• Accueil
  • > Archives pour janvier 2013

Archive mensuelle de janvier 2013

le parc de la Paix – Lévis

Il faut que je partage avec vous un petit secret, jusque là plutôt bien gardé: on a la chance inouïe d’avoir un petit bijou à deux pas de la maison, un espace privilégié, un endroit où on aime passer une heure par ci, deux heures par là en soirée, ou durant les fins de semaine.

Cet endroit – situé au croisement de deux routes et pourtant bien caché des regards – offre de jolies boucles gelées sur lesquelles on aime évoluer, les uns avec grâce, les autres avec prudence. C’est sous la surveillance de l’extraordinaire Monsieur Jacques, qui vous accueille systématiquement avec un grand geste de la main, et n’a pas son pareil pour parler de tout et de rien avec chacun. À la nuit tombée, Monsieur Jacques allume un feu qu’il fait durer gentiment jusqu’à la fermeture, offrant une belle occasion de prendre quelques minutes de pause et de rencontrer des voisins avant de s’élancer à nouveau.

Cet endroit magique, c’est la patinoire de plein air installée depuis deux ans au parc de la Paix, un ancien terrain militaire; les chemins qui serpentent habituellement dans cet espace vert lévisien reconnaissable à son avion militaire sont recouverts de glace la semaine de Noël. Deux petits bâtiments, dortoirs et toilettes, sont installés à demeure pour permettre aux patineurs de chausser leurs patins. Ouverte tous les soirs jusqu’à 21h00 et une bonne partie de la fin de semaine, cette patinoire ne nous laisse aucune excuse pour ne pas mettre un nez dehors et renouveler l’air de nos poumons …

Équipés

Et bien voilà, c’est fait, on a mis le temps mais c’est fait. Danielle, Stéphane, vous n’aurez plus à ressortir toutes vos raquettes, les grandes, les petites, les babiches pas bien pratiques et et les autres, pour nous faire découvrir les coins cachés de Stoneham : les soldes d’hiver battant leur plein, on s’est laissé tenter par les super promos du magasin de sport Latulipe.

Et hop, 50% sur les raquettes GV !

Équipés dans Hiver dsc083121-300x225

Et hop, un coup d’oeil sur le dernier guide Ulysse « Raquette et ski de fond au Québec ».

raquettes dans Tranches de vie

Source: Guide Ulysse

Et hop, cap sur la très belle Vallée Bras du Nord pour les étrenner dans la poudreuse!

 

 

Brrrrrrrrr

Badidon, les journaux avaient annoncé un hiver rigoureux cette année, contrastant avec les deux derniers hivers (NOS hivers, c’est notre 3ème hiver, rendez-vous compte). On peut dire qu’ils ne se sont pas trompés! Chaque matin, il fait un peu plus froid. Du coup, nouveau rituel spécial Grands Froids ces jours-ci:

1/ Un petit coup d’oeil au thermomètre extérieur histoire d’apprécier plus encore la chaleur du bol. Le vent qui souffle nous fait craindre le pire (on annonce des températures ressenties de -39 ce soir, gloups me voici en Sibérie).

Brrrrrrrrr dans Hiver dsc08302-225x300

2/ Une transformation en oignons multi-couches pour braver les quelques mètres qui nous séparent les uns de la voiture, les autres du bus. Oui, même pour quelques mètres.

Et comme le cuir des sièges est glacial et qu’on ne voudrait pour rien au monde avoir des engelures sur notre précieux fondement, on met un pantalon polaire sous le pantalon (retiré prestement dans les toilettes du boulot dès notre arrivée); et pour plus de sureté on étale une petite serviette sur le siège histoire de bien couper le froid. Bien sûr, on pourrait utiliser cet ingénieux bouton qui permet de se chauffer les fesses, pas désagréable au demeurant. Mais on se dit qu’il vaut mieux éviter de tirer sur les batteries en ce moment, elles sont soumises à rude épreuve pour tirer le moteur de sa léthargie!

froid-300x82 dans Hiver

3/ On regarde encore, incrédule, le thermomètre en ce pinçant mentalement (habillés comme on est, pas possible de le faire physiquement). Puis une petite prière au saint patron des voitures du Québec pour mettre toutes les chances de notre côté. Et hop on sort la voiture de l’abri tempo. On la laisser tourner deux minutes (dans la rue, pour ne pas risquer l’intoxication au monoxyde de carbone). Et enfin on roule tout doux tout doux vers le boulot, pour ne pas trop lui tirer sur la corde. On s’arrange pour faire le plein souvent, afin d’éviter que l’essence ne gèle dans le réservoir.

4/ Le soir, on s’habille chaudement pour faire démarrer sa voiture, et on retourne travailler quelques minutes, laissant notre voiture participer joyeusement avec toutes les autres alentours à la création du smog au dessus de Lévis. Une petite pensée aux joyeux dingues qui font la queue pendant un bon moment devant le restau (enfin, restau  … bien grand mot) Ashton pour bénéficier de ce rabais typiquement canadien sur la poutine :

ashton-300x134

Il fait – 27 degrés? Rabais de -27% sur ta poutine. Dommage que ce soit juste sur la poutine à 10 balles et à l’intérêt gustatif très relatif, ce serait sur l’essence, ou même sur le poulet/frites de Saint-Hubert, ce serait quand même mieux.

5/Une fois rentrés, on apprécie à sa juste mesure le bonheur d’avoir une home sweet home, et on se dit qu’on a une excellente raison de ne pas aller au club de gym!

Snowboard en ville

Comme tous les ans, on s’en est mis plein les mirettes ce week-end en assistant à des épreuves de snowboard en plein centre-ville de Québec. Le Championnat du monde FIS de snowboard a lieu en ce moment, et si la plupart des épreuves se déroule – comme de raison- à la montagne (petite montagne, ici, mais montagne tout de même), certaines descentes ont lieu dans le quartier Saint-Roch, sur une piste avec tremplin bâtie entre un échangeur, au pied d’un supermarché; un truc de fou, quoi.

Snowboard en ville dans Hiver dscn0999-150x112

Petite interrogation lors de l’ouverture et de la présentation des pays en lice (47): va-t-on applaudir plus fort pour la France ou pour le Canada? Bah, applaudissons bien fort pour les deux, d’autant que ça réchauffe!

Pour ceux qui ont froid aux doigts de pied (même bien couverts, on lutte à armes inégales avec la vague de froid polaire qui sévit en ce moment), certains sponsors distribuent chocolat chaud et gaufres gratuits (miam).

Puis vite vite, on retourne sur un promontoire se caler entre deux spectateurs et on ouvre les yeux. Trop forts ces gamins!

Une petite vidéo pour se mettre dans l’ambiance?

 

 

 

À votre santé!

Une épidémie de grippe doublée d’une vague de gastro a fait à nouveau parler des hôpitaux québécois dans la presse (il faut dire que, franchement, aller aux urgences quand tu as une gastro et que tu n’es pas une personne à risque, il faut être fou).

L’occasion d’évoquer un livre publié récemment aux éditions Boréal: « Santé – L’heure des choix », de Claude Castonguay, le « Père de l’Assurance Maladie » (je le mets entre guillemets, c’est devenu son deuxième nom!).

À votre santé! dans Lire sur le Québec castonguay-97x150

Première partie: les constats

Des chiffres qui font froid dans le dos (reste à voir ce que ça donne au cas par cas, j’imagine que, comme partout, les choses sont très différentes d’un endroit à l’autre). Exemples choisis: environ 2 millions de Québécois sur 8 n’ont pas de médecins de famille, bien qu’il y ait plus de médecins par habitant (221 pour 100.000), qu’en Ontario (201) ou au Canada (187); des attentes de 17 heures en moyenne aux urgences (gloups);  des délais d’attente pour les interventions chirurgicales longs comme un jour sans pain (75.000 personnes sur listes d’attente en 2011 dont 19.000 depuis plus de six mois); des reports d’opération à la dernière minute qui sont monnaie courante. Vous en voulez encore?

Alors je continue un peu (« fais moi mal, Johnny Johnny »): faible informatisation des dossiers des patients; forte augmentation de nombre d’incidents et d’erreurs médicales; un rang à faire peur dans les classements de performance des systèmes de santé des pays développés (classement OCDE: 23ème sur 30). J’arrête là?

Deuxième partie: les causes

La place prépondérante donnée à l’hôpital dans le système de santé. Les urgences et soins spécialisés reçoivent ainsi l’essentiel des sommes investies. Les étudiants en médecine sont orientés très tôt vers des spécialités, et la médecine familiale a mauvaise image. Devenus omnipraticiens, les médecins doivent, s’ils ont moins de 20 ans d’ancienneté, consacrer au moins 12 heures par semaine aux activités d’urgence (seule province à avoir opté pour ce système). Du coup, ils prennent goût aux conditions de travail plus attrayantes, et surtout ont moins de temps disponible pour la médecine familiale.

Conséquence logique, la première ligne est très légère. Non seulement il manque de médecins, mais en outre, ils ont toute latitude pour choisir leurs patients et ne s’en privent pas . Du coup, en 2010 un omnipraticien québécois voyait en moyenne 91 patients par semaine, contre 129 en Ontario. Et comme leur salaire a connu un formidable rattrapage sur les autres provinces, ils n’ont pas forcément envie d’en faire plus (ce qui peut se comprendre). Problème: les pharmaciens et infirmières pourraient pallier en partie au manque mais leur rôle est volontairement limité par divers groupes d’intérêt.

Pour les personnes âgées, seulement 20% du budget est consacré au maintien à domicile. Du coup, bien des personnes âgées attendent à l’hôpital une place en maison de retraite (centres de soin longue durée), bloquant des lits et engorgeant malgré eux le système.

Une lourde bureaucratie (4800 fonctionnaires s’occupent de contrôler le système de santé hors cadres au sein des hôpitaux), et une multitude de groupes d’intérêt rendent difficile le changement. Selon l’auteur, le Québec détiendrait le record de l’effort financier par citoyen parmi tous les pays développés (la moitié du budget du gouvernement!)

 

Monsieur Castonguay avance bien des solutions (faire l’inverse, en clair, et mettre le paquet sur la création de réseaux de soins de première ligne et de soins à domicile plus musclés) … mais on ressort avec la triste impression qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.  Touchons du bois, on n’a pas été malade depuis des lustres, espérons que ça dure!

Neiges

Ces 10 derniers jours, les grandes variations de température (-21 un jour, – 4 deux jours plus tard, – 12 le surlendemain) et quelles précipitations nous auront permis de vérifier que oui, oui, il existe bien de multiples formes de neige (nous qui ne connaissions autrefois que les 2 centimètres épisodiques blanchissant la Bretagne, ou encore la neige bien damée et qu’on n’a jamais à pelleter dans les stations de ski des Alpes!).

Collante un jour (et lourde, tellement lourde).

Ou bien presque « sèche » un autre : on voit alors nettement la forme des étoiles quand elle vient s’écraser sur la vitre, c’est beau comme tout. Mais elle est nous le fait bien payer: elle est particulièrement casse-pied à pelleter, celle-là, elle vole comme de la cendre! Si le vent s’en mêle, on parle alors de poudrerie qui dit plutôt bien ce qu’il en ait. La neige au sol vole tellement qu’on dirait qu’il neige pour de vrai. Ces jours-là, le paysage change, le vent modèle la neige en dunes blanches…

Dès que les températures remontent ou que le chasse neige a mis une trop généreuse dose de sel au sol, la neige se transforme en bouillie-bouillasse, la fameuse sloche (probablement en référence au bruit de succion qu’on obtient qu’on a ne peut pas faire autrement que de marcher dedans! Sloche vient de l’anglais, et on le sait, les anglais sont fortiches pour faire entendre le bruit dans le mot qui décrit le phénomène.

En tous cas, les jours de sloche, mieux vaut ne pas être piéton ce jour-là, ça éclabousse les trottoirs même à faible vitesse, et certaines flaques de sloche se révèlent traitres pour les chaussures un peu trop basses.

Mais quelque soit sa forme, je vous jure qu’on l’aime pour de vrai cette neige qui nous fait prendre l’air aussi souvent qu’en plein été: le ski, la marche, les raquettes, le patins, les glissades, le devant de la maison à déneiger; on n’a même pas le temps de faire des bonhommes de neige, c’est vous dire!

Non, nos grands ennemis, par chance ils se font plutôt rares, sont le verglas et le grésil. Le grésil, je l’ai d.couvert ici, c’est une incroyable pluie qui tombe en gouttes glacées (rien à voir avec la grêle, c’est … bizzare. Des gouttes gelées. C’est froid, ça glisse, et il faut des heures (bon, de longues mais vraiment longues minutes), pour dégivrer les pares-brises.

 

Québecadabra

La ville de Québec viserait le titre de Ville de Lumière: ça brille de mille feux aux quatre coins de la ville grâce au programme Québecadabra.

Place d’Youville, les marches du Palais Montcalm changent de couleur avec les pas des passants.

Québecadabra dans Villes dsc_0751-300x200

dsc_0754-300x200 dans Villes

dsc_0762-300x200

dsc_0764-200x300

dsc_0771-200x300

Particulièrement sympa, l’église Notre-Dame-des-Victoires, place Royale, se pare de motifs colorés définis par les détenteurs d’iPad et Ipod, grâce à une petite application. Les décors défilent sur la façade de la plus vieille église de pierre d’Amérique.

dsc_0776-200x300

dsc_0777-200x300

Dans notre Top Lumières, avant de rejoindre le petit Champlain et notre bon vieux traversier, on trouve aussi le labyrinthe « Fil d’Ariane » dans le parc Montmorency; tout simple mais bien pensé …

dsc_0766-300x200




famillegiroudon |
Benoit |
laventureencamion |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Au détour des chemins
| "Ginger Bear" a OZé
| Panik a baffin