• Accueil
  • > Archives pour octobre 2012

Archive mensuelle de octobre 2012

Être un monstre ou pas

Alors que les jardins et maisons se préparent (timidement, rien vu d’exceptionnel aux alentours) à accueillir une armée plus ou moins organisée de fantômes, vampires et autres sorcières affamés de bonbons, deux questions cruciales se posent, à solutionner au plus vite.

1/ Vais-je me faciliter la vie, et amener mes montres gentils au parcours Halloween organisé par la ville de Lévis? Quelques rues fermées à la circulation, dans lesquelles s’enchainent des scénettes « fantômesques », et un mini sac de bonbons. Mouai … mais tellement facile pour moi, ça compte, ça, quand même! Ou faut-il vraiment que je me tape les rues des quartiers « jeunes » (les seuls ou presque à jouer le jeu de la distribution des convoités bonbons), en encourageant mes deux diablotins avides de bonbons mais un peu trop timides pour aller sonner aux portes sans la rassurante présence de Maman. La pression est assez forte sur ce deuxième plan, va falloir que je me motive sérieux … Et si on faisait ça avec les copines, hein les filles?

2/ Deuxième point à résoudre rapidos, qui pourrait être une bonne préparation psychologique à la première situation : faut-il venir déguisée au travail le 31? Une partie des collègues plaident pour, ils ont déjà commencé la distribution de bonbons depuis quelques jours pour motiver chacun à faire fi de sa fierté de cadre un peu coincé; mais une majorité silencieuse viendra le 31 comme si de rien était … Pff, d’abord j’ai pas de costume, ou alors ils sont moches.

Être un monstre ou pas dans Tranches de vie 001-300x225

002-225x300 dans Tranches de vie

005-225x300

Criminel

Si on vous dit « dossier criminel », vous pensez immédiatement violence, prison, drogue, le gros truc, quoi?

Et bien vous avez tout faux : je me suis fait prendre au départ (mais non, j’ai pas de dossier criminel, c’était en tant que recruteuse!),  mais, au Québec, un « dossier criminel » regroupe sur un même document toute infraction à la loi ayant été punie sur le plan civil ou pénal.

On y retrouve donc les feux rouges (lumières, ici) que vous auriez grillé sous le nez d’un policier, les excès de vitesse ayant fait l’objet d’une amende, les vols en magasin quand vous étiez jeunes et bêtes, etc. Et bien sûr toute infraction plus grave. Et en la matière, rien ne s’efface : une infraction un jour, une infraction toujours. Du coup, certains, et croyez pas, ça ne se devine pas toujours à leur dégaine, ont des dossiers longs comme le bras. Dans certaines professions, je tombais de ma chaise quand je tombais sur un candidat au dossier criminel vierge: un alien venu d’ailleurs!

Avec une définition aussi large du crime, et sans effacement de la sanction même après des années, on se retrouve, au plan de la province, avec un Québécois sur sept ayant un dossier criminel entaché.

Problème: toute embauche ou presque passe (outre l’entrevue, bien sûr) par la consultation du dossier criminel de la personne (le « plumitif », dans notre jargon) qu’on veut embaucher; dans les agences de recrutement, toute personne rencontrée, qu’elle soit placée ou pas, a son dossier criminel joint à son dossier, au cas où. Pour de nombreuses entreprises, ouf, ce n’est pas un frein en soi, tout dépend des infractions et du laps de temps qui s’est écoulé (le petit joint puni quand le candidat de 44 ans avait 18 ans est sans effet sur son employabilité; par contre le vol de métaux pour un soudeur ou la fraude fiscale caractérisée pour un comptable, ça le fera moyen …).

Mais il y a aussi pas mal d’entreprises, particulièrement les plus grosses, les banques, les chaines de supermarché, etc, qui, elles, excluent d’emblée toute personne ayant un dossier criminel non vierge.

Nous voilà prévenus, gare au pied lourd sur la pédale, aux places de stationnement qu’on a oublié de payer ou au texto envoyé à un feu rouge, ça va vous suivre toute votre vie.

Action de Grâce

Puisque l’Action de Grâce, qui nous offre un jour de repos supplémentaire chaque automne, est destinée -notamment- à célébrer tout ce qu’il y a de beau autour de nous, on a pris ça au pied de la lettre. Et on s’est offert une journée de randonnée au coeur d’un petit bijou de nature: le parc des Appalaches.

Partis tôt le matin, il ne faisait pas bien chaud au départ, mais le bleu de ciel et cette incroyable lumière de cette région du globe compensait largement, les tuques d’hiver vissées sur la tête.

Action de Grâce dans Nature dsc08068-225x300

Wow, s’en mettre plein les poumons et les mollets, dans l’écran flamboyant des érables, s’avaler un sandwich bien mérité dans un refuge dominant la vallée, le tout sans rencontrer âme qui vive pendant des heures, ça vaut son pesant de cacahuètes. Après tout, c’est aussi l’une des raisons qui a poussé notre barque jusqu’ici!

dsc08071-300x225 dans Nature

Géré par une association sans but lucratif, c’est un parc méconnu, un peu trop loin des circuits touristiques et de Québec (1h45 à 2 heures) pour attirer les foules qui lui préfère la Jacques Cartier. Tourbières, lacs, sommets, parois de roche, passerelles de bois, il offre pourtant une belle variété de paysages, et 120 km de sentiers de toutes difficulté (sachant qu’ici, même les sentiers estampillés « difficiles » sont à la portée de bien du monde).

Pour ceux qui ont des chiens, c’est un espace de jeu sans pareil puisqu’ils ont acceptés sans conditions (en hiver, on peut même loué des espèces de petits traineaux une place monté sur trottinette pour se faire tirer dans la poudreuse pendant qu’il se donne à fond).  Je vous l’ai bien vendu? Dire que je ne gagne pas un peseta là-dessus …

Au fait, arrêtez-vous au Café du Randonneur, avant de vous lancer, non pas pour payer votre tribut (il est gratuit!), mais ils sont tellement sympas que ça rajoute au plaisir!

dsc08080-225x300

dsc08083-300x225

dsc_0629-300x200

dsc_0630-200x300

dsc_0636-300x200

Tartinades

Bon, on l’aura remarqué, voilà bien longtemps que je n’alimente plus ma rubriques « supermarchés2; ils ne m’étonnent plus, que voulez-vous; Je me suis habituée, je connais leurs rayons par coeur.

Mais un petit clin d’oeil par ci par là ne fait pas de mal. Cette fois, c’est dans le rayon des pâtes à tartiner que je vous emmène. Car à côté de ce bon vieux Nutella et de ses copies (dont une pas mal du tout, sans noisettes et supposée au chocolat noir; je sais, vous allez me dire que ce n’est plus du Nutella) trônait fièrement – et en promotion s’vous plait – une pâte à tartiner que je n’offrirai pas à mon pire ennemi (quoique, à bien y réfléchir …):

De la pâte de chamallow. Un truc blanchâtre, probablement plus collant que du papier tue-mouche humide, avec une liste d’ingrédients impossibles à prononcer. Ça se vend, ça? Franchement faut en avoir vraiment envie.  Tartinades dans Supermarches DSC07967-225x300

Et soit le chef de rayon était bourré ce jour-là, soit il a un stock tellement important à écouler qu’il en colle partout, voilà que se cachait dans le même rayon du cheddar fondu à tartiner, vendu entre les pots de beurre de cacahuète et le Nutella. Pouah.

 

DSC08002-300x225 dans Supermarches

Sus à l’orignal

La chasse à l’orignal bat son plein dans la région. On voit donc de temps à autre passer des équipages inhabituels pour nous. Généralement, c’est au détour d’un virage qu’on croise ces remorques ou pick-ups exhibant fièrement leur prise, mais hier, c’est sur le parking de l’entreprise que trônait la bête. Deux collègues, chasseurs à l’arbalète s’il vous plait, sont passés présenter leur prise avant de passer chez un boucher pour la faire débiter (très bonne viande semble-t-il).

Sus à l'orignal dans Tranches de vie orignal-300x175

P1000998-300x169 dans Tranches de vie

Certes, pour une âme sensible comme la mienne, peu habituée de surcroit à côtoyer des chasseurs, voir finir ainsi un digne représentant de la forêt québécoise a quelque chose d’un peu dérangeant. Le plus grand cervidé de la planète étalé comme une carpette sur une remorque métallique, pouah …

Reste que les orignaux (86.000 individus au Québec) ont peu de prédateurs (il reste environ 7000 loups), et que si les chasseurs n’intervenaient pas quelques semaines dans l’année pour réguler quelque peu les populations, il faudrait le faire par des moyens chimiques ou autres à un moment ou un autre.  Leur appétit pour les jeunes pousses, et leur confinement sur un territoire restreint durant l’hiver, n’est pas sans conséquence sur la forêt.

La seule chasse à l’orignal rapporte chaque année à l’État 172 millions de dollars, toujours ça de pris.




famillegiroudon |
Benoit |
laventureencamion |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Au détour des chemins
| "Ginger Bear" a OZé
| Panik a baffin