Archive mensuelle de mai 2012

Snowbirds

Ce n’est pas la Patrouille de France, loin s’en faut, et la densité urbaine du site interdisait les loopings et autres acrobaties. Mais quand même, les forces aériennes canadiennes nous ont offert un beau spectacle hier soir, en volant pendant une heure au dessus du fleuve et du Château Frontenac.

Il vous manque l’ambiance bonne enfant (les gens s’étaient regroupés sur les berges, de part et d’autres du fleuve), les vues -on ne s’en lasse pas -sur Québec City, les vrombissements des moteurs passant au dessus de nos tête, mais voici un petit aperçu du spectacle offert par les Snowbirds, l’équipe de démonstration aérienne des forces armées canadiennes …

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Symphonic-Ado

Parce qu’elle s’était inscrite à des cours supplémentaires de flute à bec deux midi par semaine à l’école, ma plus jeune (devenue une virtuose en herbe si on considère les connaissances musicales des parents) s’est vue offrir des places pour le concert SymphonicAdo.

Que je vous explique: Lévis abrite un orchestre symphonique qui s’est donné notamment pour but d’éduquer les jeunes à la musique classique et de leur rendre plus accessibles ces œuvres qu’ils n’écoutent que rarement, à moins d’avoir des parents mélomanes. Et à ce titre, l’orchestre organise une fois par an, fin mai, un grand concert (symphonique, on l’aura compris) ouvert aux jeunes et moins jeunes.

Loin des LMFAO ou Lady Gaga qui saturent habituellement nos oreilles (vive le début de l’adolescence), nous voici (royalement) installés à quelques mètres de la scène, fascinés par le chef d’orchestre et les nombreux musiciens.  Le thème reste accessible: les musiques de film, encore que les films choisis ne sont connus que des têtes grisonnantes.

Et puis soudain, alors que les yeux commencent à fatiguer, Jack Sparrow attaque l’église par surprise. Et te réveille tout ce petit monde, passionné soudain par la musique classique ! Qui l’eut crû, on est sorti avec une pêche incroyable!

Pour ma part, j’ai adoré l’adagio à la guitare du guitariste Philippe Auger, accompagné d’une flopée de violons jouant tout doux pour ne pas couvrir la mélodie.

L’église était pleine à craquer (160 jeunes invités, tous ou presque en cours d’apprentissage de la musique). Une belle idée.

Source: Jocelyn Gagné

Philippe Auger – Dans Le Peuple (Auteur/ Jocelyn Gagné)

St-Irénée-sur-Plage

32° degrés en ce lundi de congés (annoncés, mais notre thermomètre de poche a atteint les 40° à l’ombre, fou fou fou!). Ça nous a donné envie de plage. Comme la Floride ou Saint-Malo ça faisait un peu loin dans un cas comme dans l’autre, on a foncé tête baissée installer nos petites serviettes de plage sur la plage de Saint-Irénée, dans le Charlevoix, dont on avait déjà profité lors de vacances québécoises.

Les rochers, les algues, les mouettes, les odeurs de crème solaire, et les petites marettes dans lesquelles on s’est amusé à débusquer les crevettes et les petits poissons, tout y était! Bon, c’est vrai, l’eau était un peu … vivifiante. Mais que c’était bon, mazette, les grains de sable entre les doigts de pied et la farniente un lundi au soleil !

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Au retour, longue pause devant des kite-surfers … En passant, j’en connais un qui va finir par craquer! Entre le kite sur neige l’hiver et le kite sur fleuve l’été, les arguments sont presque prêts pour justifier de l’achat du matos.

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Gazon anglais

Avec les beaux jours, les Québécois s’activent à faire de leur jardin et espaces verts des petits bijoux. C’est qu’en matière de pelouse, l’héritage britannique est évident. Ici, on aime un gazon bien vert (et comme l’eau est gratuite, on arrose sans compter), homogène et soigné.

Pelouse abimée? On trouve partout des carrés de gazon prêt à planter. Mauvaises herbes ? Elles sont traquées avec un soin particulier. On est bombardé de publicités en boites aux lettres pour souscrire à un contrat d’entretien de la pelouse: nombreux sont les pelouses (repérées par un mini écriteau) qui jouissent d’un traitement de saison avec fertilisant, traitement, etc.  Tu achètes un forfait, ils viennent 5 fois pour aérer, fertiliser, traiter, tondre, et, pour un prix entre 20 et 35 dollars par mois selon la taille du terrain.

Pour traquer soi-même les pissenlits (écologiquement!), l’équipement miracle (on adore!) est un outil tout léger et facile à ultra facile à utiliser. Pour être honnête ça existe peut-être en France mais je ne l’ai jamais vu utilisé, alors qu’ici c’est l’incontournable de tout jardinier qui se respecte.

Nul besoin de se pencher, tu positionnes l’appareil sur le cœur du pissenlit, tu appuies sur le petit repose pied pour l’enfoncer dans la terre, ce qui provoque la fermeture d’une petite mâchoire en acier autour du cœur. Tu n’as plus qu’à tirer (avec un petit mouvement rotatif en inclinant le manche un poil ça marche encore mieux) et le pissenlit est arraché tout entier.  Tu appuies sur le bouton du haut, et le tour est joué, le pissenlit est libéré. C’est précis, sans effort. Et dans toutes les maisons!

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En matière de pesticides, le Québec a voté un loi en 2003 encadrant la composition de ces produits et en interdisant un grand nombre. Mais Monsanto (beurk) a du conserver le sourire, on est encore loin du monde parfait. D’autant que chaque année se solde par des ventes record de pesticides.

Allez, je retourne à mes pissenlits! Quoique … ils sont beaux, avec leurs belles fleurs jaunes!

 

 

Espaces

Youp la boum, premier pique-nique 2012, au cœur du Massif du Sud. Désert, pas une âme qui vive sur nos 13 km de sentier. Et pas encore de moustiques, mouches noires et maringouins de malheur. Température idéale, grand ciel bleu, impeccable.

Pour l’occasion, on avait opté pour le sentier de la crête des Grives, et sa promesse de paysages époustouflants au somment. À l’ombre, des plaques de neige éparses subsistaient encore, et bien des portions avaient des airs de petit ruisseau. Mais le bonheur de se remplir les poumons et déverrouiller les chevilles était total.

Les filles ne sont pas encore « tannées » de nos marches après la pause hivernale (les marches étant alors bien plus courtes, neige et froid obligent). C’est par ailleurs l’occasion d’échanges intimistes qui permettent de faire défiler les kilomètres sans (trop) s’en apercevoir. Les crottins des chevreuils sont partout (mais alors partout, tous les deux mètres !), nous laissant espérer une rencontre qui n’aura pas lieu. Le parc du Massif du Sud n’étant pas encore officiellement ouvert, le nettoyage de printemps des chemins n’a pas encore été réalisé. Les arbres en travers rajoutent au côté « seuls au monde ». On se souvient avec le sourire que lors de nos randonnées bretonnes (bien belles au demeurant) on devait souvent en passer par des routes asphaltées, ou des zones pavillonnaires. Ici, le mythe des grands espaces prend toute sa réalité.

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Au sommet, des arbres et des arbres, encore gris de n’avoir encore que des bourgeons timides.

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Conciliation travail-famille

Hier matin, tous les salariés de l’entreprise sont invités à une courte réunion sur le thème du plan de relève. Même si les affaires tournent un peu au ralenti depuis le début de la crise il y a 4 ans, même si on aimerait un carnet de commandes plus garni, l’un des principaux soucis des petites et moyennes entreprises du coin reste leur capacité à conserver leurs salariés actuelles et à en attirer de nouveaux. Et je ne parle pas de celles situées en Gaspésie ou à Baie-Comeau,  tellement loin sur le haut de la carte que j’ai mis un certain temps à localiser la ville la première fois qu’on m’en a parlé!

Car oui, pour bien des corps de métier, le manche est bel et bien passé des mains de la direction à celui des salariés. Les salaires proposés par les entreprises du Plan Nord, ce vaste programme de développement du nord du Québec, riche en ressources, attirent les plus jeunes et ceux prêts à sacrifier ce qu’ils leur restent de famille pour des dollars. Et la relève n’est pas suffisante sur bien des fonctions: dessinateurs, électromécaniciens, etc.

Alors l’une des solutions mises en œuvre pour ces entreprises aux ressources trop limitées pour offrir des salaires énormes est celle qui va être tentée dans mon entreprise: voir comment innover – sans que cela pèse trop lourdement sur les comptes de l’entreprise- pour que les salariés trouvent un équilibre tellement satisfaisant entre leur vie familiale (parents âgés, enfants, etc) et vie professionnelle pour qu’ils n’est pas envie de partir voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Vous l’aurez compris: je me suis pincée discrètement pour voir si je ne rêvais pas, les yeux et oreilles encore lien des réalités françaises et européennes vues et revues pendant la campagne électorale française.

Pull le matin, camisole l’après-midi

En France, globalement, tu as ta garde-robe d’hiver et celle d’été, point barre. Et tu passes assez rapidement de l’une à l’autre sans retour. Enfin c’était mon cas …

Ici, pas de tout : il te faut de quoi résister aux grands froids, aux grands chauds, et de quoi t’adapter aux inter-saisons qui durent.  Tout en étant capable de jongler avec les brusques changements de températures, un jour il fait 6° le lendemain -voire plus tard dans la journée- 24°. Sur ce dernier point, il faut bien l’avouer, je ne serai vraiment Québécoise (entre autres facettes à acquérir) que lorsque j’aurais appris à adapter aussi rapidement qu’elles ma tenue vestimentaire du jour de la demi-journée à la température extérieure .

Pour y parvenir, cela passe notamment par savoir balancer en toute occasion dans le coffre de la voiture (le fond de son sac si on n’a pas de voiture, cas peu fréquent si tu es Québécoise) de quoi s’habiller plus légèrement / plus chaudement.

Et c’est comme ça que vendredi après-midi, par grand beau temps, j’étais l’une des seules du bureau à n’avoir pas troqué ma tenue du matin contre une petite camisole (un débardeur, mais de fille uniquement!) et une petite jupe légère ! A 5 heures (ouep, 5 heures, jamais vécu un horaire cool comme ça en France), je sors du bureau et là, par un fait exprès, je n’ai croisé que des gens en shorts et tee-shirts d’été dans les rues !

Cas inverse, fin septembre passé, on se retrouve pour un 5 à 7 chez une copine par une belle journée ensoleillée, toutes dans le solarium (une sorte de véranda ouverte dans le cas présent). Petite tenue légère de rigueur … sauf que le soir tombant, elles ont toutes été chercher dans leur coffre jeans et polaire bien douillette, que bien sûr je n’avais nullement prévu !

J’avais juré promis que l’on ne m’y prendrait plus. Et bien c’est raté !




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