Sus à l’orignal

La chasse à l’orignal bat son plein dans la région. On voit donc de temps à autre passer des équipages inhabituels pour nous. Généralement, c’est au détour d’un virage qu’on croise ces remorques ou pick-ups exhibant fièrement leur prise, mais hier, c’est sur le parking de l’entreprise que trônait la bête. Deux collègues, chasseurs à l’arbalète s’il vous plait, sont passés présenter leur prise avant de passer chez un boucher pour la faire débiter (très bonne viande semble-t-il).

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Certes, pour une âme sensible comme la mienne, peu habituée de surcroit à côtoyer des chasseurs, voir finir ainsi un digne représentant de la forêt québécoise a quelque chose d’un peu dérangeant. Le plus grand cervidé de la planète étalé comme une carpette sur une remorque métallique, pouah …

Reste que les orignaux (86.000 individus au Québec) ont peu de prédateurs (il reste environ 7000 loups), et que si les chasseurs n’intervenaient pas quelques semaines dans l’année pour réguler quelque peu les populations, il faudrait le faire par des moyens chimiques ou autres à un moment ou un autre.  Leur appétit pour les jeunes pousses, et leur confinement sur un territoire restreint durant l’hiver, n’est pas sans conséquence sur la forêt.

La seule chasse à l’orignal rapporte chaque année à l’État 172 millions de dollars, toujours ça de pris.

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