beau pulluler dans ces parcs qu’on arpente depuis des mois, on n’en avait pas encore vu un, les derniers entraperçus remontaient à notre périple en Gaspésie il y a 4 ans. Une éternité.

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