Archive pour la Catégorie 'Immigration'

Une autre réalité

À me lire, on peut penser que l’intégration des immigrants au Canada, au Québec plus précisément, est chose facile.

Elle l’a été pour nous, pas le moindre doute là-dessus. Ce que j’exprime au fil des jours est 100% le reflet de notre ressenti.

Or voilà qu’à deux jours d’intervalle, je tombe sur des articles qui rappelle que la réalité est parfois bien différente. Pour les immigrants venus d’ailleurs, tout d’abord, pourtant sélectionnés tout pareil sur la base de leur diplôme, de leur registre judiciaire impeccable, de leur apparente volonté d’intégration et de leurs ressources financières. Je vous invite à cet égard à lire cet article paru dans le journal Le Devoir  : il décrit parfaitement une autre réalité, génératrice à terme de frustration bien compréhensible. J’ai encore le souvenir de ce médecin mexicain qui acceptait des missions temporaires pour trier les déchets lorsque je travaillais dans une agence de recrutement, faute de trouver un poste dans la santé (même comme infirmier les recruteurs potentiels n’en voulaient, et pourtant quel gars bien!). Et de cet ingénieur en construction venu d’Algérie, désireux d’offrir les meilleures conditions de vie pour ses filles et sa femme, et qui n’avait trouvé qu’un poste à temps partiel dans un centre d’appel …

Autre article à partager avec vous, cette fois sur la difficulté rencontrée par certains Français à s’adapter durablement. Parce que le Québec n’est pas la France (tant mieux, on voulait s’imprégner d’une autre culture). Et parce que l’éloignement physique nous révèle parfois à nous même la puissance de nos racines.,

Du haut de nos deux ans et demi d’immigration, difficile de dire si le désir de France nous reprendra un jour. Pour l’heure, on goûte encore notre plaisir.

 

 

 

 

 

 

Criminel

Si on vous dit « dossier criminel », vous pensez immédiatement violence, prison, drogue, le gros truc, quoi?

Et bien vous avez tout faux : je me suis fait prendre au départ (mais non, j’ai pas de dossier criminel, c’était en tant que recruteuse!),  mais, au Québec, un « dossier criminel » regroupe sur un même document toute infraction à la loi ayant été punie sur le plan civil ou pénal.

On y retrouve donc les feux rouges (lumières, ici) que vous auriez grillé sous le nez d’un policier, les excès de vitesse ayant fait l’objet d’une amende, les vols en magasin quand vous étiez jeunes et bêtes, etc. Et bien sûr toute infraction plus grave. Et en la matière, rien ne s’efface : une infraction un jour, une infraction toujours. Du coup, certains, et croyez pas, ça ne se devine pas toujours à leur dégaine, ont des dossiers longs comme le bras. Dans certaines professions, je tombais de ma chaise quand je tombais sur un candidat au dossier criminel vierge: un alien venu d’ailleurs!

Avec une définition aussi large du crime, et sans effacement de la sanction même après des années, on se retrouve, au plan de la province, avec un Québécois sur sept ayant un dossier criminel entaché.

Problème: toute embauche ou presque passe (outre l’entrevue, bien sûr) par la consultation du dossier criminel de la personne (le « plumitif », dans notre jargon) qu’on veut embaucher; dans les agences de recrutement, toute personne rencontrée, qu’elle soit placée ou pas, a son dossier criminel joint à son dossier, au cas où. Pour de nombreuses entreprises, ouf, ce n’est pas un frein en soi, tout dépend des infractions et du laps de temps qui s’est écoulé (le petit joint puni quand le candidat de 44 ans avait 18 ans est sans effet sur son employabilité; par contre le vol de métaux pour un soudeur ou la fraude fiscale caractérisée pour un comptable, ça le fera moyen …).

Mais il y a aussi pas mal d’entreprises, particulièrement les plus grosses, les banques, les chaines de supermarché, etc, qui, elles, excluent d’emblée toute personne ayant un dossier criminel non vierge.

Nous voilà prévenus, gare au pied lourd sur la pédale, aux places de stationnement qu’on a oublié de payer ou au texto envoyé à un feu rouge, ça va vous suivre toute votre vie.

Minorités visibles

Alors que les élections pour nommer un nouveau Premier Ministre Québécois battent leur plein, le thème de l’émigration est très peu à l’ordre du jour (à une controverse près, un maire se plaignant qu’une femme d’origine algérienne, résidente canadienne depuis 15 ans et considérée comme un modèle d’intégration par tous, se présente – avec plutôt de bonnes chances – comme députée sur sa circonscription).

Je me suis alors rappelée un article paru dans marketingmag il y a quelques mois, sur le poids des minorités visibles dans le Canada actuel. Pour faire court, selon les dernières statistiques connues (2006, les autres sortiront en 2013), on estime qu’à l’heure actuelle, environ 30% de la population canadienne appartient à la minorité visible. Oui, 30%, et c’est un chiffre en augmentation constante .

Si environ un gros quart (25 à 28%) de ce groupe est d’origine chinoise, largement installé à Toronto et Vancouver, le poids des différentes cultures est remarquablement équilibré, comme le montre cette carte:

 

Minorités visibles dans Immigration Canadamap-1024x805

Source: statistics Canada, 2006 - Carte parue dans marketingmag, mars 2012

 

Dans la ville de Vancouver, 63% de la population est d’origine étrangère, 53% à Toronto et 31% à Montréal (… 3% à Québec. Normal, plus de 60% des nouveaux arrivants ciblent l’une de ses grandes villes, non pas pour les opportunités qu’elles offrent mais bien pour retrouver une communauté d’appartenance).

Difficile pour moi, peau blanche virant au rouge après une heure de soleil, de témoigner de la difficulté ou non de s’intégrer ou non dans la société québécoise. Il me semble que l’intérêt porté aux autres cultures lors de fêtes culturelles (à Québec, pour ne parler que d’elle, la baie de Beauport en accueille régulièrement, plusieurs quartiers également), dans les restaurants (vaste choix même dans notre petite Capitale Nationale), est plutôt de bon augure.

Et lors de ma courte expérience dans le monde du recrutement (8 mois quand même), si j’ai clairement ressenti une inquiétude à recruter un travailleur venu de pays considérés comme « exotiques », au moins pour une première expérience (ensuite, si tout s’est bien passé, ça roule), le fait de s’appeler Mohammed ne posait aucun problème si vous veniez d’un pays européen. En bons nord-américains, c’est le pays où tu as vécu qui te définit, pas ton patronyme ou ta couleur …

Bref, si les Québécois ont des interrogations légitimes sur les conséquences que peut représenter à terme une immigration mal contrôlée sur leur culture, le thème est loin, très loin, dans les sujets de préoccupation dans la campagne actuelle, et fait peu la une de l’actualité. Ça nous change!

 

Malhonnête

Samedi matin, réunion de Français dans des locaux tellement petits qu’on aurait juré que le taux de participation serait record au Québec (tu parles: un malheureux 40%…): premier tour de l’élection présidentielle française. Je n’aurais raté ça pour rien au monde (quand on me demande mon avis, je le donne!).

Mais …

Je vais en faire hurler plus d’un, je le sais, d’autant qu’en matière politique, rares sont les peuples capables d’avoir des discussions politiques aussi calmes que mes nouveaux compatriotes qui se contentent de se charrier gentiment entre conservateurs, libéraux ou péquisites (parti québécois longtemps souverainiste).

Mais, donc, je trouve presque malhonnête que ma voix compte autant que n’importe quel résident français. Après tout, on a choisi de vivre ailleurs, de séparer pour un temps indéfini notre destin de celui de notre pays. Il est par ailleurs tellement facile, quand on vit loin, de plaider pour un plan de rigueur qui remette au carré les finances du pays, les privilèges des uns, les acquis sociaux des autres.

Tellement facile de voir la France, 14ème pays le plus endetté du monde, comme un système en bout de course à réformer de toute urgence, quand tu ne subiras pas les conséquences des réformes qui pourraient être mises en place.

C’est donc avec ma voix dans l’urne, mais sans conviction ni engagement que sera élu le futur président français …

 

 

Ici pour lontemps

Oui, je sais, je n’ai rien écrit sur ce blogue depuis trop longtemps, pour tout dire je n’ai pas surfé sur le net depuis presque aussi longtemps.

La faute aux « boites », aux cartons, quoi. Car nous voici depuis peu fiers propriétaires d’une belle et lumineuse maison au Québec. Enracinés pour de vrai cette fois dans ce pays plein de neige et de froid l’hiver, de moustiques et de maringouins au printemps, de chaleur humide l’été, oui oui oui !

Bref, tout ça nous a bien occupé ces derniers mois et plus encore ces dernières semaines.

Entre le choix du lieu (la ville, le village du bord du fleuve à 20 minutes d’ici ou la campagne dans « l’arrière pays »?);

Le choix de la maison (avec trois sites en favoris pour les pré-sélectionner avant les visites: lespac.com et duproprio.com pour le particulier à particulier, centris.ca pour les maisons d’agences, toutes agences confondues, on ne compte plus les heures qu’on y a passé). On a même étudié sérieusement l’option « terrain et on fait construire » : trouver un terrain en ville, libre de constructeur, libre de contraintes, et dans des prix raisonnables, on a dû oublier.

Puis vint le temps de la négociation avec le vendeur (avant et après le rapport d’expertise que tout bon futur acquéreur fait réaliser pour vérifier que la maison ne recèle pas de risques que vous n’auriez pas vu; pour notre part, rien de très nouveau, mais le fait de voir écrit noir sur blanc que plusieurs fenêtres seraient à changer rapidement nous à aider à faire baisser le prix un peu plus);

La négociation avec la banque (taux fixe ou taux variable ? quel taux ? blablabla);

Le passage chez le notaire (les magasiner, en clair les appeler tous pour trouver le moins cher, s’est révélé peut utile ! Ils pratiquent tous peu ou prou les mêmes prix. On a opté pour le plus proche!); Et on a fait au passage notre testament, je vous en reparlerai (non, vous n’êtes pas dessus).

Le déménageur (pas trop dur à caler en cette période creuse, encore que les gars sont aussi déneigeurs, on s’en est souvenu le jour J: la tempête de neige survenue la nuit de notre déménagement les a envoyé d’abord déneiger avant d’assurer les déménagements : ils sont donc arrivés à 16H00 au lieu de 7H30.

Et donc les cartons à ranger, les meubles à monter, et l’aventure qui continue!

 

 

 

Un an !

Voici tout juste un an que l’on est arrivé avec notre visa de résident permanent …avec pour l’heure un bilan très très très positif.

Côté travail, l’inquiétude légitime n°1 de tout nouvel arrivant et le nerf de la guerre, mine de rien, on a, 12 mois plus tard, retrouvé l’un et l’autre des conditions très similaires à ce qu’on avait en France, tant en terme de responsabilités que de salaire.

Et tout s’est fait assez vite : au bout de 4 mois pour lui, pour moi aussi mais en commençant par un job que je qualifierai « d’attente », instructif et riche d’enseignement (un poste de conseiller en recrutement dans une belle agence de placement), mais trop éloigné de ce qui me fait « triper » pour être durable; avant de retrouver un poste passionnant il y a peu dans le marketing. Quand je lis sur certains sites français que le temps nécessaire pour un cadre pour retrouver du boulot est de 8 à 12 mois, je trouve définitivement que ça s’est pas mal goupillé.

En terme de rythme de travail, si les vacances sont définitivement écourtées par rapport à ce qu’on connaissait en France, on a gagné largement au change au quotidien, avec des journées plus courtes (8H00-16H30 pour l’un, 8H30-17H00 pour l’autre, montre en main), donc des soirées qui ressemblent à quelque chose même pour des couches-tôt de notre espèce ! Au niveau fatigue générale et vie familiale et personnelle, rien à voir !

Les journées de travail sont denses, les pauses-café et tour de bureaux où on refait le monde, la stratégie de l’entreprise et le détail de ses vacances n’existent pas ou pas, mais je vous promets que ça passe très bien, plutôt de type « stress positif » pour l’instant.

Côté intégration, zéro problème même si on n’a pas des tonnes de copains en local (mais si on est honnête et qu’on occulte les amis de longue date, on n’en avait pas tant que ça en France non plus). Et on n’a pas besoin de se forcer pour être positif sur ce blog, on est fondamentalement heureux d’être ici, on aime le Québec et ses habitants, ses forces, ses faiblesses, son histoire de peuple minoritaire tellement différent de notre passé de peuple conquérant et arrogant; ses personnages historiques hauts en couleur dont la vie pourrait pour chacun faire l’objet d’un film; ses expressions.

On nous demande souvent ce qui nous manque le plus de la France : ben rien, sur le plan matériel s’entend. Sérieusement, rien. Sauf peut-être un médecin de famille quand peut aller voir rapidement pour trois fois rien !

Reste la distance et l’absence physique des amis et de la famille, que l’avènement de Skype a largement contribué à rendre supportable.

Cet été, des amis nous ont fait l’immense plaisir de venir de France nous rendre visite et voir au passage le Québec : on a toujours adoré les retrouver, ces copains-là, mais là, je peux vous dire c’était un vrai pur bonheur. Intense en dedans. Il faut juste éviter de penser au fait que ça ne se renouvellera pas tous les deux matins. Et que bien des amis ou de la famille ne pourront pas le faire, pour des raisons pratiques ou économiques … On est quand même bien loin, les années sans se voir sont ne se récupéreront pas, c’est un fait qu’on assume mais qui peut peser lourd par moment.

Bref, on a fêté notre premier anniversaire avec plaisir.

Marché de l’emploi

Six mois déjà que j’ai intégré une agence de recrutement, six mois que j’observe de façon privilégiée le marché de l’emploi de Québec et alentours, différent sans nul doute de celui de Montréal ou de Sherbrooke ou que sais-je encore.

Alors, la grande question : est-ce facile pour un immigrant d’intégrer le marché de l’emploi ?

Je vais faire ma Normande : ça dépend m’sieurs ‘dames.

Dans les points favorables, les immigrants sont favorisés par la pénurie croissante de candidats de qualité sur certaines professions; globalement, tout ce qui a trait à la technique : mécaniciens de camion, électromécaniciens, estimateurs, dessinateurs, concepteurs, spécialistes de tous poils dans le domaine industriel, ou encore experts en informatique, en jeux vidéo, en produits technologiques…

Là, si vous avez un peu d’expérience, que vous êtes prêt le cas échéant à commencer par un poste de soir ou de nuit, les choses peuvent aller très vite pour vous.

Si vous êtes bilingue (autant à Montréal c’est chose commune, avec un accent nord-américain à vous faire pâlir d’envie, autant les Québécois de Québec ont longtemps boudé l’anglais),vous avez un atout non négligeable sur pas mal de postes. Car l’anglais avancé ou plus devient un critère clé sur de plus en plus de jobs (soit les clients sont anglophones, soit le siège est hors Québec).
A noter que certains postes souffrent de pénurie, mais sont un peu plus difficiles à intégrer : les entreprises apprécient que leurs ingénieurs soient membres de l’ordre des ingénieurs du Québec (outre l’examen, il vous faudra travailler trois ans sous les ordres d’un ingénieur membre de l’ordre pour être à votre tour un ingénieur membre de l’ordre). Ensuite, bingo ! Taux de chômage inférieur à 2% et super salaires.
De même, le secteur de la construction, outre qu’il est soumis à des règles qui lui sont propres, est encore assez fermé (pas forcément au niveau des quelques gros acteurs mais bel et bien au niveau des nombreux petits entrepreneurs) : difficile pour eux de prendre en compte une expérience acquise sous le soleil méditerranéen ou latino-américain.

Pour les métiers de la finance et de la comptabilité, idem : prouvez que vous maitrisez les règles comptables d’ici, et vous pouvez vous faire de très beaux salaires. Sinon, good luck, ça va être dur.

Dans les métiers de la vente, oubliez ceux du secteur alimentaire, vous ne connaissez pas la grande distribution d’ici, qui font comme partout la pluie et le beau temps, vous partez donc avec un méchant handicap, d’autant que les produits sont peu techniques. Par contre, si vous avez un volet technique à votre expérience, si vous avez fait vos marques dans des secteurs universellement reconnus comme le temple de la vente (les photocopieurs,par exemple), c’est bon. Mais la compétition sera rude, les vendeurs et directeurs des ventes sont souvent à l’affut d’opportunité d’emploi nouvelles.

Alors, quoi faire quand vous arrivez ? Juste trois conseils en passant :

1) Donner du temps au temps. En France, il faut 12 mois pour trouver, alors n’en faites pas une affaire d’état si vous n’avez pas trouvé au bout de 4 mois ici.

2) Essayer de rentrer dans le moule du Québec. Je vois des CV qui arborent fièrement des « licences », des master 2″, personne de sait ce que c’est ici ! Sans forcément demander l’équivalence de votre diplôme, consulter le tableau des équivalences et indiquez quelque chose comme « DEC (selon tableau des équivalences du Québec »).

De même, détailler les principales tâches qui vous avez faites et les quelques réalisations tangibles, chiffrées, à votre actif, qui permettent de faire le lien avec du connu. Certains titres de fonction ne veulent rien dire ici …

Les clubs de recherche d’emploi sont de bons conseils, ne vous en privez pas.

3) Donnez-vous toutes les chances; par exemple n’hésitez pas à faire travailler les agences pour vous ! Ne comptez pas que sur elles (surtout si votre profil est un peu atypique, ou si vous avez zéro expérience), mais ne vous privez pas de leur réseau. Je m’aperçois que certaines entreprises confient directement leurs recrutements à leur agence fétiche sans publier en propre le poste.

Mettez à jour votre profil sur LinkedIn, sur Jobboom & Co, partout : ça ne coûte rien, et vous serez peut-être repéré (à titre personnel, en tant que recruteur, je passe une partie de mon activité à scruter les nouveaux CV déposés).

Et enfin réseautez, regardez les contacts de vos contacts et voyez si vous ne pouvez pas discuter avec eux (pas leur demander un job ! Demander leurs conseils !), faites du bénévolat dans lequel s’investissent des cadres d’entreprises, etc.

 

Locations

On voulait du changement, on en a, puisque nous avons trouvé tous les deux du travail … à Québec (youpi youpi yeah!), nous obligeant par contre à céder notre bail actuel en cours d’année, à refaire nos cartons et à trouver rapidement un autre logement ! Pas évident en cours d’année, car ici, les baux courent du 1er juillet au 30 juin, et seuls quelques cas particuliers (obtenir un logement à habitation réduite, aller en maison de retraite …) sont considérés comme des cas de force majeure.

Bref, puisqu’on est dedans jusqu’au cou, j’ai pensé que ça pouvait être une bonne occasion de vous lister ici les sites à regarder pour trouver une location, histoire de vous faire gagner du temps si un jour, vous aussi amis lecteurs, vous recherchez une location :

Dans la catégorie « entre particuliers »:
1. Duproprio.com (à chaque fois, pour ce site comme pour les autres, pensez à taper « location » ou vous allez vous retrouver avec toutes les autres annonces !)

2. Logisquebec.com

3. Lespac.com

4. Kijiji.ca

5. Toutmontreal.com, rubrique logement (pour Montréal !). Pour chaque zone (la rive sud par exemple), chaque ville même, il a a un journal gratuit local avec une rubrique de petites annonces, impossible de les lister tous.

6. Vitevitevite.ca

 

Si vous passez par un agent immobilier :

6.Realtor.ca : ça vous recense tout ce qu’ils ont à proposer, plutôt que de les contacter un par un.

A ce titre, pour notre logement actuel, à Saint-Lambert (rive sud de Montréal), nous sommes passés par un agent immobilier tellement sympa et honnête que je ne peux m’empêcher de lui faire un peu de publicité au passage. D’autant que la profession n’a pas une réputation terrible terrible, ce qui lisse supposer que bon nombre d’agents immobiliers ne sont pas très fréquentables. Pas de fumée sans feu, comme on dit.

Notre agent immobilier favori, donc s’appelle René Roberge, il est affilié à Remax. Vous pouvez le joindre au 514.226.6782 ou à l’adresse suivante : rene.roberge@remax-quebec.com. Il couvre toute la région de Montréal.

Il a vite compris ce qu’on cherchait, le nombre de pièces, tout ça, mais surtout l’atmosphère du logement, du quartier, ce qui nous a fait gagner du temps ! Nous étions encore en France quand il a commencé à regarder pour nous. Deux jours après notre arrivée, il nous avait organisé tout un circuit pour visiter des logements, nous convoyant de l’un à l’autre. Ensuite, il nous a aidé à négocier le loyer avec le propriétaire (pour la location, les agents sont payés de façon forfaitaire par le propriétaire, peut importe le montant du loyer, à la différence d’une vente). Il est même repassé nous voir un mois après pour voir si on n’était pas déçu ! Pas cool, ça ?

 

Quand vous serez mûrs pour acheter, tous ces sites marchent aussi !

Recherche d’emploi

Quand vous arrivez ici, même bien documenté, même ultra motivé et bien intentionné, il faut l’admettre : vous connaissez encore mal les us et coutumes réels qui régissent la recherche d’emploi ici. Et vous êtes encore dans vos schémas traditionnels, que vous le vouliez ou non.
Alors soit vous vous jetez tête la première dans le bassin en espérant flotter, soit vous prenez quelques conseils. Et vous avez de la chance, puisque vous ne serez pas tout seul sur ce coup-là, les organismes pour vous aider sont incroyablement nombreux. Comme je reçois pas mal de questions sur le sujet, je vais y aller à mon tour de mes petits conseils …

Premièrement, ne boudez pas la formation d’une semaine qui vous sera proposée par le Ministère de l’Immigration dès votre arrivée, celle qui a trait à l’adaptation au marché du travail.

Vous tomberez inévitablement sur des anciens un peu blasés qui vous diront que c’est du temps perdu, blablabla. Allez-y, ça reste global, c’est vrai (on ne vous aidera pas à refaire votre propre CV ici) mais vraiment, on apprend ou révise plein de choses sur la culture, la réglementation, la façon dont il faut s’y prendre. Comme partout, les intervenants sont de qualité variable, mais mon mari comme moi avons eu la chance d’avoir des « professeurs » extraordinaires (merci encore Marie-Line !). Et puis on rencontre d’autres immigrants, qu’on prend le temps de connaître puisqu’on se retrouve tous les jours pendant 7 jours, c’est sympa de voir les motivations de chacun à changer de monde. On découvre aussi une certaine incompréhension de vous voir quitter un pays beau, riche et respectueux des libertés …
Deuxième conseil : ne boudez pas non plus les clubs de recherche d’emploi, il y en a forcément un près de chez vous. Là aussi, certains amis qui vous veulent du bien vous diront peut-être que ça ne sert à rien, qu’ils sont nuls, patiti patata. Allez voir ! Ça dure trois semaines, mais ça vaut vraiment le coup.

Pour ma part (au club de recherche d’emploi de Brossard-Chateauguay), j’ai trouvé qu’ils étaient d’une très grande efficacité, avec le parfait équilibre entre théorie et pratique, et une méthode rigoureuse qui donne à l’évidence des résultats. Vous ne perdrez pas votre temps, garanti, et chose importante : ils respectent votre projet, ne cherchant pas à tout prix à vous placer pour augmenter leurs statistiques de placement. Leurs locaux restent à disposition par la suite si vous vous trouvez plus efficaces chez eux que chez vous, et ils assurent un suivi, basculant sur une aide individualisée si la panique vous gagne. Ils accueillent aussi bien des immigrants que des Québécois aussi, si vous le pouvez, préférez ces clubs aux clubs conçus spécifiquement et exclusivement pour les immigrants, type SFIM ou autre.

Troisième conseil : si vous en avez les moyens, faites-vous au plus tôt (même avant de venir si possible) un fichier qualifiés des entreprises qui vous intéressent : nom, adresse, numéro du standard, si vous les avez contacts précis et éventuels appuis chez eux. Pour ce faire, il existe beaucoup de sites en ligne (pour l’industrie, allez sur l’annuaire spécialisé de IC comme industrie du Canada, ou ICRIQ, comme industrie du Québec).

Puis appelez-les. Attention, ne grillez pas vos meilleures cartouches tout de suite, rodez votre méthode d’appel sur des entreprises qui vous attirent moins, puis allez-y, faites votre scénario d’appel (le club de recherche d’emploi vous aidera à le faire) et appelez plutôt que d’envoyer un courriel. Contrairement à ce que vous auriez en France, l’accueil qui vous sera fait sera au pire poli, au mieux intéressé. C’est la méthode des cold calls

Quatrième conseil : accordez-vous bien sûr du temps pour consulter les offres publiées, mais sans y consacrer trop de temps par jour. Si vous savez exactement ce que vous recherchez, tapez « indeed », il vous trouvera toutes les offres publiées partout partout partout avec vos mots-clé. Sinon, dressez-vous la liste des sites qui vont bien (outre les monster, workopolis et jobboom) : les sites spécialisés (exemple : isarta ou saint-amour-et-associés sont très « marketing-vente-communication »), les chasseurs de tête et agences de recrutement qui sont dans vos spécialités (vous les repérez facilement sur les jobboom & co). Vous envoyez votre candidature et surtout vous faites un suivi.

Cinquième conseil : réseautez, faites-vous connaître, faites savoir ce que vous recherchez (pas un un emploi : des contacts dans le domaine que vous visez, des informations sur le marché de l’emploi, sur le secteur d’activité x, etc !). Là aussi, vos méthodes d’approche vont s’affiner avec la pratique.

Voyez si vous copains et collègues de France n’ont pas des copains/cousins/collègues sur place (vous serez surpris, on connaît tous de près ou de loin quelqu’un qui est au Québec). Repérez les occasions de rencontrer des gens, les 5à7 (qui sont souvent des 6à8) pullulent, certains sont payants d’autres gratuits; les conférences (souvent payantes, hélas); les activités bénévoles; les clubs en rapport avec vos hobbies; les associations des anciens de votre école (si vous avez fait une grande école, il y a même une association des anciens des grandes écoles, l’AAGEFC); les trucs pour nouveaux immigrants français (l’Union française par exemple). Vous serez surpris du nombre de personnes que vous allez ainsi approcher.

Dernier conseil : donnez-vous du temps, vous aurez peut-être de la chance mais franchement, il n’y a pas de raison qu’au départ, les choses aillent beaucoup plus vite qu’en France … En sachant que si vous avez vraiment besoin de bosser, du boulot il y en a, mais prenez-vous plutôt un job à mi-temps alors : j’ai rencontré un immigrant récemment qui s’était pris un job dans la restauration, tellement prenant et fatiguant que les années se sont écoulées sans qu’il y ait le temps de chercher le job qu’il visait au départ !

Bon courage !

 

Le Québec via ses films

Au tout début de la démarche d’immigration, après que les séjours d’été m’aient donné le goût de ce pays, j’ai essayé de découvrir le Québec par le petit écran, via des films de réalisateurs Québécois. Problème : je ne suis pas du tout cinéphile (manque de temps !), j’étais presque qu’incapable de citer un seul titre.

Après avoir perdu beaucoup de temps sur la toile, vu des navets ou des films sympas mais sans grand intérêt au regard de mon objectif (avoir des aperçus du Québec), voici mes 10 films préférés, pour leur éclairage intéressant.

Et un conseil : pas la peine de multiplier les sites internet pour faire vos recherches, allez juste voir le blogue de Charles-Henri Hamond, bien nommé  » filmquebec.over-blog.com « . Il m’a bien aidé : ce gars-là passe son temps à ficher scrupuleusement tous les films Québécois, il les commente, vous met l’affiche, tout ! C’est tout juste s’il ne vous les loue pas !

Ceux que j’ai aimé, donc :

1 – LA GRANDE SÉDUCTION

(2003 – Réalisateur : Jean-François Pouliot) : pour comprendre un peu mieux la problématique des zones rurales

L’histoire : Sainte-Marie-la-Mauderne (en fait, Harrington Harbour) est un petit village de 120 habitants situé en Basse-Côte-Nord, accessible uniquement par mer ou par air. L’industrie de la pèche ne fait plus vivre ses habitants, contraints de vivre aux crochets de l’aide gouvernementale ou de fuir vers la ville. Une usine pourrait s’implanter dans le village, mais le projet menace de capoter faute de médecin dans le village. Les habitants vont tout faire pour convaincre un jeune médecin de Montréal de s’installer chez eux.

2 – BON COP, BAD COP

(2006 – Réalisateur : Eric Camuel) : pour mieux appréhender la dualité francophone/anglophone du Québec

L’histoire : deux policiers, l’un Québécois, l’autre de l’Ontario, doivent unir leurs forces et dépasser leurs différences pour résoudre un meurtre après qu’un cadavre ait été trouvé au beau milieu de la frontière entre les deux provinces. Ils sont tous les deux bilingues, mais l’un parle un français international tandis que l’autre joue avec les expressions typiquement québécoises.

3 – C.R.A.Z.Y

(2005 – Réalisateur : Jean-Marc Vallée) : les crises identitaires du Québec via la vie d’une famille sur deux générations, des années 60 aux années 80

L’histoire : Zac, 4ème garçon sur 5, vient au monde en 1960 dans une famille sans histoire de la classe moyenne. Il raconte son histoire, prêt à tout pour ressembler à ses frères et gagner l’admiration de son père. Quitte à renier sa vraie nature.

4 – 15 FEVRIER 1839

(2001 – Réalisateur : Pierre Falardeau) : une page d’histoire et un aperçu intéressant sur les rêves d’indépendance

L’histoire : les 24 dernières heures de deux patriotes canadiens condamnés à mort après les insurrections de 1837-38 …

5 – SERAPHIN, UN HOMME ET SON PECHE

(2002 – Réalisateur : Charles Binamé) : la vie d’une femme dans les Laurentides à la fin des XIXème siècle

L’histoire : le maire de Saint-Adèle, un homme avare et sans scrupule, épouse Donalda après que le père de celle-ci, acculé à la faillite et incapable de payer ses dettes, le lui donne en mariage. Donalda, malgré son amour pour Alexis, accepte d’épouser Séraphin pour sauver l’honneur de son père et sauver les siens.

6 – LE FESTIN DES MORTS

(1965 – Réalisateur : Fernand  Dansereau) : réflexion sur l’héritage religieux du Québec et un aperçu de l’hiver avec un grand H

L’histoire :  en 1635, voyant leur village décimé par la maladie et la famine, des Hurons décident de se venger sur les jésuites qu’ils détiennent. Croyant sa dernière heure arrivée, le plus jeune des jésuites se rappelle son arrivée avec Champlain quelques années auparavant et s’interroge sur son action et son engagement religieux.

7 – LE DÉCLIN DE L’EMPIRE AMÉRICAIN

(1986 – Réalisateur : Denys Arcand) : l’un des films Québécois les plus connus hors Québec, les aspirations et réflexions sur la vie de huit trentenaires, catégorie bo-bo

L’histoire : quatre hommes et quatre femmes prévoient de passer le week-end ensemble dans une maison de campagne. Pendant que les hommes préparent le repas, les femmes font de la gym ensemble. Avant les retrouvailles, ils échangent sur leurs vies, leurs moeurs sexuelles; les discussions se poursuivent ensuite dans la maison de campagne.

8 – LES BOYS

(1997 – Réalisateur : Louis SAIA) : eh, ça parle de hockey, impossible de passer à côté !

L’histoire : les aventures sympathiques d’une équipe de hockey amateurs. Je n’ai vu que celui-ci, mais trois autres ot suivi.

9 – LA GUERRE DES TUQUES

(1984 – Réalisateur : Robert Mélançon) : l’hiver, l’amitié

L’histoire : un film pour enfants (et plus grands), dans lequel deux bandes d’enfants s’affrontent autour d’un château de neige.

10 – MARIA CHAPDELAINE

(1983 – Gilles Carle) : la vie dans la région Saguenay-Lac-Saint-Jean au début du siècle

L’histoire : celle de Maria, promise en mariage à un voisin, Eutrope Gagnon, éprise de François Paradis, un bûcheron aventurier et à la réputation de mauvais garçon, tandis qu’un 3ème soupirant hésite à repartir vers les États-Unis après l’avoir rencontrée.

 

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