Archive pour la Catégorie 'Alimentation'

Colis surprise

Excitation à son comble ce soir: un colis venu de France spécialement pour les filles les a mis dans un état de joie indescriptible; même le très attendu « Père Noël » n’a pas provoqué ça, et pourtant il est généreux, le bougre.

Que je vous mette en contexte. Quand on leur demande ce qui leur manque de la France, les amis et famille mis à part (Skype ne comble que partiellement la distance et ils nous manquent…), elles sont catégoriques: les fraises tagada de Haribo, les chips à la crevette « chinoises » (pourtant bien grasses!), les crêpes whaou qu’elles avaient en collation (pour ma part, je leur trouve un coup de papier, notre palais n’a pas la même sensibilité), les monster munch de l’apéritif (mouai…), les gaufres (on a laissé notre gaufrier en France)…

Toutes des choses nappées du souvenir de leur enfance en France … qui s’étalent -pas pour longtemps, vu leur appétit- devant leurs yeux ébahis! Rien ne laisser présager cette belle surprise, qui rend le plaisir plus grand encore.

Bien joué, Fred!

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Arrivée d'un colis surprise

 

Pour les vacances en France de cet été (premier retour au pays depuis 3 ans, un moment très attendu), il reste des merveilles gastronomiques inscrites sur leur liste des « musts »: des céréales Chocapic, du saumon fumé (il est hors de prix ici), du vrai fromage de chèvre, des Flamby (ceux qu’on trouve ici ne sont que des pâles copies), des yaourts à la vanille la Fermière, du Leerdarmer ou je fais un malheur, du comté, des pommes duchesse, j’en passe et des meilleurs!

Le diable est dans les détails, comme on dit! Mais ce soir, c’est un moment de grâce divine qui a éclairé leur rentrée des classes.

Épluchettes

Les épluchettes sont à la fin de l’été ce que la tire d’érable est à la fin de l’hiver: un symbole typiquement nord américain; et une tradition vraiment sympathique qui réunit copains, ou familles, voire même hommes politiques (notre ancien député ne manquait jamais ce rendez-vous) et concitoyens.

Une fois achetés les épis de maïs sucré, dit blé d’Inde, de préférence dans les fermes ou sur les étals de bord de route plutôt qu’au supermarché du coin, réunissez tous le monde, l’épluchette des épis de maïs se pratique en bande.

Les meilleurs dépiautent l’épi en trois coups (au maximum!), les moins bons – ou ceux qui aiment faire durer le plaisir – feuille par feuille, sans oublier les poils qui finiront en barbes sur les frimousses des enfants. Attention, la maitresse de maison a peut-être mis de la couleur rouge sur l’un des épis: autrefois, les gars et les filles avaient chacun leur tas, et celui et celle qui tombaient sur l’épi coloré étaient sacrés Roi et Reine de la soirée, avec baiser obligatoire! De nos jours, c’est le même plaisir que la fève des galettes, ça fait sourire les adultes et hurler de joie les enfants!

Une fois les maïs à nu, ressortez un grand faitout et faites bouillir de l’eau. Rajouter une bonne dose de lait, surtout pas de sel (cela ferait durcir le maïs qui doit rester juteux). Puis plonger les épis 10 petites minutes, c’est prêt!

Une fois tous les convives réunis (le maïs est meilleur chaud!), on roule l’épi dans la motte de beurre, on sale (dans l’Iowa, où j’avais mangé ma première épluchette il y a un paquet d’années, ils rajoutent du parmesan moulu, miam). Puis croquez à pleines dents. Non seulement c’est convivial, mais c’est tellement bon.

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Les épluchettes ont commencé ...

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Épluchetteuse en action

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La Reine a trouvé son épi coloré!

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L'eau bout, on rajoute du lait

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On plonge 10 mn les épis dans le faitout

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On appelle tout le monde, c'est prêt!

 

Hamburgers de compétition (si!)

Je le savais bien que l’Amérique du Nord me réconcilierait avec les hamburgers.

Jusque là, j’avais plutôt pas mal résisté. Il faut dire que mes tentatives à l’ombre de Ronald le clown ne m’avaient pas laissé un souvenir impérissable. Et puis un jour les copines m’ont torturée forcée convaincue de les retrouver dans un restaurant ne proposant que des burgers (et aussi deux salades et 3 sandwiches, j’aurais bien pris ça pour me venger du traquenard mais mais j’avais donné ma parole). Et c’est ce jour là que j’ai ajouté les burgers à ma longue liste des trucs sympas méritant d’être vécus.

Chez Victor, donc, est un restaurant se targuant d’être un « burger-restaurant gourmet ». Et qui parvient effectivement à marier burgers et fin palais!

Hamburgers de compétition (si!) dans Alimentation logo-chex-vicotr-150x80

Rien que leur carte vous fait saliver. Celui au sanglier (un best ! Il parait que celui au saumon est bon aussi …), par exemple, est garni d’un steak de sanglier au petit goût de noisette, d’un peu de fromage québécois (du Migneron produit en Charlevois), de pleurotes et portobellos sautés au brandy, de laitue et de tomates, le tout servi avec frites maison et/ou salade.

Et aussi d’un peu de mayonnaise à tomber par terre (au curry, ou encore érable et romarin comme sur la photo, au pesto, à la tomate séchée, j’en passe). Au départ, tu te dis: mayo = kilos, j’y touche pas; et puis c’est comme les noix de cajou, tu y goûtes, et c’est fini ….

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Burger au Sanglier de Chez Victor

Même le pain est savoureux, et pourtant je ne suis pas un fan de ce type de pain tout mou, je vous le jure. Et en plus les serveuses et serveurs sont sympas comme tout, et les décors modernes ET chaleureux, genre bon goût.

Non, je n’ai pas de parts dans la compagnie, mais je devrais peut-être importer la franchise en France et ailleurs, pas l’impression qu’il y en ait partout sur la planète comme ces insipides Subway qui ont tous le même goût. Je me trompe?

Sucre …. encore!

Qu’on se le dise: la  production de sirop d’érable devrait stopper en fin de semaine, faute de température adéquate. 50% de sirop en moins, sans compter les produits dérivés (beurre d’érable, tire, etc). Heureusement, ils ont des stocks abondants, estimés à trois ans.

Du coup, on a mis les bouchées doubles pour profiter pleinement de la tire de saison.

1/Tu repères les cheminées qui fument (des cheminées bien caractéristiques, aucun risque de tomber sur une habitation, non non non).

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2/ Tu paies ton droit à en manger à volonté (généralement 5$ par personne, pas donné au regard de ce que vaut un pot de tire à faire chauffer chez soi, mais pas cher le bonheur que ça te procures) et tu fonces vers la table à glace, ton bâtonnet de bois en main.

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3/Tu enrobes délicatement ton bâtonnet de sirop figé (mais tendre, une structure inimitable) et tu dégustes en évitant de t’en coller dans les cheveux.

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4/Heu … tu te rappelles un peu tard que le sirop d’érable a beau être bon pour la santé (54 composés bénéfiques, dont un bon nombre d’antioxydants), ça n’en reste pas moins du sucre!

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5/Tu te promets, scrutant l’eau d’érable qui coule encore, que l’année prochainement tu seras plus raisonnable.

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Autocueillette

On n’en a encore rien dit, mais voilà des semaines qu’on se fait des ventrées de fraises, framboises ou bleuets « made in Québec ». Ultra sucrées et goûtues, pas très chères, ces baies sont un vrai bonheur.

Bien distribués dans les supermarchés, ces produits sont aussi vendus très souvent au bord du champ lui-même, comme dans les régions fruitières de France. Et partout, les producteurs proposent l’auto-cueillette. Le site des producteurs de fraises et framboises du Québec indique même que plus d’un tiers de leurs revenus provient de ce mode de distribution.

Grâce au bouche à oreille, on a opté ce week-end pour la cueillette de bleuets chez un particulier de Saint-Jean de Chrysostome (au 1845 rue commerciale pour ceux que ça tente et qui sont dans le coin !), super sympa, qui fait pousser ses bleuets sans aucun pesticide.

Les fruits sont énormes, les bleuets groupés en grappe bien fournis. Résultat : en moins d’une heure, tranquillement, on en mangeant une de temps en temps (hum, gorgés de soleil …), on en a cueilli plus de 8 kg, pour 20$ !

La saison se terminant bientôt, on y retourne sous peu pour en congeler plusieurs kilos histoire d’en profiter encore au coeur de l’hiver !

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Têtes de violon

Avec le printemps est apparu dans le rayon des légumes verts une spécialité québécoise immédiatement testée et adoptée pour les quelques rares semaines où elle est disponible sur les étals : les têtes de violon.

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Regardez-les bien, ça ne vous rappelle rien ? Allez, un petit effort !

Et oui, ce sont les toutes jeunes pousses de fougères (attention, les avis de mes collègues divergent quant à savoir si elles sont toutes comestibles ou si seul un type de fougère fait l’affaire, ne vous lancez peut-être pas tout-de-suite dans la récolte des bourgeons de fougères, certaines seraient toxiques !).

Non seulement c’est ultra simple à préparer (tu secoues le sac vigoureusement pour faire tomber des petites écailles, tu les laves puis les plonges quelques minutes dans l’eau bouillante, éventuellement en changeant l’eau à mi cuisson pour faire disparaitre toute éventuelle trace d’amertume, puis tu fais revenir dans un peu de beurre et d’ail).

Non seulement c’est bon (sans avoir énormément de goût, idéal pour les enfants), certains disent que ça a un petit goût d’asperge … mouai, pas sur, mais c’est bon, promis.

Et surtout c’est un petit bijou nutritionnel, déjà utilisé par les Amérindiens pour leur haute teneur en fer et vitamine C, notamment pour les femmes après un accouchement,rapidement utilisés par les premiers Québécois et Acadiens comme anti-scorbut de compétition.

On en trouve aussi en bocal, comme les cornichons, mais je doute que ce soit aussi bon.

A consommer sans modération (bien qu’un peu cher) de mi mai à mi juin.

 

 

Philly

La petite boite de Saint-Moret française a bien pâle figure au regard du champion du fromage à tartiner nord-américain (mondial ?) Philadelphia : plus de 80% de part de marché sur la catégorie « fromage à tartiner » !

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Forte d’une image « santé » bien installée bien qu’il s’agisse d’une pâte fromagère crémeuse, la marque se multiplie en d’innombrables versions, et occupe dans n’importe quel point de vente un linéaire à faire rêver n’importe quel chef de produit !

C’est simple, on trouve le Phildelphia en petit et gros pot, en bloc, nature, fouetté, au saumon fumé, à la ciboulette & oignon, aux légumes potagers ou à l’épinard, aux herbes & ail, à l’aneth, j’en oublie surement. Chaque version ou presque ayant sa variante allégée, vous imaginez la taille du linéaire ! Du coup, seule la marque du distributeur réussit à se trouver une petite place à ses côtés, exit la concurrence !

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Supposé incontournable pour préparer un bon cheesecake, on m’a dit plusieurs fois qu’un bagel se devait d’être tartiné de Philidelphia, on nous invite à s’en « dip » avec des légumes à croquer, il est largement consommé en snack. Incontournable je vous dis.
Tendrement surnommé Philly (au départ par les anglophones), il occupe clairement une place à part dans l’esprit des consommateurs Québécois et j’imagine qu’on le trouve dans tous les réfrigérateurs de la Province. Sacré Phildelphia …

Il me semble meilleur que le Saint-Moret, mais qui sait, j’ai peut-être à mon tour succombé à la machine de guerre Kraft !

Fromages

Comme prévu, dans les rayons des supermarchés, on trouve principalement les incontournables cheddar et Philadelphia. Pas forcément mauvais, mais …

Ce sont d’ailleurs les seuls produits fromagers qui sont déclinés en « marques privées » (traduction de « private labels », nos MDD ou marques de distributeurs) et pour lesquels le prix au kilo reste raisonnable. Les autres, les « vrais », sont dans des bacs spécifiques ou à la coupe, cantonnés dans la partie « traiteur » des magasins, et affichant des prix au kilo qui donnent le tournis (30, 40, 50 $, j’ai même vu hier un bleu à 80 $ le kilo).

Sauf que les choses changent.

Des fromageries de quartier ou encore des espaces dédiés dans ces fruiteries dont j’ai parlé un jour fleurissent un peu partout, beaucoup semblent assez récentes. Et en cherchant bien, on y trouve régulièrement des prix spéciaux (moins de 20 $ le kilo) qui permettent d’avoir un plateau de fromage qui ressemble à un plateau de fromage, pour un budget pas si éloigné que ça de ce dont on avait l’habitude.

Toute jeune encore, l’industrie de fromage Québécoise commence à s’organiser. Des festivals du fromage se montent (principalement durant la saison estivale, on les a donc tous ratés cette année, mais rendez-vous est pris pour les prochains !). Des sites internet expliquent comment le déguster, le cuisiner. Même les couloirs du métro étaient couverts d’affiches sur le fromage ces derniers temps.

A noter que la stratégie adoptée ressemble fort à ce qui a été fait pour le vin : le fromage est positionné comme un produit haut de gamme, on insiste sur le goût (on promeut avant tout les « fromages fins » du Québec), on mise sur l’éducation du consommateur, etc. A titre d’exemple, un récent concours (Selection Caseus, en Septembre) a récompensé pour la 12ème année les meilleurs fromages du Québec : étaient vantées les notes « noisette » de tel fromage fermier au lait cru, les notes torréfiées de tel autre …

Bref, si vous ne venez pas au Québec parce que la séparation avec votre brie préféré sera trop douloureuse, réfléchissez : on peut manger du bon fromage au Québec sans forcément engloutir une large part de son budget alimentaire !

Chocolat

Mon addiction assumée au chocolat noir haut de gamme (taux minimum de 70%, quoi) me faisait craindre une difficile et douloureuse cure de désintoxication en m’installant ici. J’avais en mémoire les Kit Kat et Aéro qui composent l’essentiel des rayons chocolat des supermarchés, et je n’avais pas tord : les supermarchés n’offrent effectivement que des confiseries chocolatées, avec des taux de chocolat ne dépassent pas les 36% et beaucoup beaucoup de sucre.

Mais ce que je n’avais pas perçu lors de mes précédents séjours au Québec, c’est qu’en vieillissant, les Canadiens ont le palais qui s’affine, ce qui booste le marché du chocolat haut de gamme comme jamais, avec des taux de croissance à deux chiffres.

Du coup, les pharmacies (qui vendent ici bien plus que des médicaments et articles de para-pharmacies), cherchant à se démarquer des chaînes de distribution alimentaire classiques, se sont mis à proposer de plus en plus de tablettes de chocolat haut de gamme, Lindt principalement mais pas seulement. Les autres circuits ont suivis (même dans les Dollorama, on trouve des plaquettes de chocolat noir de bonne facture). Et je guette le calendrier des évènements : un salon « Passion Chocolat » est annoncé sur Montréal en 2011, date à confirmer !

Les prix sont sensiblement plus élevés qu’en France (entre 3,70 et 4,00 $ la tablette taxe comprise, car bien que ce soit un produit alimentaire, habituellement non taxé, le chocolat est dans une catégorie un peu à part pour son caractère superflu). Mais pour qui sait traquer la promotion, et croyez-moi, on est devenu des experts en chasse au « prix spécial », aucun problème pour constituer des stocks à moitié prix.

Inutile, donc, de m’envoyer des colis de chocolat, le Québec sait subvenir aux besoins de ses nouveaux immigrants.

Canneberges

Plein les yeux, j’en ai encore plein les yeux …

Ce week-end, grand ciel bleu, temps idéal pour grenouiller dans la campagne. On a donc mis le cap sur Saint-Louis-de Bandford, à 1H45 environ de Montréal, au coeur de la région des Bois-Francs (centre du Québec).

Un objectif : en savoir plus sur la récolte des canneberges, spécialité Québécoise, et faire quelques belles photos. On n’a pas été déçu !

Côté théorie, le Centre d’Interprétation de la Canneberge brosse un beau portrait de la profession (petite vidéo, panneaux d’information commentés par un guide), c’est plutôt bien conçu pour en savoir un peu plus sur l’historie, la culture, les utilisations ,etc.

Hélas, grosse déception quand on est passé à la phase 2 de la visite, aller dans un champ de canneberges. Nous voilà au milieu d’un troupeau de 40 personnes, embarqués dans une charrette tractée par un tracteur, tournant autour des parcelles sans jamais s’arrêter, puis hop! retour au bercail.

Finalement, ce fut une chance, puisque restés sur notre faim et sachant qu’il y avait une concentration de producteurs aux alentours, nous avons forcé un peu le destin en nous rendant chez un producteur en pleine récolte.

Là, nous sommes tombés sur des gens d’une incroyable gentillesse, qui nous ont expliqué plein de choses, nous ont fait monter sur des installations de nettoyage (vue plongeante sur les parcelles au passage), et nous ont traités en amis.

Extraordinaire, on est repartis avec des canneberges plein les yeux comme je le disais, 150 photos au bas mot, et une patate d’enfer à avoir partagé leur passion l’espace de quelques heures !

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Reste plus qu’à rechercher les 1000 et une façon de cuisiner la canneberge, et repérer les points de vente qui vont bien car très souvent, on a affaire à des productions américaines …

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