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Archive mensuelle de juillet 2012

Régis

Le paysage québécois compte depuis quelques années une nouvelle espèce riche en couleur, apparue après la fusion des villes-centres avec leur banlieue: Québec, Lévis, Trois-Rivières, etc. Le porte-drapeau a pour territoire la ville de Québec.

Les maires et mairesses de ces villes aux contours élargis ont des allures de chefs d’entreprise, des caractères bien trempés, beaucoup de dynamisme … et des égos surdimensionnés. Ils gouvernent leur ville à coups de projets, de grands évènements, l’œil rivé sur les retombées économiques et fiscales. Soucieux de leur popularité, ils cherchent (et parviennent plutôt bien) à recréer un lien de confiance entre ces fonctions de maires et les citoyens.

Leur aura personnelle est telle que peu de conseillers municipaux s’expriment contre les propositions du chef. Adeptes de la démocratie participative, ils sont aussi terriblement populistes, tirant facilement à boulets rouges sur les corporatismes, les journalistes, les mous, les fonctionnaires …

Bref, ils sont incontournables dans la vie locale. Le premier d’entre eux, Régis Labeaume, le maire de Québec (inscrit cette année par certains de ces administrés dans la compétition World Mayors qui élira en octobre prochain les 25 meilleurs maires au monde) est tout de même porté par un taux de satisfaction de la population québécois à son égard constamment supérieure à 82% depuis son élection en 2007!

Je vous conseille de lire son portait plein d’humour dans Le Petit Labeaume Illustré, aux Éditions La presse. Aussi bien pour ceux qui l’aiment que ceux qui ne l’aiment pas (si si, il y en a). Même ceux d’entre vous qui n’en ont jamais entendu parler peuvent y trouver leur compte: ce monsieur, superstar locale, est à la fois fascinant et terriblement horripilant.

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Le Petit Labeaume Illustré - Éditions La Presse

À l’eau

Avec plus de 300.000 piscines extérieures (hors terre pour la plupart), le Québec serait l’endroit au monde qui détient le plus grand nombre de piscines par habitant. Trois raisons majeures, deux largement invoquées, l’une beaucoup moins :

1) L’hiver étant ce qu’il est, il est primordial de tirer profit au maximum des joies estivales considérées de courte durée (mais, de mon point de vue, bien  aussi longues que ce que m’offrait le territoire breton …);

2) Faire en sorte que les enfants restent à la maison plutôt que de les voir attirés par les maisons des autres; ça marcherait plein pot de 12 à 16 ans …

3) Moins avouable, mais on ne peut pas l’exclure: Afficher le même standing que les voisins… Il faut dire, pour être entourés de maisons avec piscines, que lorsque vous attendez les ploufs des uns et des autres, les 40 degrés actuels vous semblent bien pesants.

Avant de –peut-être- succomber nous aussi un jour à cette douce tentation, on profite à fond des piscines municipales : pas moins de 11 piscines extérieures (très propres et 100% gratuites!) sont ouvertes au public tous les après-midi durant l’été sur le territoire de Lévis. « C’est pas pire », comme on dit ici, il y en a forcément une près de chez vous!

Et comme la vie est pleine de bonnes surprises, nos voisins de fond du jardin, absents tous les week-ends pour cause de résidence secondaire (« de chalet »), nous ont offert (et même recommandé) d’user et abuser de leur piscine en leur absence!

Le bonheur …. même par chaleur accablante!

Ah que coucou!

Notre Johnny national est passé par Québec après 37 ans d’absence. Et du haut de ses 69 ans (ah, ouai, quand même …), il a enflammé la foule quadra-voire franchement quinquagénaire du Festival d’Été et fait du grand Johnny.  Deux heures et demi de spectacle, 11 (excellents) musiciens sur scène, tous ses tubes (presque totalement inconnus, il a vite compris qu’ici, fallait pas trop brandir le micro vers la foule sous peine de bide), du show en veux-tu en voilà comme il enchaine depuis des décennies en France.

Bref, ce matin, la presse, les copains, les collègues ne parlaient que de lui! Scotchés qu’ils étaient. Leur meilleur show du Festival, de l’avis général, d’autant plus savoureux que peu s’y attendaient, venus là par curiosité. Et moi d’être interrogée longuement sur la Bête. Et finalement de redécouvrir ce morceau de France à lui tout seul …

Hamburgers de compétition (si!)

Je le savais bien que l’Amérique du Nord me réconcilierait avec les hamburgers.

Jusque là, j’avais plutôt pas mal résisté. Il faut dire que mes tentatives à l’ombre de Ronald le clown ne m’avaient pas laissé un souvenir impérissable. Et puis un jour les copines m’ont torturée forcée convaincue de les retrouver dans un restaurant ne proposant que des burgers (et aussi deux salades et 3 sandwiches, j’aurais bien pris ça pour me venger du traquenard mais mais j’avais donné ma parole). Et c’est ce jour là que j’ai ajouté les burgers à ma longue liste des trucs sympas méritant d’être vécus.

Chez Victor, donc, est un restaurant se targuant d’être un « burger-restaurant gourmet ». Et qui parvient effectivement à marier burgers et fin palais!

Hamburgers de compétition (si!) dans Alimentation logo-chex-vicotr-150x80

Rien que leur carte vous fait saliver. Celui au sanglier (un best ! Il parait que celui au saumon est bon aussi …), par exemple, est garni d’un steak de sanglier au petit goût de noisette, d’un peu de fromage québécois (du Migneron produit en Charlevois), de pleurotes et portobellos sautés au brandy, de laitue et de tomates, le tout servi avec frites maison et/ou salade.

Et aussi d’un peu de mayonnaise à tomber par terre (au curry, ou encore érable et romarin comme sur la photo, au pesto, à la tomate séchée, j’en passe). Au départ, tu te dis: mayo = kilos, j’y touche pas; et puis c’est comme les noix de cajou, tu y goûtes, et c’est fini ….

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Burger au Sanglier de Chez Victor

Même le pain est savoureux, et pourtant je ne suis pas un fan de ce type de pain tout mou, je vous le jure. Et en plus les serveuses et serveurs sont sympas comme tout, et les décors modernes ET chaleureux, genre bon goût.

Non, je n’ai pas de parts dans la compagnie, mais je devrais peut-être importer la franchise en France et ailleurs, pas l’impression qu’il y en ait partout sur la planète comme ces insipides Subway qui ont tous le même goût. Je me trompe?

Festival d’été

Avec le Festival d’Été qui bat son plein depuis jeudi soir, la foule et la fête prennent possession de la ville pour 10 jours d’affilée. Un large périmètre habituellement réservé à la circulation est totalement clôturé, permettant de passer d’une attraction musicale à une autre sans peur de se faire tailler un short. C’est la fête les amis!

Festival d'été  dans Tranches de vie Bracelet-Festival

Bracelet Laisser-Passer

Même sans le sésame magique (l’un des 150.000 qu’il fallait acheter des mois auparavant, il reste cependant des possibilités – légales – de se procurer des entrées de dernière minute pour la plupart des concerts), le Festival propulse la ville et ses visiteurs dans une ambiance décontractée, bon enfant. Québec devient le royaume des artistes de rue, et les concerts gratuits sont légions (Steph, si tu lis ce post, il y a surement des artistes incroyables à venir découvrir! Pour ma part, pas ou peu de noms connus dans la programmation des concerts gratuits … une surprise pour personne!).

Une heure avant un concert à l’Espace Bell, l’épicentre de la fête au coeur des Plaines d’Abraham, un flot continu de festivaliers rejoint l’esplanade sous l’oeil attentif  de la sécurité: alcool formellement interdit, fini les débordements des premiers festivals. Le tout de façon tout à fait civilisée quoique joyeuse, quasi en file indienne (même quand la configuration ne l’impose pas, leur côté British qui transparait). Avec la nuit tombée (il fait nuit tôt ici, 21h00 à tout cassé), les macarons qui clignotent rouge sur la poitrine des festivaliers (5 à 10000 selon l’artiste à l’honneur) sont visibles partout à la ronde, c’est cool comme image.

Pour vivre les concerts sans pass, pas de souci: les décibels sont suffisamment forts pour arroser tout le quartier, surtout si vous vous vous installez dans l’axe  de la scène (pour les malheureux habitants aussi …). Un bon spot, sans la foule (et sa joie de vivre, on ne peut pas tout avoir), c’est de s’installer près de l’entrée de la citadelle : la musique, les boum-boum, les vivats des spectateurs, comme si vous y étiez, l’intimité de l’herbe tendre en plus. Même de l’autre côté du fleuve, sur les Terrasses de Lévis, on peux -presque- suivre le concert!

Années après années, les sondages sont catégoriques: le Festival d’Été, évènement musical extérieur le plus important d’Amérique du Nord s’vous plait, remporte tout les suffrages en tant qu’évènement préféré des Québécois, et ce quelle que soit la classe d’age des répondants. L’an passé: taux de satisfaction de 94%.

Bonne fête, bon festival  à tous!

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Cordes sensibles

Faisant preuve d’un courage incroyable pour écrire (les vacances approchent, vous n’allez plus entendre parler de moi pendant deux trop courtes semaines, je prends un peu d’avance!), je continue sur ma lancée. Et je reste même dans le même thème (le décryptage de la société québécoise) pour évoquer Les nouvelles cordes sensibles des Québécois, de Jacques Bouchard (paru en 2006, mais il me semble toujours coller avec les réalités 2012 ).

Jacques Bouchard considère que les qualités et défauts des Québécois naissent de 6 « racines vitales »: leur souche terrienne, le fait d’être une minorité, leur appartenance au continent nord-américain, leurs souches catholiques, leur origine française et leur ascendance latine.

Et il les égrène, ces 36 qualités et défauts recensés à partir de leurs habitudes de consommation, en analysant 25 ans après la publication du même bouquin comment les choses ont évolué. Pour ma part, j’ai adoré,  c’est plein de petits clins d’oeil sur ce qu’on vit au jour le jour, sur les petits (et grands) travers d’un peuple mercantile (le culte de l’argent règne), aimant le paraitre, facilement jalouse (racine française peut-être?), à l’esprit moutonnier, mais aussi sur les qualité de ce peuple tolérant, simple, doué pour le plaisir et la fête, valorisant la créativité, jugeant a posteriori et non a priori, …

Jacques Bouchard, mort peu après la parution de ce livre en 2006, était un publicitaire très connu ici. Ces gens-là savent y faire pour écrire des livres plaisants. Et finalement, comme il aborde les qualités comme les défauts des gens d’ici, tout le monde y trouvera son compte: ceux qui aiment les Québécois et ceux qui ne s’y font pas!

Si vous ne l’avez pas déjà lu, c’est peut-être le moment de l’inscrire sur votre liste!

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Les nouvelles cordes sensibles des Québécois - Éditions les Intouchables

 

 

 

 

 

 

 

 

P.S.: on cherchant une photo du livre, je suis tombé sur ce site: www.hrimag.com/Connaissez-vous-bien-les-Quebecois, un site sur la restauration et l’hôtellerie, qui applique ces fameuses « cordes sensibles des Québécois » à la restauration, c’est super … et tellement complet que vous n’aurez même plus envie de le lire, ce livre!

Irréductibles Québécois

Allez, puisque j’ai commencé à vous parler d’un livre que j’avais aimé sur le Québec, je me lance et vous en livre quelques autres dans la foulée (les vacances arrivent, c’est le temps de mettre quelques bouquins dans le sac de voyage!).

En voici un second, donc. Un livre à lire quand on projette de venir passer un court ou long séjour au Québec; ou simplement qu’on s’intéresse à ce coin du monde. Attention, je ne garantie pas qu’il conserve son attrait quand on y vit depuis quelques temps (quoique, pour comparer nos analyses), mais ça se lit tellement facilement …

Il s’agit d’Irréductibles Québécois, de Valérie Lion (paru en 2005, pas trop de rides cependant). Cette journaliste française tente de faire comprendre ce qu’est le Québec derrière les clichés (Céline & René, le bucheron, le froid, vous les connaissez). Quelle est son identité, les acquis de la Révolution Tranquille, les différents héritages. Elle raconte ce souci de l’égalité hommes-femmes, le politiquement correct qui prévaut dans toute discussion (et qui agace prodigieusement bien des coqs français qui aiment tant se disputer amicalement avec le premier venu sur le moindre sujet chaud), l’héritage des cultures française / anglaise / américaine, et j’en passe.

Vous m’en direz des nouvelles?

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Irreductibles Québécois - Éditions des Syrtes

 

 

 

Histoire …

Connaitre l’histoire d’un peuple, c’est comprendre sa culture, ses peurs, ses thèmes de campagne, ses statues, le noms de ses rues, tout ça. Et ce n’est un secret pour personne, j’aime l’histoire, celle du Québec tout particulièrement.

Une histoire courte qui rend chaque événement, chaque personnage palpable, proche de nous. Une histoire qui regorge de personnalités incroyables: les pionniers, bien sûr, et leur cohorte de coureurs des bois, de jésuites martyres, de religieuses dévouées et de colons travailleurs; les hommes politiques, ensuite, des avocats de formation pour la plupart, soldats au service d’une cause, avec une ambition et presque toujours une personnalité hors du commun, troubles et bourrés de contradictions (des hommes, quoi). Une histoire qui permet de lire l’histoire de France sous un autre angle, également …

Tout cela pour en venir à ce livre que je viens de lire, idéal pour quiconque s’intéresse à l’histoire du Québec sans avoir le goût ni le temps de se plonger dans un gros bouquin. Il s’agit de « Marcel Tessier raconte notre histoire », aux Éditions de l’Homme.

L’auteur attaque les 400 dernières années par chacun des personnages-clé du Québec, avec un ton et un style qui fait qu’on s’intéresse à chacun, comme si chaque chapitre était une mini-nouvelle. Et on enchaine les étapes, les luttes et les entourloupes sans s’en rendre compte. Il semble que Marcel Tessier soit un Personnage lui-aussi, souvent invité sur les plateaux TV tant sa verbe anime l’espace. Ça ne m’étonne guère, rajoutez une voix de stentor sur un style aussi coloré et chaleureux que le sien, vous obtenez à coup sur un cocktail détonnant.

Un bijou, je vous dis, foncez donc à la bibliothèque du coin!

Histoire ... dans Lire sur le Québec Marcel-Tessier-%C3%89dition-Hommes-99x150

http://www.editions-homme.com/Marcel-Tessier-raconte-notre-histoire

 

Nous voilà sans enfants pendant deux semaines.

Sans famille sur place, et faute de vacances suffisamment longues, les camps de jours et camps de vacances sont des incontournables pour occuper nos jeunes. Depuis hier, donc, après une semaine de camp de jour (on ne dit pas centre aéré ou centre de loisirs mais c’est pareil), les filles ont changé de formule et rejoint la Ferme Marichel, une ferme pédagogique à une heure de Québec (Sainte Agathe de Lotbinière) initiant chaque été des groupes de max. trente enfants de tous ages aux joies du métier d’agriculteur.

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Elles vont s’occuper des animaux (à la base, c’est une ferme d’élevage qui produit de la viande d’agneaux, mais les cochons, traditionnels volatiles de la basse-cour, âne, vache ou lapins devraient leur plaire tout autant); faire des tours en tracteurs; faire des activités liées aux ruches (des bougies en cires au minimum, et se sucrer le bec avec du miel!), s’occuper du jardin, etc.

Rien à voir avec le camp de l’an passé au Lac Trois-Saumons (un best-seller dans les camps de vacances de la région), plus boy-scout dans l’approche (bain froid dans le lac au réveil, accrobranche et activités nautiques sur le lac …), grosse affaire (600 gamins en même temps). Faut bien changer!

Et nous, on réapprend à vivre dans le calme … On s’ennuierait presque!

 

 




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