Archive pour la Catégorie 'Lire sur le Québec'

Uashat

Parfois, on ouvre un livre au hasard, sans conviction, et la magie opère sans qu’on s’y soit préparé.

Et c’est comme ça que je me retrouve à devoir quitter avec tristesse le récit au jour le jour d’un jeune étudiant en sociologie arrivé un beau matin de 1954 dans une réserve Innue de Sept-Iles, loin de son Lévis natal, et qui finira marqué à jamais par ce qu’il y vivra. Je m’aperçois que, moi aussi, je ne sors pas indemme de son récit.

Uashat dans Lire sur le Québec couv-1658

Uashat - G. Bouvard (Éditions Boréal)

Uashat, de Gérard Bouchard, paru aux éditions Boréal, est basé sur le journal intime d’un jeune étudiant, donc, petit gars pauvre, émotif et souffreteux, envoyé en stage sur la réserve indienne d’Uashat. Venu étudier ces Sauvages qu’il ne connait pas et dresser autant que faire se peut leur arbre généalogique, il nous fait découvrir au fil des semaines la difficile réalité d’une réserve: les conditions de vie insalubres; les adultes qui vivent difficilement le passage d’une vie de chasseurs nomades dangereuse mais libre à une vie de salariés de deuxième classe; les jeunes, plus paumés encore. Les Québécois, rêvant de voir enfin décoller l’industrie locale, vivent mal de devoir vivre avec cette réserve porteuse de troubles.

Rien n’est tout blanc ou tout noir, et les méchants et les gentils sont des deux bords, même si le désarroi des Innus devient le nôtre plus que celui des « p’tits blancs ». Tout comme les interrogations du jeune étudiant et son trouble devant ce choc des cultures. Misère des uns et des autres, rôle du clergé, place des femmes, tout y passe.

Et si Florent l’étudiant revenait faire son stage aujourd’hui, serait-ce plus glorieux?

 

À votre santé!

Une épidémie de grippe doublée d’une vague de gastro a fait à nouveau parler des hôpitaux québécois dans la presse (il faut dire que, franchement, aller aux urgences quand tu as une gastro et que tu n’es pas une personne à risque, il faut être fou).

L’occasion d’évoquer un livre publié récemment aux éditions Boréal: « Santé – L’heure des choix », de Claude Castonguay, le « Père de l’Assurance Maladie » (je le mets entre guillemets, c’est devenu son deuxième nom!).

À votre santé! dans Lire sur le Québec castonguay-97x150

Première partie: les constats

Des chiffres qui font froid dans le dos (reste à voir ce que ça donne au cas par cas, j’imagine que, comme partout, les choses sont très différentes d’un endroit à l’autre). Exemples choisis: environ 2 millions de Québécois sur 8 n’ont pas de médecins de famille, bien qu’il y ait plus de médecins par habitant (221 pour 100.000), qu’en Ontario (201) ou au Canada (187); des attentes de 17 heures en moyenne aux urgences (gloups);  des délais d’attente pour les interventions chirurgicales longs comme un jour sans pain (75.000 personnes sur listes d’attente en 2011 dont 19.000 depuis plus de six mois); des reports d’opération à la dernière minute qui sont monnaie courante. Vous en voulez encore?

Alors je continue un peu (« fais moi mal, Johnny Johnny »): faible informatisation des dossiers des patients; forte augmentation de nombre d’incidents et d’erreurs médicales; un rang à faire peur dans les classements de performance des systèmes de santé des pays développés (classement OCDE: 23ème sur 30). J’arrête là?

Deuxième partie: les causes

La place prépondérante donnée à l’hôpital dans le système de santé. Les urgences et soins spécialisés reçoivent ainsi l’essentiel des sommes investies. Les étudiants en médecine sont orientés très tôt vers des spécialités, et la médecine familiale a mauvaise image. Devenus omnipraticiens, les médecins doivent, s’ils ont moins de 20 ans d’ancienneté, consacrer au moins 12 heures par semaine aux activités d’urgence (seule province à avoir opté pour ce système). Du coup, ils prennent goût aux conditions de travail plus attrayantes, et surtout ont moins de temps disponible pour la médecine familiale.

Conséquence logique, la première ligne est très légère. Non seulement il manque de médecins, mais en outre, ils ont toute latitude pour choisir leurs patients et ne s’en privent pas . Du coup, en 2010 un omnipraticien québécois voyait en moyenne 91 patients par semaine, contre 129 en Ontario. Et comme leur salaire a connu un formidable rattrapage sur les autres provinces, ils n’ont pas forcément envie d’en faire plus (ce qui peut se comprendre). Problème: les pharmaciens et infirmières pourraient pallier en partie au manque mais leur rôle est volontairement limité par divers groupes d’intérêt.

Pour les personnes âgées, seulement 20% du budget est consacré au maintien à domicile. Du coup, bien des personnes âgées attendent à l’hôpital une place en maison de retraite (centres de soin longue durée), bloquant des lits et engorgeant malgré eux le système.

Une lourde bureaucratie (4800 fonctionnaires s’occupent de contrôler le système de santé hors cadres au sein des hôpitaux), et une multitude de groupes d’intérêt rendent difficile le changement. Selon l’auteur, le Québec détiendrait le record de l’effort financier par citoyen parmi tous les pays développés (la moitié du budget du gouvernement!)

 

Monsieur Castonguay avance bien des solutions (faire l’inverse, en clair, et mettre le paquet sur la création de réseaux de soins de première ligne et de soins à domicile plus musclés) … mais on ressort avec la triste impression qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.  Touchons du bois, on n’a pas été malade depuis des lustres, espérons que ça dure!

Québec libre

Avec l’arrivée au pouvoir du Parti Québécois, des journaux étrangers, français entre autres, ont un peu rapidement annoncé l’arrivée d’une équipe indépendantiste. Pourtant, il y a loin de la coupe aux lèvres. Et rien à voir non plus avec les partis indépendantistes corses, basques ou catalans, pour ne citer qu’eux, dont les actions musclées et souvent sanglantes hantent pas mal de mémoires.

Québec libre dans Lire sur le Québec 3-polese-lp-624f6-103x150

Mario Polèse - Éditions Voix Parallèles

Un livre lu récemment me parait résumer assez bien la situation, du moins telle que je la perçois: « Serions-nous plus libres au lendemain d’un oui » de Mario Polèse, Éditions Les Voix Parallèles.

Oui, l’idée d’un Québec souverain fait partie de l’imaginaire québécois, et la volonté de tout mettre en œuvre pour que vive la langue française est toujours bien vivante chez une grande majorité de Québécois. Mais les sondages réguliers sur la question de la souveraineté du Québec (un indice parmi d’autres que le thème reste bien présent, sinon d’actualité) montrent qu’environ deux tiers des Québécois considèrent que le fédéralisme comporte désormais plus d’avantages que de désavantages et ils sont encore plus nombreux à penser que le débat sur la souveraineté est dépassé.

En fait, selon Mario Polèse, ex-souverainiste, le problème tient au fait que les objectifs initiaux de l’indépendance du Québec, on ne peut plus légitimes dans les années 60 et auparavant, ont été atteints dans le cadre fédéral actuel: les canadiens francophones ne sont plus une minorités à la solde des anglophones, et le sentiment d’infériorité a disparu. La langue française ne se porte pas si mal, et rien n’indique qu’elle serait plus vivace dans un Québec libre. En effet, les francophones vivant hors du Québec serait alors totalement abandonnés à leur sort, les anglophones ne choisiraient plus aussi massivement le français comme seconde langue et les hauts fonctionnaires seraient tout à fait débarrassés de l’obligation de maitriser les deux langues.

Outre ce qu’apportera réellement la souveraineté, l’auteur aborde également largement ce qui lui semble manquer dans les débats: la forme que prendra concrètement cette indépendance, à l’heure où, le oui l’ayant emporté, il faudrait négocier toutes les ententes avec le Canada. Car qui dit circulation des personnes et des biens dit superstructure à l’Européenne, donc lourde. Sans parler du partage de la dette, des nombreuses négos sectorielles, du devenir des fonctionnaires fédéraux issus du Québec, etc, et de toutes ces obligations qui seront à respecter pour maintenir les libertés actuelles des Québécois. Les autochtones devenant alors libres et demander à leur tour leur indépendance, le Québec serait progressivement amputé de larges parts de son territoire.

Bref, on serait en matière de souveraineté dans le royaume des mots magiques, liberté, indépendance. Alors que s’investir pleinement dans le fédéralisme et dans les débats canadiens apporteraient bien plus à la cause québécoise et au développement économique et social des Québécois.

Alors: Québec libre ou pas?

Autochtonie

Si un sujet divise clairement Québécois pure laine et nouveaux arrivants, c’est bien celui des autochtones /indiens / premières nations, peu importe la terminologie qu’on adopte.

Les nouveaux arrivants, dont la connaissance des autochtones s’est forgée presque exclusivement à travers les films américains et quelques romans, ont une vision idéalisée du bon sauvage vivant en harmonie avec la nature avant que la cupidité et la cruauté de l’homme blanc ne déferle sur son paradis (Ah, Danse avec les Loups …). Dès lors, bien que côtoyant peu, voir pas du tout les autochtones (1/parce que bon nombre vivent loin des villes où le nouvel arrivant s’est, lui, majoritairement installé; 2/ parce qu’ils vivent au maximum en vase clos, persuadés que le monde entier est contre eux et cherchent à leur faire perdre leur identité), il se sent naturellement prêt à tout pour défendre les intérêts autochtones dans une conversation sur le sujet.

Les Québécois, qui méconnaissent presque autant l’histoire autochtone factuelle, estiment avoir été tout aussi opprimés. Ayant, eux, dépassé le ressentiment (quoique) et s’être donné beaucoup de mal pour s’intégrer dans la nouvelle donne, ils haïssent le côté pleurnichard et revendicatif des autochtones, et les droits qui leur sont accordés; d’autres estiment être les vainqueurs, et n’avoir à ce titre pas de compte à rendre indéfiniment aux indiens, qu’ils étaient là avant ou pas. Dans les deux cas de figure, ils voient globalement les autochtones comme des paresseux vivant de l’aide sociale, au comportement détestable: alcooliques, violents avec les femmes, etc. Et mal venus pour venir s’interposer dans leurs projets de développement économique.

Un sujet chaud, donc, que vient éclairer de manière magistrale ce livre tout récemment sorti: les autochtones ne sont pas des pandas, de Réjean Morissete, aux Éditions Hutubise, collection Cahiers du Québec.

Autochtonie dans Lire sur le Québec AUTOCHTONES-189x300

Les autochtones ne sont pas des pandas

Où l’on apprend que le Québec, à la différence de la Colombie Britannique ou des États-Unis, ne comprenait aucune communauté autochtone avant l’arrivée des Européens. Trop froid, trop rude, rendu dangereux par les attaques fréquentes des Mohawks, le Québec n’était parcouru que de manière transitoire et parcellaire (autour des embouchures de rivières) par des familles nomades. Lesquelles figuraient parmi les peuples les plus démunis de la planète, avec une espérance de vie de 40 ans (pour le paradis terrestre, on repassera, donc).

L’arrivée des Européens au Québec n’a ainsi pas provoqué l’évincement brutal des autochtones comme ce fut le cas aux É-U : d’un côté pas ou peu d’autochtones, de l’autre pas d’agriculture intensive nécessitant une extension rapide des terres cultivables. C’est le commerce de la fourrure, et l’opportunité d’améliorer leur sort qui va attirer les autochtones au Québec et les fixer sur le territoire canadien français. Puis le fait d’être chassé des plaines de l’ouest des E-U puis des Cantons de l’Est par les loyalistes (et même, pour les Hurons, c’est une porte de sortie que leur offre la colonie française après qu’ils aient été quasi-exterminés par les Mohawks).

Bref, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a eu trois peuples fondateurs, le tout sur une période de 500 ans, avec un vainqueur et deux vaincus exclus tout deux de la gouvernance pendant de longues décennies.

Je vous laisse lire ce livre pour comprendre comment, dans les années 50, les francophones se sont soudains bougés le derrière et insérés dans l’économie moderne et le processus démocratique, alors que les autochtones, toujours isolés socialement et économiquement, se sont lancés dans une stratégie de confrontation et de revendication juridique en s’inventant un passé glorieux.

Je vous laisse encore faire le point sur les politiques autochtones passées (entièrement gérés par le fédéral sans que les Québécois ne s’en soucient un seul instant) et actuelles (tension extrême, relations totalement détériorées, méfiance généralisée – génial), sur les tensions inter-nations autochtones (trois gagnantes qui accaparent 80% des ressources), sur le ressentiment général des uns vis à vis des autres.

Et -ouf, oui!- sur les possibles sorties de crise.

Il existe des livres qu’on n’oublie jamais: en voici un.

 

Régis

Le paysage québécois compte depuis quelques années une nouvelle espèce riche en couleur, apparue après la fusion des villes-centres avec leur banlieue: Québec, Lévis, Trois-Rivières, etc. Le porte-drapeau a pour territoire la ville de Québec.

Les maires et mairesses de ces villes aux contours élargis ont des allures de chefs d’entreprise, des caractères bien trempés, beaucoup de dynamisme … et des égos surdimensionnés. Ils gouvernent leur ville à coups de projets, de grands évènements, l’œil rivé sur les retombées économiques et fiscales. Soucieux de leur popularité, ils cherchent (et parviennent plutôt bien) à recréer un lien de confiance entre ces fonctions de maires et les citoyens.

Leur aura personnelle est telle que peu de conseillers municipaux s’expriment contre les propositions du chef. Adeptes de la démocratie participative, ils sont aussi terriblement populistes, tirant facilement à boulets rouges sur les corporatismes, les journalistes, les mous, les fonctionnaires …

Bref, ils sont incontournables dans la vie locale. Le premier d’entre eux, Régis Labeaume, le maire de Québec (inscrit cette année par certains de ces administrés dans la compétition World Mayors qui élira en octobre prochain les 25 meilleurs maires au monde) est tout de même porté par un taux de satisfaction de la population québécois à son égard constamment supérieure à 82% depuis son élection en 2007!

Je vous conseille de lire son portait plein d’humour dans Le Petit Labeaume Illustré, aux Éditions La presse. Aussi bien pour ceux qui l’aiment que ceux qui ne l’aiment pas (si si, il y en a). Même ceux d’entre vous qui n’en ont jamais entendu parler peuvent y trouver leur compte: ce monsieur, superstar locale, est à la fois fascinant et terriblement horripilant.

Régis dans Lire sur le Québec LABEAUME-100x150

Le Petit Labeaume Illustré - Éditions La Presse

Cordes sensibles

Faisant preuve d’un courage incroyable pour écrire (les vacances approchent, vous n’allez plus entendre parler de moi pendant deux trop courtes semaines, je prends un peu d’avance!), je continue sur ma lancée. Et je reste même dans le même thème (le décryptage de la société québécoise) pour évoquer Les nouvelles cordes sensibles des Québécois, de Jacques Bouchard (paru en 2006, mais il me semble toujours coller avec les réalités 2012 ).

Jacques Bouchard considère que les qualités et défauts des Québécois naissent de 6 « racines vitales »: leur souche terrienne, le fait d’être une minorité, leur appartenance au continent nord-américain, leurs souches catholiques, leur origine française et leur ascendance latine.

Et il les égrène, ces 36 qualités et défauts recensés à partir de leurs habitudes de consommation, en analysant 25 ans après la publication du même bouquin comment les choses ont évolué. Pour ma part, j’ai adoré,  c’est plein de petits clins d’oeil sur ce qu’on vit au jour le jour, sur les petits (et grands) travers d’un peuple mercantile (le culte de l’argent règne), aimant le paraitre, facilement jalouse (racine française peut-être?), à l’esprit moutonnier, mais aussi sur les qualité de ce peuple tolérant, simple, doué pour le plaisir et la fête, valorisant la créativité, jugeant a posteriori et non a priori, …

Jacques Bouchard, mort peu après la parution de ce livre en 2006, était un publicitaire très connu ici. Ces gens-là savent y faire pour écrire des livres plaisants. Et finalement, comme il aborde les qualités comme les défauts des gens d’ici, tout le monde y trouvera son compte: ceux qui aiment les Québécois et ceux qui ne s’y font pas!

Si vous ne l’avez pas déjà lu, c’est peut-être le moment de l’inscrire sur votre liste!

Cordes sensibles dans Lire sur le Québec Les-nouvelles-cordes-sensibles-des-Qu%C3%A9b%C3%A9cois-100x150

Les nouvelles cordes sensibles des Québécois - Éditions les Intouchables

 

 

 

 

 

 

 

 

P.S.: on cherchant une photo du livre, je suis tombé sur ce site: www.hrimag.com/Connaissez-vous-bien-les-Quebecois, un site sur la restauration et l’hôtellerie, qui applique ces fameuses « cordes sensibles des Québécois » à la restauration, c’est super … et tellement complet que vous n’aurez même plus envie de le lire, ce livre!

Irréductibles Québécois

Allez, puisque j’ai commencé à vous parler d’un livre que j’avais aimé sur le Québec, je me lance et vous en livre quelques autres dans la foulée (les vacances arrivent, c’est le temps de mettre quelques bouquins dans le sac de voyage!).

En voici un second, donc. Un livre à lire quand on projette de venir passer un court ou long séjour au Québec; ou simplement qu’on s’intéresse à ce coin du monde. Attention, je ne garantie pas qu’il conserve son attrait quand on y vit depuis quelques temps (quoique, pour comparer nos analyses), mais ça se lit tellement facilement …

Il s’agit d’Irréductibles Québécois, de Valérie Lion (paru en 2005, pas trop de rides cependant). Cette journaliste française tente de faire comprendre ce qu’est le Québec derrière les clichés (Céline & René, le bucheron, le froid, vous les connaissez). Quelle est son identité, les acquis de la Révolution Tranquille, les différents héritages. Elle raconte ce souci de l’égalité hommes-femmes, le politiquement correct qui prévaut dans toute discussion (et qui agace prodigieusement bien des coqs français qui aiment tant se disputer amicalement avec le premier venu sur le moindre sujet chaud), l’héritage des cultures française / anglaise / américaine, et j’en passe.

Vous m’en direz des nouvelles?

Irréductibles Québécois dans Lire sur le Québec Irreductibles-Qu%C3%A9b%C3%A9cois-150x150

Irreductibles Québécois - Éditions des Syrtes

 

 

 

Histoire …

Connaitre l’histoire d’un peuple, c’est comprendre sa culture, ses peurs, ses thèmes de campagne, ses statues, le noms de ses rues, tout ça. Et ce n’est un secret pour personne, j’aime l’histoire, celle du Québec tout particulièrement.

Une histoire courte qui rend chaque événement, chaque personnage palpable, proche de nous. Une histoire qui regorge de personnalités incroyables: les pionniers, bien sûr, et leur cohorte de coureurs des bois, de jésuites martyres, de religieuses dévouées et de colons travailleurs; les hommes politiques, ensuite, des avocats de formation pour la plupart, soldats au service d’une cause, avec une ambition et presque toujours une personnalité hors du commun, troubles et bourrés de contradictions (des hommes, quoi). Une histoire qui permet de lire l’histoire de France sous un autre angle, également …

Tout cela pour en venir à ce livre que je viens de lire, idéal pour quiconque s’intéresse à l’histoire du Québec sans avoir le goût ni le temps de se plonger dans un gros bouquin. Il s’agit de « Marcel Tessier raconte notre histoire », aux Éditions de l’Homme.

L’auteur attaque les 400 dernières années par chacun des personnages-clé du Québec, avec un ton et un style qui fait qu’on s’intéresse à chacun, comme si chaque chapitre était une mini-nouvelle. Et on enchaine les étapes, les luttes et les entourloupes sans s’en rendre compte. Il semble que Marcel Tessier soit un Personnage lui-aussi, souvent invité sur les plateaux TV tant sa verbe anime l’espace. Ça ne m’étonne guère, rajoutez une voix de stentor sur un style aussi coloré et chaleureux que le sien, vous obtenez à coup sur un cocktail détonnant.

Un bijou, je vous dis, foncez donc à la bibliothèque du coin!

Histoire ... dans Lire sur le Québec Marcel-Tessier-%C3%89dition-Hommes-99x150

http://www.editions-homme.com/Marcel-Tessier-raconte-notre-histoire

 




famillegiroudon |
Benoit |
laventureencamion |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Au détour des chemins
| "Ginger Bear" a OZé
| Panik a baffin