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Archive mensuelle de novembre 2012

Noël approche! – 1er indice

Comme l’an dernier, Noël est prétexte à renforcer les liens entre employés au sein des entreprises canadiennes, et la mienne n’y fait pas exception.

Première festivité très appréciée de tous pour la convivialité et la simplicité de l’évènement: le repas communautaire. En clair, chacun apporte un plat de son choix (quatre parts maximum, histoire de contenter tous les appétits en évitant le gaspillage), et s’inscrit sur une feuille en précisant son plat et sa catégorie : entrée, plat, dessert. Les derniers à s’inscrire sont invités à veiller à maintenir un certain équilibre, et à ne pas proposer une énième salade.

C’est ouvert à qui veut, et celui qui préfère sa boite à lunch habituelle, son repas tranquillou chez lui ou son Slimfast avalé devant son écran n’est pas repéré comme un mauvais bougre, pas pantoute comme je me surprends à dire (en cachette car mes filles éclatent de rire quand elles entendent mon supposé accent québécois pourtant travaillé sans relâche).

Le jour J, la cafétéria (une grande salle un peu tristounette bardée de micro-ondes et de quelques frigos) se fait tout belle; en toute simplicité (nappes de papier rouge du plus bel effet par exemple), on s’y met à plusieurs pour que ce soit vite fait bien fait (on n’est pas venu au boulot que pour ça non plus, faut pas pousser).

Noël approche! - 1er indice dans Tranches de vie image11-122x150À 12H00 pétante – pour ne pas trouver un buffet dévasté par les morfales- , chacun abandonne son ordinateur bien aimé ou sa machine à souder ou que sais-je encore, et hop, on fraternise joyeusement, goûtant la tourtière de l’un, retrouvant avec plaisir le plat péruvien de l’autre, évitant les beignets bien gras d’un troisième. Le tout a le goût des petites réunions sympas auxquelles je participais dans une vie antérieure à l’occasion du Beaujolais nouveau. Mais en plus grand, sans le vin mais avec la même ivresse. Une heure après, détendus et gavés, le travail reprend, mais on a bien rigolé.

Le goût des choses simples, il n’y a pas que les saucisses Herta qui nous le donne!

 

vendredi, finie la moustache!

Chaque mois de novembre, le système pileux des Canadiens s’épanouit sans contrainte, dans ce pays qui habituellement apprécie assez peu les poils. Eh oui, en novembre, c’est Movember! Les hommes préoccupés par les ravages du  cancer de la prostate (entre autres maux frappant les hommes) se laissent pousser barbe, bouc ou moustache, souvent avec une sympathique pointe d’humour dans le design de celle-ci.

Les plus vertueux s’inscrivent officiellement à movember.com dès le 1er novembre, rasés de près, puis sollicitent l’appui des amis, collègues et familles pour sponsoriser leur moustache (la seule reconnue « Movember ») avec des fonds sonnants et trébuchants. Ceux qui le souhaitent peuvent participer à des rencontres payantes (des « partés ») entre moustachus et amis de moustachus pour mettre encore plus d’humain dans l’affaire.

Dans les faits, beaucoup le font sans aller jusqu’au bout de la démarche (s’inscrire, quémander des fonds, faire pousser uniquement une moustache, comme le prévoit le mouvement caritatif), mais ils le font avec au moins autant de conviction que ceux qui portent le petit ruban rouge sur la poitrine pour favoriser la lutte contre le SIDA. Avec en prime le plaisir de se faire pousser la moustache  sans risquer de se faire mal voir, bien au contraire, le tout avec le sentiment de faire partie d’une équipe puisqu’il ne saurait être question de faire Movember tout seul dans son coin, ce serait contraire à l’esprit!

Honnêtement, c’est tellement sympa de voir cette poussée pileuse transformer soudain un bon quart des collèges de travail!

Rencontre à l’école

Fin du premier trimestre scolaire (sans vacances, gloups, gros morceau puisque les premières vacances depuis la rentrée seront le 22 décembre au soir). Nous revoici de retour à l’école, trois mois après la rencontre parents-prof habituelle (description du programme, des attentes, etc).

Les profs du primaire en profitent pour rencontrer un à un chaque parent,  en présence de l’enfant – sauf souhait contraire des parents  (vous ai-je dit qu’on ne parle pas d’instituteurs ici, mais de professeurs et professeures).

Des plages horaires sont proposées quelque temps auparavant, fixées à divers moment de la journée, y compris bien après la fin des cours (pour vous dire, on a été reçus à 18h30 alors que la classe sonne à 15h20). Les parents indiquent leurs deux horaires de prédilection, lesquels sont confirmés quelques jours plus tard.

Rencontre à l'école dans Ecole ecole-112x150Le jour J, après avoir été accueillis à l’entrée par la directrice de l’établissement tout sourire (qui en profite pour nous remettre un pamphlet sur les actions mis en œuvre dans l’école pour promouvoir les notions de respect et de lutte contre les intimidations), nous voilà reçu à l’heure dite dans la classe. En 5 à 10 minutes selon les cas, le professeur vous invite à vous assoir puis passe en revue le bulletin, en soulignant notamment les points forts de l’enfant, tant académiques que comportementaux.

Bien sur, les point à améliorer sont vus aussi. Mais dans notre cas (il faut dire que le bulletin est vraiment très bon, bravo Championne!), j’ai trouvé ça brillant puisque c’est l’enfant lui-même qui indique sur quoi il se sent moins à l’aise ou/et qui mériterait un peu plus d’effort de sa part. Le voilà psychologiquement engagé devant témoin!

Étaient disponibles également pour tout parent qui souhaitait un échange avec eux les professeurs d’anglais, de musique et de sport. Ainsi que les intervenants spécialisés travaillant dans chaque établissement (on parle bien ici du public, j’ai trouvé ça dingue au départ que chaque école ait ces ressources; je me suis habituée depuis: orthopédagogue, psychologue et orthophoniste.

En tous cas, je trouve génial ce moment d’échange. Et ma championne est ressortie rose de fierté (bon, d’accord, nous aussi).

Cette semaine, on remet ça avec les profs du secondaire, 5 minutes par prof qu’on souhaite rencontrer. On devrait à nouveau entendre des choses douces à l’oreille. Cool!

Cher Sourire

Parmi les bons amis à avoir ici, il faut :

- un dentiste

- ou, peut-être même plus efficace:   Cher Sourire  dans Tranches de vie image1-300x214

Car si l’Ordre des Dentistes veille au grain en terne de contingentement, il est peu directif sur le prix des interventions. On ne trouve d’ailleurs que des extraits du Guide des Interventions et Tarifs publié à l’attention des professionnels, pour les guider dans leur tarification.

Chez les dentistes, les tarifs ne sont affichés, et ils sont totalement libres.

Résultat: dès la première visite, l’immigrant peu au courant des pratiques comprend rapidement que la moindre intervention va alléger considérablement son porte-monnaie. Ainsi, un détartrage coûte aux alentours de 125$ mais peut aller jusqu’à 160$, une extraction de dent vous coûtera 250$ en moyenne, une couronne aux alentours de 1000$. Bref: si le problème dépasse le nettoyage de dents, mieux vaut faire sa petite enquête téléphonique avant de choisir son cabinet dentaire, sous peine de grosses surprises!

Les tarifs sont tels que la sécurité sociale ne prend rien en charge (sauf quelques trucs simples pour les enfants de moins de 10 ans), et remboursent une infime partie des frais par le biais des déductions fiscales, sur présentation des factures. Et les assurances ? À peine un tiers des entreprises du privé propose une assurance dentaire à leurs employés, et quand elles le font, les primes mensuelles sont exorbitantes (180 à 200$ par mois pour une famille de quatre). Quant à se la payer seul, c’est encore plus cher, on oublie.

Et on devient donc très amis avec :

- le fil dentaire (on l’appelle soie ici) et les milles petites trucs pour se brosser les dents sur toutes leurs faces

- le jet dentaire (ouf, on l’a ramené de France celui-là; bien utile)

- le scellant qu’on fait poser sur les dents des enfants (une sorte de pellicule protectrice sur le plat de la dent)

- les rince-bouches qui se vendent dans des contenants aux tailles inconnues sur les rayons des supermarchés français

Et on adopte aussi souvent que possible cette bonne habitude que les dentistes français nous vantaient (sans trop de succès pour moi, je l’avoue): se laver les dents dans les toilettes du boulot!

Ah, au fait: un cabinet dentaire québécois n’est pas organisé du tout comme un cabinet dentaire français. En France, on trouve une assistante pour deux-trois dentistes, ici on trouve trois-quatre assistantes (des hygiénistes dentaires, s’il vous plait, qui sont au dentiste ce que les infirmières sont au médecin) pour un dentiste. Lequel règne en maitre sur son cabinet, ne jetant un coup d’œil sur la bouche du patient que si vraiment nécessaires.  Le salaire d’un dentiste débutant est de 80 à 100.00 dollars, il est en moyenne de 150.000 dollars et atteint plutôt 250.000 pour un dentiste possédant sa clinique privée. Si ça te fait rêver, nouvel immigrant dentiste, passe ton chemin, car seul 9% des dentistes ont obtenu leur diplôme ailleurs qu’au Québec, et bon nombre viennent du reste du Canada.

 

presque sous la barre des 3%

« Je suis découragé », « aucun réponse positive, je ne sais plus quoi faire ».

Et non, ce ne sont pas des chômeurs découragés qui se plaignent, mais bien des responsables du personnel. On est passé le mois dernier à un taux de chômage de 3.1% en Chaudière-Appalaches, alors autant vous dire que le défi de la main d’œuvre est immense pour les entreprises de la région. Certes, ne nous leurrons pas, dans le tas, il y a des postes peu attrayants (travail de nuit, postes peu qualifiés et peu payés), ou encore des « postes Mc Do », temps partiels aux horaires décousus. Et les choses ne sont pas forcément faciles pour les moins scolarisés.

Mais dans le même temps, tous les postes un peu qualifiés, tant dans l’industrie que dans les services, ou encore qui demandent un bon niveau d’anglais, ont du mal à se combler. Sans rire, quand on envoie son CV, on s’imagine qu’il va se retrouver noyé dans des dizaines de CV, qu’on ne va pas être remarqué, que sais-je. Du coup, on est surpris quand on se retrouve de l’autre côté de la barrière : on ne reçoit parfois que deux, trois, cinq CV, dont la moitié hors sujet.

Bref, je crois qu’on commence à vivre en direct un beau mouvement de balancier, qui oblige les recruteurs à suivre des stage de marketing RH (sans blague, c’est vrai), à s’intéresser aux médias sociaux pour recruter et/ou se faire connaitre. Les usines affichent de grands « nous embauchons », les tickets de caisse s’ornent eux-aussi régulièrement de « nous embauchons ». Dans certaines écoles techniques, les étudiants se trouvent tous un job avant la fin de leur scolarité (ils finissent tranquilos, sans stress, et hop ils commencent).

Et ben moi, j’aime ça.

On s’abrite

Dans quelques semaines, peut-être même quelques jours qui sait (eh, pas de blague! On aime la neige mais qu’elle n’arrive pas trop vite, hein), la neige va tout recouvrir. Les champs, les forêts, la ville … et les deux grandes places de parking qu’on a devant le garage; garage qui, faut-il vraiment, le préciser, sert à tout; sauf à mettre la voiture (on n’a jamais mis de voiture dans le garage, cherchez l’erreur).

Sachant que la surface à déneiger est grande; qu’il faut le faire matin et soir quand la neige tombe (et on annonce un hiver à la 2008, les nids de guêpes sont très perchés, un signe qui ne ment pas); que je suis à la première à rentrer le soir et celle qui a le plus de temps disponible le matin et que donc le pelletage de la neige me reviendrait de droit plus souvent qu’à mon tour et que ça me tente pas; bref, sachant que la liste est longue montrant qu’il nous fallait trouver incessamment une solution de déneigement, on a réfléchi un bon moment avant d’opter pour une solution.

Jusque là, l’ancienne propriétaire faisait déneiger par une compagnie. Un bon 380$ (et oui, il y a de la surface), un déneigement imparfait du fait que les voitures y sont stationnées (et comme ils déneigent super tôt, style 5h00 du matin, ne comptez pas sur moi pour déplacer la voiture pendant leurs quelques minutes de travail; de la neige super sale balancée sur ma belle pelouse, et puis ils grattent super fort avec leur tracteur-pelleteuse, ça abime tout! Bon, on arrête le contrat de déneigement ou pas?

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Souffleuse à neige de chez Rona

Certains copains ou collègues ne jurent que par la souffleuse. Moi je ne le sens pas, je ne vais jamais réussir à concentrer la soufflerie vers notre territoire (pas question de la balancer chez le voisin, ni sur la rue); et puis ça a l’air lourd, ça fait du boucan, je suis sure que ça pue. C’est non.

Reste l’option assez moche mais bien pratique de l’abri temporaire. Bah, tous le monde en a, on ne remarquera pas le notre. Et puis ça sera cool, rien à déneiger ou presque. Bon, d’accord, le montage va pas être simple à deux,. Et puis si il neige vraiment trop, il est hautement conseillé de s’arranger pour faire glisser la neige qui aurait le mauvais goût de s’accumuler lourdement sur le toit. Peut-être pas si facile, comme manœuvre …

Allez, va pour l’abri tempo. Et puis un super grand, pour n’avoir rien à déneiger ou presque.

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Abri Tempo, de la marque ... Tempo

Une fois cette option décidée, tout restait à faire.

Il nous a d’abord fallu faire une véritable étude de marché. Entre celui a 700 dollars venu tout droit de Chine et celui à 3000 dollars du spécialiste en abris tempos made in Québec, les formes rondes et les formes triangulaires plus pentues, oula on choisit quoi, nous? On en prend un pour durer 3 ans mais pas cher ou un plus cher mais fait pour durer 15 ans?

On a fini par le trouver, cet abri, il devrait durer 10-12 ans (on va le bichonner), il coûte dans les 1500 dollars (et oui, quand même, mais toile épaisse et structure solide, hein). Reste à le monter, je sens que ça va me plaire….

 

Monstres heureux

Faute de costume (je sais, j’aurais pu investir un peu, d’autant qu’ils étaient soldés les derniers jours), je n’ai pas joué le jeu du déguisement le 31. Et je n’étais pas la seule, seule une poignée de joyeux drilles s’étaient finalement travestis pour venir travailler hier, au boulot.

MAIS j’ai bravé la pluie, la crainte des kilos et caries à venir (pour les filles …. mais aussi pour moi, pas facile de résister quand même). Et je me suis jetée à cœur perdu dans la collecte des bonbons. Au tout départ, on a eu comme une petite gène … qui n’a résisté longtemps. L’excitation est montée aussi vite que les bonbons dans les sacs en plastique. Une maison décorée + éclairée? La voie est libre, les monstres sont attendus. Pour les autres, sans déco ou non éclairées (l’exception, car ici on laisse allumé sa maison presque 24 heures sur 24), passe ton chemin.

Je vous laisse juger de la gentillesse et de la générosité des gens: les filles ont collecté à elles deux plus de 3 kg de bonbons en un peu plus d’une heure. Et je peux vous assurer qu’elle n’étaient pas les seules! Un collègue m’a dit avoir distribué plus de 100 poignées de bonbons! La pluie qui s’est mise à tomber dru nous a fait rentrer dare-dare, excitées comme des folles.

À peine rentrées, ça sonnait à la porte: c’est nous qui avons alors distribué des sacs de bonbons puisque Monsieur, généralement dévolu à ça, avait eu le bon goût de s’absenter pour cause de formation. Quelle fête pour les enfants!

 

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montres heureux




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