Archive mensuelle de avril 2012

Ruée vers le Festival

Ce matin, première journée de prévente des billets pour le Festival d’été de Québec, 11 jours de concerts multiples et variés en plein air (et salles) du 5 au 15 juillet prochain, organisés au quatre coin de la ville, et en particulier sur les Plaines d’Abraham. Même notre vieux Johnny national sera de la partie (pas très connu ici, ça fait plus de 12 ans qu’il n’est pas venu, et il y aura bien des artistes qui vont lui voler la vedette!).

Le principe de la prévente organisée dans le réseau des supermarchés Métro: vendre une première tournée de billets (60.000) à un tarif préférentiel de 55$, prix du passe pour l’ensemble des concerts. D’autres sessions vont suivre dans les jours prochains, en ligne notamment, au prix régulier de 66$ jusqu’à épuisement des stocks (150.000 billets au total).

Dès 5H15 du matin, mon supermarché Métro local voyait s’agglutiner devant ses portes ces premiers afficionados du Festival (non, je n’y étais pas, oui je dormais à poings fermés, mais j’ai mes indics !).

Arrivé à 6H00 en petites foulées en pensant être parmi les tout premiers, un collègue s’est rendu compte que 120 personnes étaient arrivé avant lui. Quand je suis passée vers 8h00, alors que la vente commençait officiellement, il était trop en retard pour prendre le temps de m’arrêter et de photographier ça, mais ça valait le coup d’œil : la file d’attente serpentait sur des mètres et des mètres. Une file longue comme dans les films sur le vieux Moscou au temps des communistes. Quelques 20 minutes plus tard, toutes les places qui étaient à vendre dans ce magasin étaient parties, so bad pour ceux arrivés en  dernier.

Qui c’est qui va encore regretter cet été d’avoir préféré dormir ce matin ?  Qui c’est qui devra se contenter des concerts gratuits et des vibrations musicales combinées aux cris de la foule parfaitement audibles de l’autre côté du fleuve depuis les Terrasses de Lévis?  Pfff …

 

Malhonnête

Samedi matin, réunion de Français dans des locaux tellement petits qu’on aurait juré que le taux de participation serait record au Québec (tu parles: un malheureux 40%…): premier tour de l’élection présidentielle française. Je n’aurais raté ça pour rien au monde (quand on me demande mon avis, je le donne!).

Mais …

Je vais en faire hurler plus d’un, je le sais, d’autant qu’en matière politique, rares sont les peuples capables d’avoir des discussions politiques aussi calmes que mes nouveaux compatriotes qui se contentent de se charrier gentiment entre conservateurs, libéraux ou péquisites (parti québécois longtemps souverainiste).

Mais, donc, je trouve presque malhonnête que ma voix compte autant que n’importe quel résident français. Après tout, on a choisi de vivre ailleurs, de séparer pour un temps indéfini notre destin de celui de notre pays. Il est par ailleurs tellement facile, quand on vit loin, de plaider pour un plan de rigueur qui remette au carré les finances du pays, les privilèges des uns, les acquis sociaux des autres.

Tellement facile de voir la France, 14ème pays le plus endetté du monde, comme un système en bout de course à réformer de toute urgence, quand tu ne subiras pas les conséquences des réformes qui pourraient être mises en place.

C’est donc avec ma voix dans l’urne, mais sans conviction ni engagement que sera élu le futur président français …

 

 

Chasse aux oeufs

Les cloches de Pâques ne venant pas jusqu’au dessus du Canada déposer les œufs en chocolat, ce sont des lapins de Pâques qui assurent le boulot ici. Et compte tenu de la température ambiante (4 à 5° le matin) et de l’absence quasi totale de feuillage sur la végétation, voire de la présence de bans de neige subsistant encore dans les coins ombragés du jardin, c’est dans la maison que s’est organisée cette année la traditionnelle chasse aux œufs.

Pourtant, on se souviendra peu des œufs de Pâques 2012 cachés derrière le dictionnaire ou entre deux coussins. C’est au bon vieux Saint-Laurent que nous penserons plus tard, et notamment à la chasse-miraculeuse (au côté tout à fait gratuit, pas de dollars ou de lingots d’or, hélas) qui nous a occupé deux bonnes heures !

On s’était à nouveau retrouvé sur notre berge favorite, histoire de prendre l’air dans la cacophonie ambiante du moment, sous un soleil timide, quand notre œil a été attiré par des cailloux atypiques; en fait, une balle, deux balles, des dizaines de balles de golf jonchant le sol.

Comme chacun sait qu’une balade en bord de mer  fleuve passe bien plus vite quand on ramasse des cochonneries trésors,  on s’est mis à les ramasser (pratique d’avoir toujours un vieux sac plastique dans le fond de la poche).

Et nous voilà tous à patauger à qui mieux mieux dans la vase et les flaques d’eau pour collecter un maximum de balles. L’exercice a d’ailleurs révélé de solides instincts de chasseur chez la plus jeune, l’œil aux aguets en permanence et une motivation sans borne pour récolter les dites balles (faites-moi penser à lui faire chercher des champignons quand ce sera la saison !).

Alors, à votre avis, combien de balles avons-nous ramassé à 4 en deux heures?

Allez, lancez-vous, soyez game comme disent les filles !

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385. Trois cent quatre vingt cinq !!!

Reste à savoir pourquoi il y avait toutes ses balles (et d’autres encore) à cet endroit et dans cette concentration, alors qu’on s’est déjà promené des dizaines de fois à cet endroit sans en remarquer une seule (il est vrai que rarement la marée avait tant découvert les berges).

Reste aussi à savoir ce que nous allons pouvoir faire de ces maudites balles, à présent que les filles les ont lavées à grandes eaux, éprouvant un plaisir au moins aussi grand qu’à les collecter.

Si vous avez des idées, on est intéressé!

À tire d’aile

Elles sont partout.: les oies blanches comblent à nouveau mes sens. Elles forment tantôt un escadron à la rigueur toute militaire dont les cris d’encouragement raisonnent dans le ciel, tantôt des nuages vivants au dessus des rives du Saint-Laurent. Ça bouge, ça crie, ça se pose et ça se renvole sans cesse, elles me font penser à une fourmilière qu’on vient de déranger.

Difficile de croire qu’elles ont des milliers de kilomètres dans les ailes …

 

À tire d'aile dans Nature DSC_9072-300x200

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Sucre …. encore!

Qu’on se le dise: la  production de sirop d’érable devrait stopper en fin de semaine, faute de température adéquate. 50% de sirop en moins, sans compter les produits dérivés (beurre d’érable, tire, etc). Heureusement, ils ont des stocks abondants, estimés à trois ans.

Du coup, on a mis les bouchées doubles pour profiter pleinement de la tire de saison.

1/Tu repères les cheminées qui fument (des cheminées bien caractéristiques, aucun risque de tomber sur une habitation, non non non).

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2/ Tu paies ton droit à en manger à volonté (généralement 5$ par personne, pas donné au regard de ce que vaut un pot de tire à faire chauffer chez soi, mais pas cher le bonheur que ça te procures) et tu fonces vers la table à glace, ton bâtonnet de bois en main.

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3/Tu enrobes délicatement ton bâtonnet de sirop figé (mais tendre, une structure inimitable) et tu dégustes en évitant de t’en coller dans les cheveux.

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4/Heu … tu te rappelles un peu tard que le sirop d’érable a beau être bon pour la santé (54 composés bénéfiques, dont un bon nombre d’antioxydants), ça n’en reste pas moins du sucre!

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5/Tu te promets, scrutant l’eau d’érable qui coule encore, que l’année prochainement tu seras plus raisonnable.

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Spectacle politique

Et voilà ce que c’est de n’avoir pas encore investi dans une télé (non non, ça ne nous manque pas, même pas aux filles ! … quoique). J’ai loupé un match de boxe unique en son genre, dont mes collègues se délectaient depuis  plusieurs jours. Et dont ils commentaient largement les résultats ce midi : Un match opposant un député libéral (et pas n’importe lequel : Justin Trudeau, fils de l’ancien premier ministre éponyme) contre un sénateur conservateur.

Au départ, une cause caritative (lutte contre le cancer). Une rivalité permanente entre conservateurs et libéraux.

Et un Trudeau moins connu que son père, qui dit s’entrainer un peu à la boxe, allure de jeune cadre dynamique, prêt à relever le défi d’un match de boxe contre un conservateur pour une cause caritative qui lui tient à cœur.

Défi relevé par un sénateur amérindien conservateur (à peine plus jeune, mais la rumeur lui avait enlevé quelques années dans les conversations) champion de karaté, ex-militaire, cheveux longs et biceps tatoués, tout aussi dévoué à faire avancer la cause.

S’organisait donc depuis plusieurs semaines un rêve de bien des Québécois : voir un Trudeau manger la poussière ! (sur ce point particulier, il va falloir que je me documente un peu, ma culture politique québécoise a beaucoup progressé, mais elle est encore embryonnaire … il semble que feu Pierre-Eliott Trudeau ait conservé une côte de popularité à peine plus forte que celle de notre Sarko).

Et bien le spectacle est bien eu lieu, semble-t-il, avec tout le cérémonial propre à la boxe. Sauf qu’au final … c’est Justin Trudeau qui a remporté le match! Le filou avait caché qu’il s’entrainait déjà avec son paternel, et sa taille l’aurait avantagé face à un adversaire pourtant impressionnant.

N’empêche, ils ont saigné, ils ont souffert, ils se sont lancé des défis (le vainqueur se coupe les cheveux tout court …).

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Trudeau contre Brazeau - Image Cyberpress

A quand un match opposant des politiques français ? pour la bonne cause !

 

Bucheron du dimanche…

En tout Québécois pur laine subsiste un petit reste de bucheron, voire de coureur des bois. J’en veux pour preuve l’attrait sur-développé pour le feu d’ambiance de mes nouveaux compatriotes.

L’été, pas un campeur -sauf les touristes- qui ne réserve son tas de buches en même temps que sa place de camping. Et le cérémonial d’allumage du feu commence souvent avant de s’occuper de la tente, histoire que les braises soient nickel quand la tente sera montée. Les plus jeunes, eux, s’occupent du sac de guimauves et des piquets de bois ( les campings, qui interdisent, on les comprend, le ramassage de petit bois, en vendent pour trois fois rien).

Quand le même campeur rentre chez lui, si il a la chance d’avoir un peu de terrain ou ne serait-ce qu’une terrasse, il a son brasero pour jaser toute la soirée devant son feu, ou simplement jouir des crépitements et des lueurs des flammes. Les beaux jours sont là, les imprimés publicitaires regorgent de « foyers d’extérieur » pour qui n’a pas encore le sien, ou en voudraient plus gros, plus propre.

Bucheron du dimanche... dans Tranches de vie FEU-DEHORS-300x209

Évidemment, l’hiver,  la cheminée peut combler le vide, mais l’ambiance n’est pas la même, et les primes d’assurance bondissent, les incendies étant fréquents (rappelons que les maisons sont en bois …). Et puis il manque l’ambiance (surtout quand on opte pour une cheminée au gaz ou électrique, tellement british avec ses fausses buches!), ce côté chaud devant / frais derrière que connaissent bien tous les fumeurs des cafés français qui s’en grillent une petite sous le chauffe-terrasse depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

Donc, neige ou pas, dès que les beaux jours reviennent, hop! on ressort le foyer extérieur.

Comme le bucheron qui sommeille en chaque Québécois a parfois le sommeil profond, c’est souvent à coup de sacs de granulés de bois ou buches reconstituées qu’on nourrit le foyer. Mais peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse!

 

 




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