Archive mensuelle de mars 2012

Corde à linge

Le soleil étant de retour, j’en profite pour jouer à la mama et étendre mon linge dehors (hum cette odeur de frais…).

Nul besoin de piétiner le sol encore enneigé, puisqu’au Québec (je crois me rappeler avoir vu ça dans les petites rues italiennes), les fils à linge sont tous équipés de poulies.  C’est donc le fil qui bouge, et pas toi! Fixé sur le bord de la maison, en bout de terrasse, mon précieux fil sur poulie envoie le linge se balancer jusqu’au fond du jardin sans que je fasse un pas. Oubliée la caisse pleine de linge -lourde, forcément- qu’on doit faire avancer au fur et à mesure que le fil se remplit, avec la boite à épingles plus ou moins bien calée par dessus.

D’où cette question hautement existentielle: mais pourquoi on n’a pas encore adopté ce système en France?

 

Corde à linge dans Tranches de vie DSCN0760-300x225

 

Maisons pré-usinées

L’hiver gagne à nouveau le terrain perdu pendant quelques jours (on a été tout de même été 15 à 20° au dessus des normales saisonnières cette semaine, avant de retomber brutalement ce matin à des températures normales, 2° le matin, 5 à 6° en après-midi).

Du coup, on a mis a profit cette matinée pluvieuse pour nous rendre à la journée portes ouvertes d’un fabricant québécois de maisons pré-usinées. On a beau avoir acheté une maison classique, ces maisons à ossature bois fabriquées et (largement) assemblées en usine nous faisaient déjà de l’œil dans notre petit coin de Bretagne, raison de plus pour aller voir l’envers du décor …

Dans ce type de projet immobilier, tu choisis pas à pas le plan puis les différents éléments qui vont constituer ta maison, tout en voyant ton panier d’achat augmenter progressivement en fonction des différentes options et du niveau de fini. Isolation, parement extérieur, etc, tu peux aller jusqu’à choisir les cadres au mur ou encore la couleur de la couette.

Une fois le projet ficelé, la future maison est assemblée en usine en 3 jours – comptons une semaine pour parer à toutes les éventualités. Les murs intérieurs et extérieurs, les plafonds et planchers, mais aussi les appareils de plomberie et la tuyauterie, les circuits électriques, la charpente du toit -couchée sur la maison pour le transport-, sont assemblés sur place par modules. Ces derniers, montés sur roues, progressent peu à peu au sein de l’usine grâce à des rails.

Les modules sont ensuite enveloppés sous plastique et expédiés par camions sur le terrain qui a été simultanément préparé pour recevoir les principales composantes de la maison (ces entreprises gèrent pour toi la partie « fondations », soit en sous-traitant avec un partenaire, soit en assurant elle-même cette phase-clé).

Maisons pré-usinées dans Tranches de vie DSC07615-300x225

Sur le chantier lui-même, on compte encore une semaine à deux semaines pour venir déposer l’assemblage sur les fondations et fignoler ce qui ne peut être fait que sur le chantier.

Finalement, le côté administratif est plus long que la fabrication elle-même.

Outre les délais de construction raccourcis, il faut comprendre que le meilleur allié des maisons fabriquées en usine, c’est la corruption quasi-généralisée et de plus en plus médiatisée du secteur de la construction au Québec. Et du fait qu’en choisissant un contractant classique, tu choisis aussi le plus souvent de voir ton budget déraper de 15% minimum, sans parler des délais qui s’étirent.

Seule limite, et c’est pour cette seule raison que nous n’avons pas finalement fait construite une maison de ce type: trouver un terrain sympa, bien placé (ce qui pour nous signifiait en quartier résidentiel dans une ville), pas trop cher et libre de constructeur (la plupart des terrains sont acquis par un constructeur qui t’impose l’une de ses maisons). On a cherché … et compris que ce serait une démarche un peu plus longue que de fabriquer la maison !

Image11-200x300 dans Tranches de vie

le sucre coule à flot

Les érables coulent à flot, trop même: encore quelques jours de douceur printanière comme on a maintenant (12 à 15 degrés au plus fort de la journée, 21 à Montréal ou Sherbrooke), et les bourgeons qui pointent pomperont tout le sucré de la sève. Si si, on a à nouveau visité une érablière samedi, ils étaient catastrophés par ce qui nous rendaient tout guillerets!

Pour l’heure, de notre point de vue, c’est un pur bonheur de marcher à nouveau dans des petits chaussures légères, de sortir en polaire et de retrouver une terrasse sans neige! Parce qu’on a beau aimer l’hiver, c’est comme pour les vacances, c’est bon parce que ça ne dure pas tout le temps …

Et tant pis si cette année la tire d’érable risque d’être au prix fort!

le sucre coule à flot dans Hiver DSC_8995-200x300

 

Gros bedons

L’heure est aux bébés (pas pour moi, Dieu m’en préserve !) : les bedons s’arrondissent à vue d’œil chez plusieurs collègues du bureau. Et au fil des discussions, je découvre les avantages à devenir parents dans ce coin du monde. Rassurez-vous, j’ai bien noté quelques zones grises, non non mes lunettes ne sont toujours teintées de rose, mais j’ai fait la promesse de parler ici du positif et rien que du positif, et comme je le répète à l’envie à mes filles: une promesse, c’est sacrée !

Bref, comme je le disais, plusieurs collègues quittent ou vont quitter prochainement  l’entreprise pour cause de maternité. Et tenez-vous bien: je ne suis pas prête de les revoir puisque le congé mat’ dure ici 18 semaines au minimum. Sans salaire versé par l’entreprise mais en percevant 70% de ton salaire versé par le gouvernement, on appelle ça la prestation de maternité.

18 semaines !

Quand je pense que j’ai laissé à la nounou mes tout petits bouts de chou alors qu’ils avaient à peine deux mois et demi (et encore, parce que j’avais collé des vacances à mon congés mat’!). Je n’ose plus le dire: on m’a regardé avec des yeux effrayés, j’ai eu l’impression de venir d’un pays sans foi ni loi. Véridique. Ah ces Français qui se prennent des vacances à plus savoir qu’en faire mais qui abandonnent leur progéniture à peine sevrée …

Mais ce n’est pas tout : au Québec, beaucoup de mères (peut-être pères aussi, ils ont le droit, mais pas les deux ensemble, faut pas pousser non plus) optent pour le congé parental, soit 32 semaines de plus, avec cette fois une prestation de congé parental (70% de ton salaire les 7 premières semaines, 55% de ton salaire les 25 semaines suivantes).

Soit 50 semaines de congés maternité. Waouh!

Et je n’oublie pas mentionner les Papa, qui ont eux un congé de paternité qu’ils semblent plus enclins à prendre que les papa français que je connais, à commencer par le père de ma petite tribu : 5 semaines rien que pour eux. Et oui, quand même, avec là aussi 70% du salaire si j’ai bien compris. L’histoire dit qu’ils en profitent souvent pour retaper la maison ou refaire le jardin, mais bon, ça fait partie des besoins familiaux, non ?

Euh, c’est le responsable du service qui est content quand une salariée annonce son grossesse!

Gros bedons dans Tranches de vie Image1-300x300

 

Ici pour lontemps

Oui, je sais, je n’ai rien écrit sur ce blogue depuis trop longtemps, pour tout dire je n’ai pas surfé sur le net depuis presque aussi longtemps.

La faute aux « boites », aux cartons, quoi. Car nous voici depuis peu fiers propriétaires d’une belle et lumineuse maison au Québec. Enracinés pour de vrai cette fois dans ce pays plein de neige et de froid l’hiver, de moustiques et de maringouins au printemps, de chaleur humide l’été, oui oui oui !

Bref, tout ça nous a bien occupé ces derniers mois et plus encore ces dernières semaines.

Entre le choix du lieu (la ville, le village du bord du fleuve à 20 minutes d’ici ou la campagne dans « l’arrière pays »?);

Le choix de la maison (avec trois sites en favoris pour les pré-sélectionner avant les visites: lespac.com et duproprio.com pour le particulier à particulier, centris.ca pour les maisons d’agences, toutes agences confondues, on ne compte plus les heures qu’on y a passé). On a même étudié sérieusement l’option « terrain et on fait construire » : trouver un terrain en ville, libre de constructeur, libre de contraintes, et dans des prix raisonnables, on a dû oublier.

Puis vint le temps de la négociation avec le vendeur (avant et après le rapport d’expertise que tout bon futur acquéreur fait réaliser pour vérifier que la maison ne recèle pas de risques que vous n’auriez pas vu; pour notre part, rien de très nouveau, mais le fait de voir écrit noir sur blanc que plusieurs fenêtres seraient à changer rapidement nous à aider à faire baisser le prix un peu plus);

La négociation avec la banque (taux fixe ou taux variable ? quel taux ? blablabla);

Le passage chez le notaire (les magasiner, en clair les appeler tous pour trouver le moins cher, s’est révélé peut utile ! Ils pratiquent tous peu ou prou les mêmes prix. On a opté pour le plus proche!); Et on a fait au passage notre testament, je vous en reparlerai (non, vous n’êtes pas dessus).

Le déménageur (pas trop dur à caler en cette période creuse, encore que les gars sont aussi déneigeurs, on s’en est souvenu le jour J: la tempête de neige survenue la nuit de notre déménagement les a envoyé d’abord déneiger avant d’assurer les déménagements : ils sont donc arrivés à 16H00 au lieu de 7H30.

Et donc les cartons à ranger, les meubles à monter, et l’aventure qui continue!

 

 

 




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