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Archive mensuelle de février 2013

Nids de poule

Depuis le début de l’hiver, les températures jouent au yoyo: un jour très (vraiment très) froid, deux jours après des températures qui flirtent avec le positif. Les rhumes et états grippaux sont donc légions … mais l’une des premières victimes, figurez-vous, c’est l’asphalte!

Les routes sont truffées de fissures et de trous parfois béants, qui font le bonheur des garagistes et le malheur des automobilistes (les suspensions et les pneus sont soumis à rude épreuve), ainsi que celui des piétons (car trous = flaques d’eau, voire marettes!).

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Certains Québécois affirment que cet état déplorable des routes – qui affecte mêmes les autoroutes – est une fatalité liée de façon étroite au climat. On superposerait la carte des régions acéricoles (productrices de sucre d’érable) et celle des nids de poule, qu’on serait surpris de la grande similitude. Car les nids de poule seraient formés par les grandes variations de température, propices justement à la montée de l’eau d’érable. L’eau s’infiltrerait dans les interstices, puis gonflerait sous l’effet du gel, faisant sauter la couche d’asphalte. Cela expliquerait pourquoi d’autres régions nordiques ne seraient pas affectées comme la notre par ces détériorations.

D’autres affirment que la corruption qui, comme le révèle en ce moment-même sur les ondes la Commission Charbonneau, gangrène le monde politique québécois, ferait également des ravages dans le milieu des transports. Comme une partie des budgets partirait dans des fonds de poche profonds, l’épaisseur de l’asphalte et la qualité des travaux (pourtant très longs) s’en trouveraient affectées.

Quelle qu’en soit la raison, le problème est suffisamment grave pour que chaque municipalité ait sur son site web un espace invitant chacun à signaler les nids de poule. Le Ministère du Transport a même créé il y a plusieurs années un numéro gratuit – le 511 – qui, à l’instar des urgences médicales, aide les citoyens à signaler les trous qui dégradent la chaussée. Il existe même une application spécifique sur Iphone.

Problème: plutôt que de traiter le problème dans son ensemble (coûteux, forcément), la DDE locale passe son temps à combler aussi rapidement que possible les innombrables trous et fissures; qui se dégradent aussitôt sur le pourtour de la réparation de fortune. Même la portion de route près de chez nous refaite à neuf cet automne (octobre, pas vieux, donc) est déjà pleine de fissures par ci par là qui promettent sous peu de beaux nids de poule (il faut dire que l’épaisseur d’asphalte ne nous avait pas semblé pas très épaisse).

Autant se faire une raison : les nids de poule sont comme les oies sauvages qui arriveront d’ici quelques semaines, ils annoncent le retour progressif du printemps! Dans peu de temps, les journaux feront leur une sur la chasse aux nids de poule, puis l’herbe réapparaitra peu à peu. Et il en sera fini de l’hiver 2013.

 

Uashat

Parfois, on ouvre un livre au hasard, sans conviction, et la magie opère sans qu’on s’y soit préparé.

Et c’est comme ça que je me retrouve à devoir quitter avec tristesse le récit au jour le jour d’un jeune étudiant en sociologie arrivé un beau matin de 1954 dans une réserve Innue de Sept-Iles, loin de son Lévis natal, et qui finira marqué à jamais par ce qu’il y vivra. Je m’aperçois que, moi aussi, je ne sors pas indemme de son récit.

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Uashat - G. Bouvard (Éditions Boréal)

Uashat, de Gérard Bouchard, paru aux éditions Boréal, est basé sur le journal intime d’un jeune étudiant, donc, petit gars pauvre, émotif et souffreteux, envoyé en stage sur la réserve indienne d’Uashat. Venu étudier ces Sauvages qu’il ne connait pas et dresser autant que faire se peut leur arbre généalogique, il nous fait découvrir au fil des semaines la difficile réalité d’une réserve: les conditions de vie insalubres; les adultes qui vivent difficilement le passage d’une vie de chasseurs nomades dangereuse mais libre à une vie de salariés de deuxième classe; les jeunes, plus paumés encore. Les Québécois, rêvant de voir enfin décoller l’industrie locale, vivent mal de devoir vivre avec cette réserve porteuse de troubles.

Rien n’est tout blanc ou tout noir, et les méchants et les gentils sont des deux bords, même si le désarroi des Innus devient le nôtre plus que celui des « p’tits blancs ». Tout comme les interrogations du jeune étudiant et son trouble devant ce choc des cultures. Misère des uns et des autres, rôle du clergé, place des femmes, tout y passe.

Et si Florent l’étudiant revenait faire son stage aujourd’hui, serait-ce plus glorieux?

 

Dans les champs

Quelques flocons sont tombés cette semaine, pas beaucoup, pas assez … mais suffisamment quand même pour rechausser nos raquettes et transformer des champs aux alentours en terrain de jeu pour une heure ou deux.

Ciel bleu, soleil éclatant, température « douce » (- 10 et absence de vent = temps doux; oui oui, on a changé nos étalons ici, définitivement), pas besoin de grand chose pour faire notre bonheur.

 

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Colis surprise

Excitation à son comble ce soir: un colis venu de France spécialement pour les filles les a mis dans un état de joie indescriptible; même le très attendu « Père Noël » n’a pas provoqué ça, et pourtant il est généreux, le bougre.

Que je vous mette en contexte. Quand on leur demande ce qui leur manque de la France, les amis et famille mis à part (Skype ne comble que partiellement la distance et ils nous manquent…), elles sont catégoriques: les fraises tagada de Haribo, les chips à la crevette « chinoises » (pourtant bien grasses!), les crêpes whaou qu’elles avaient en collation (pour ma part, je leur trouve un coup de papier, notre palais n’a pas la même sensibilité), les monster munch de l’apéritif (mouai…), les gaufres (on a laissé notre gaufrier en France)…

Toutes des choses nappées du souvenir de leur enfance en France … qui s’étalent -pas pour longtemps, vu leur appétit- devant leurs yeux ébahis! Rien ne laisser présager cette belle surprise, qui rend le plaisir plus grand encore.

Bien joué, Fred!

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Arrivée d'un colis surprise

 

Pour les vacances en France de cet été (premier retour au pays depuis 3 ans, un moment très attendu), il reste des merveilles gastronomiques inscrites sur leur liste des « musts »: des céréales Chocapic, du saumon fumé (il est hors de prix ici), du vrai fromage de chèvre, des Flamby (ceux qu’on trouve ici ne sont que des pâles copies), des yaourts à la vanille la Fermière, du Leerdarmer ou je fais un malheur, du comté, des pommes duchesse, j’en passe et des meilleurs!

Le diable est dans les détails, comme on dit! Mais ce soir, c’est un moment de grâce divine qui a éclairé leur rentrée des classes.

Potluck & Superbowl

Si la Coupe Stanley, trophée le plus prisé du hockey professionnel, reste l’évènement sportif le plus rassembleur au Canada, le match de football américain qui clôturait la saison hier soir a rassemblé des millions de téléspectateurs. Le Superbowl est un incroyable spectacle, un cirque façon gladiateurs (mêmes carrures et faciès sympathiques), une formidable machine à cash et une communion au moins aussi grande que la coupe de monde de football qui fait vibrer le reste de la planète.

Ce fut aussi pour nous l’occasion de vivre l’évènement entre amis, à la Québécoise – assez surréaliste pour quiconque nous connait (juste pour vous mettre en contexte, on n’était même pas devant la télé en 98, quand la France a gagné la coupe, ce qui ne nous empêcha pas de fêter joyeusement la victoire dans les rues…).

Hier soir, donc on s’est fait un potluck, prononcez « potte-loque », chaque convive amenant qui le dessert, qui l’entrée. La maitresse de maison avait, elle, préparé pour l’occasion le seul repas qui vaille pour une soirée Superbowl:

Potluck & Superbowl dans Tranches de vie dsc08318-300x225

Des ailes de poulet sauce barbecue à manger avec les doigts

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Côtes levées (ici, ce qu'il en reste!), à déguster avec les doigts aussi!

Le tout accompagné de chips. Et de bières!

Bon, en toute honnêteté, pas facile de comprendre les règles tout en suivant toutes les conversations à droite à gauche. Pas évident de savoir quelle équipe supporter (comme on ne connait pas Baltimore, mais qu’on a aimé San Francisco, on a rallié les supporteurs des 49ers de San Francisco, fallait bien choisir son camps!)

Quelques heures plus tard, on avait acquis les bases: on est prêt pour remettre ça l’an prochain!




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