• Accueil
  • > Archives pour janvier 2012

Archive mensuelle de janvier 2012

Parc en raquettes

Une lacune enfin comblée : nous avons enfin fait notre première balade en raquettes. J’avoue, depuis le temps, compte tenu du nombre de parcs à proximité qui nous tendent les bras et de notre goût pour les randonnées, on aurait pu s’y mettre avant !

Avant d’investir au Sport Expert du coin (au hasard, on commence juste notre étude de marché !), on est parti sur l’option « location », histoire de vérifier si tout le monde suivait, et de choisir ultérieurement nos propres raquettes avec un minimum d’expérience.

Parc en raquettes dans Hiver DSC07541-300x225

On a bien fait, ça va nous éviter des erreurs pour les prochaines fois (car c’est dit, on va investir dans les raquettes, même si bien des parcs ont des chemins suffisamment damés pour se faire plaisir en simples chaussures de neige; et en tenant compte que les filles ont trouvé ça fatiguant … il va falloir trouver des formules convaincantes, c’est pas gagné, les balades en raquettes tous les week-ends !).

Première bourde : on a été nul sur ce coup-là, on a oublié les guêtres ! Grâve erreur, car on a beau s’enfoncer un peu moins dans la neige (faut pas rêver, les kilos sont là tout pareil, hélas), avoir revêtu notre bonne vieille « suit » (prononcer sutte) – en clair notre pantalon de neige – et des chaussures montantes, la neige qui vous remonte dans le pantalon pour venir se coller sur la chaussette et subrepticement glisser le long de la cheville jusqu’à la semelle, ça le fait moyen comme sensation !

Deuxième bourde : ne pas avoir lu au préalable son petit guide-du-parfait-marcheur-en-raquettes-dans-la-poudreuse ! Car la neige, cette traitresse, te cache bien des trous, branches et autres obstacles dès que tu t’amuses à quitter le chemin où d’autres t’ont précédé. Et tu découvres rapidement à tes dépens qu’il n’est pas toujours facile de rester débout quand tu as des planches au pied (même avec le pied qui pivote) et que tu te retrouves déséquilibrée sans l’avoir vu venir !

Ici un petit ruisseau qu’on a failli louper, il était totalement caché par endroit !

DSC07538-225x300 dans Hiver

Troisième bourde : avoir laissé les bâtons de rando dans le coffre avec les guêtres ! Plus facile de garder l’équilibre et le rythme avec quatre points d’appui !

Malgré la (très forte) tentation de s’écarter des chemins, donc, on en est restés sagement aux chemins proposés, avec quelques variantes pas toujours concluantes mais délicieuses dans la poudreuse, mais ma doué que c’était booooooooooooon !

 

Sport hivernal

Alors que la neige ne cesse de s’accumuler devant la maison, nous obligeant à pelleter comme des damnés matin et soir, je suis tombée sur ce qu’il me fallait : un article qui regonfle le courage juste quand il faut (dans le petit journal gratuit sympa Jobboom pour ne pas le citer).

Bon, allez, si, je le cite justement: pelleter la neige est un sport relativement complet qui mobilise les biceps, les muscles du dos et le cardio.

En pelletant de la neige légère pendant 30 minutes, une personne brûle environ 290 calories, soit plus qu’en pédalant le même temps sur un vélo stationnaire. Alors imaginez le nombre de calories brulées quand on a affaire à de la neige bien lourdasse gentiment repoussée devant chez nous par les racleuses qui te réveillent en plus à 5 heures de matin.

Promis je me passe plus mon tour, à moi les épaules de nageuse à la fin de la saison. On y va dans la pelletée !

Sport hivernal dans Hiver jobboom

 

Calcul mental

Choisir de vivre au Québec, c’est opter pour la bonne santé de ses neurones.

Bon, j’admets, c’est un peu tiré par les cheveux, mais je m’explique : entre le système métrique impérial venu d’Angleterre, les unités de mesure américaines et celles venues avec les premiers migrants de la vieille Europe, mieux vaut savoir jongler rapidement avec les conversions. Que ceux qui trouvaient que passer du franc à l’euro était compliqué passent leur chemin !

Les longueurs:

A l’école, les enfants apprennent uniquement le système métrique, et les grandes distances s’expriment en kilomètres. Très logiquement, le compteur de voiture est en kilomètres/heures.

Mais pour le reste, dites « hier je me suis retrouvée à un mètre d’un ours! », et vous ferez un flop. Car pour les petites distances, pour les dimensions de votre chambre ou encore pour votre taille, c’est le règne du pied et du pouce (et donc du pied carré pour les pièces).

Comme rien n’est simple, dès qu’on parle de toutes petites mesures, hop! tout le monde ou presque repasse en millimètres!

Le problème, c’est que passer du pied au mètre (ou l’inverse) n’est pas une sinécure. Ton ours à 1 mètre est 3,28 pieds. Mais le système impérial n’aime pas les décimales, il lui faut des fractions ! Il faudrait être capable de dire 3″3′ 3/8  (enfin, je crois…)!

En clair, pour raconter ton aventure, tu arrondis (« je suis passée à 3 pieds d’un ours »), l’idée est d’avoir en tête quelques distances-clé qui causent à tout le monde.

Si tu veux de la précision, tu dis merci aux convertisseurs en ligne et aux rubans métreurs qui ont le bon goût d’être exprimés dans les deux systèmes!

Les poids:

Les notices des médicaments expriment les doses en poids-kilos (ouf, sauvée), mais dans la vie, oublie ça, les Québécois parlent en livres, point-barre.

Leur poids ? En livres. Le prix de la bouffe ? Euh … moins simple : les balances de magasin sont en kilos, mais les prix affichés dans les prospectus sont en livres (ça parait moins cher !).

Les températures:

L’eau des piscines est exprimée en Fahrenheit (exigez 80°, pas moins !), mais la température extérieure se donne en Celsius, à la télé comme dans la rue.

Pour passer des Fahrenheit en Celsius, il faut soustraire 32 puis multiplier par 5/9. Super … Mieux faut donc savoir qu’une eau est agréable à 80° et basta.

 

Bon, comme je sens que je vous ai perdu, je m’arrête là, mais il y en aurait encore des kilos livres  à raconter ! Je vous le disais : choisir de vivre au Québec, c’est bon pour les neurones !

 

Cap au Sud

Déjà deux gros mois que le froid et la neige se sont installés, et encore trois bons mois à vivre en blanc (le sol) et bleu (le ciel, assez souvent) avant que l’herbe verte  jaunie élargisse la gamme de couleurs au milieu de flaques de sloche (la bien nommée neige pleine d’eau en train de fondre). Bref, l’hiver est long … Ce pays c’est l’hiver, comme disait l’autre.

Une perspective qui déprime bien des Québécois, malgré les plaisirs hivernaux qu’ils ne boudent pas. Et qui développe chez quiconque arrive à mettre deux-trois sous de côté une irrésistible envie de Sud. Depuis peu, c’est parti : Cuba, les côtes mexicaines, la Floride, les Caraïbes ou le Costa-Rica, les Québécois font leur valise vers leur Sud à eux (oublions la Côte d’Azur, c’est trop loin et pas assez ensoleillée à cette période de l’année); et partent s’offrir un gros choc thermique quelques jours !

Cap au Sud dans Tranches de vie plage-300x225

D’ici peu, on va vivre un boom énorme des départs, lors de la semaine de relâche en mars (la seule semaine de vacances des écoliers entre les vacances de Noël et celles d’été !). L’an passé, les nombre de passagers sur le traversier que je prenais matin et soir avait diminué de moitié, comme un wagon de RER parisien en plein mois d’août. Et les faces bronzées vont fleurir au milieu des visages pales.

On n’a pas encore de plan Sud, on n’est pas trop Club Med dans l’âme (on en est même aux antipodes à vrai dire !), mais à force de voir les collègues partir à tour de rôle vers ces farnientes au soleil, ça pourrait bien nous donner des petites envies un jour !

Soyons honnête, pour l’heure, les joues rougies par le froid, ça nous va bien .. Mais dans 10 ans ?

Vivants

Hier, les centres commerciaux ont fait le plein, froid intense oblige. Les parkings étaient pleins à craquer, voitures partout. Mais sans nous ! Couverts comme des oignons, multi-couches, on a passé des heures dehors, on s’est rempli les poumons d’air froid, et comment dire …. on se sentait vivants !

Ce matin, sur la patinoire extérieure du petit Parc Saint-Laurent de Lévis où on apprend peu à peu à maitriser les figures de style, pas un chat. On s’en est donné à cœur joie, rien à voir avec la grande patinoire du Lac Beauport où on a voulu aller le week-end passé, pire que les Champs Élysées un soir de nouvel an (d’ailleurs, soyons honnêtes, on n’a pas pu y aller pour de vrai, il ne restait plus une place pour se garer).

Vivants dans Hiver DSC07514-300x225

Et cet après-midi, dans la campagne, pas plus de monde aux alentours, et pas un écureuil, un orignal, un cerf, pas un oiseau ou presque ….

Mais la neige était pleine de traces de nos petits copains; hiver ou pas, ça continue à gambader sérieux dans la nature !

DSC07522-225x300 dans Hiver

Enseveli sous la neige

Tempête de neige ces derniers jours, et grand froid dans la foulée (-23° ce matin au réveil, -16° au plus chaud de la journée !), c’est l’hiver, quoi. Mais il nous en faut plus pour nous arrêter, ski, patins, balades, seuls les joues et le bout du nez ont montré quelques signes de stress.

Le bonhomme de neige a qui on avait donné vie le week-end dernier a eu moins de chance, lui … Enseveli sous la neige en quelques heures, le malheureux, on ne voit même plus son nez-carotte, qui, pour la petite histoire, avait viré au noir en une nuit ! Dure dure la vie québécoise pour les bonhommes de neige. D’autant que la neige est rarement adéquate pour faire ces fameux bons hommes, toujours trop sèche, ou trop glacée, ou trop poudreuse, ou trop … pas bien, quoi.

Monsieur Bonhomme de Neige le week-end dernier …

Enseveli sous la neige dans Hiver DSC07501-768x1024

 

Le même enterré vivant sous nos yeux effarés

DSC07513-1024x768 dans Hiver

 

 

Panorama

Si un jour de grand ciel bleu-belle lumière (tellement fréquents ici, je ne m’en lasse pas), vous ne savez pas quoi faire, avec l’envie de bouger sans trop se bouger, j’ai ce qu’il vous faut : l’Observatoire. On a testé pour vous, ça vaut le détour, ce n’est pas cher et il y en a pour tous les goûts !

Pour les amateurs de photos, les points de vue sur la ville de Québec sont à couper le souffle. Même si votre talent n’atteint pas encore le niveau de vos ambitions, vous allez avoir des clichés dignes de National Geographic en veux-tu en voilà. Imaginez seulement ! Situé derrière le Parlement, l’Observatoire domine la ville du haut du 31ème étage, avec des baies vitrées donnant sur les 4 coins de la ville. La vieille ville, le château Frontenac, Le quartier Saint-Roch, Grande-Allée, toute la ville s’étale à vos pieds, c’est magique. L’idéal est d’y aller l’après-midi, pour voir la ville bien éclairée, puis peu à peu voir la nuit tomber et les illuminations prendre le relais …

Panorama  dans Villes DSC_8724-300x200

DSC_8703-300x200 dans Villes

DSC_8727-300x200

Pour les amateurs de Québec, ceux qui se targuent de connaitre la ville comme le fond de leur poche, le jeu consistera à retrouver les rues et monuments vus d’en haut.

Pour les plus intellos, des panneaux interactifs de toutes sortes, très bien faits, vous livrent histoires et anecdotes sur les monuments, moments d’histoires ou personnages importants.

Pour les plus jeunes, c’est munis d’une grille de questions et d’un crayon que la visite se fera. Un quiz plutôt bien fait les oblige sans en avoir l’air à passer au travers de toute l’exposition.

Si dans une autre vie je deviens organisatrice de voyages sur Québec, je ferai de cet Observatoire de Ville un passage obligé de mes touristes, c’est dit !

 

Performance

Ça ne durera peut-être pas longtemps, mais sur fond de sinistrose internationale, ne boudons pas notre plaisir et prenons les bonnes nouvelles comme elles viennent : les statistiques de l’emploi viennent de tomber, et localement, les chiffres feront rêver plus d’un !

4,8% de taux de chômage en Chaudière-Appalaches, 5,3% sur la ville de Québec, des créations d’emplois qui se sont poursuivis en 2011 après une bonne année 2010. C’est pas beau, ça ?!

Bon, c’est un peu moins bon pour l’ensemble du Québec (légère augmentation de 0,7%) mais c’est bon, ça, non ?

Performance dans Tranches de vie Image1-300x225

Banquise

Quand l’après-midi est trop avancée pour entreprendre une longue balade, quand la semaine de travail vous a maintenu enfermés entre quatre murs et que le corps réclame sa dose de grand air, notre truc à nous, c’est le Saint-Laurent.

Certes, les rives sont rarement accessibles; comme il n’existe pas de loi du littoral ici, tout est privé. Mais il existe toute de même quelques percées à marquer comme favoris dans votre GPS. L’un de nos endroits préférés (bon, je vous le dis, mais ne venez pas par bus entiers, hein !) est sauvage sans être trop loin de tout, avec un petit air de plage adorable (si, c’est vrai, on a les mouettes, le bois flotté, quelques rares coquillages et des morceaux de verre polis, et même des petits marées, c’est pas beau, ça ?). On y accède à partir de l’aire de pique-nique de la rivière Boyer, à Saint-Vallier.

Habituellement, donc, ça ressemble à une plage. Mais depuis quelques semaines, un nouveau décor s’est mis en place. On est passé à l’esprit pôle nord ! Le fleuve s’étant couvert de glace, les marées ne cessent de casser cette couche de glace et d’en repousser les morceaux sur les berges, lesquels se conglomèrent. Et se re-brisent et se re-conglomèrent. Pas une âme qui vive, pas même un oiseau, c’est le royaume de glace.

Banquise dans Nature DSC_8653-300x200

DSC_8650-300x200 dans Nature

DSC_8634-300x200

Chaque mètre parcouru sur cette banquise vous donne l’impression d’être Jean-Louis Etienne en personne. Il faut assurer son pas, tester la glace avant d’y faire peser tout son poids, faire gaffe aux crevasses (bons, pour l’heure, vous ne vous enfoncerez que jusqu’au genou, au pire mi-cuisse, mais quand même, ça donne des suées !). Les filles, elles, se lancent tantôt  dans la construction de murailles de glace, tantôt dans une tentative de pêche blanche (elles en sont presqu’à espérer voir se pointer le museau d’un phoque, pris dans le jeu).

Ah ce que j’aime l’hiver, ici ! Quand je pense à tous ceux qui ne rêvent que de Floride, ils sont fous !

Bains et gla-glaçons

Et voilà, je reprends le travail dans deux jours, et la nouvelle année est arrivée avec son lot de bonnes résolutions.

Fini le laisser-aller, je promets entre autres d’écrire un peu plus souvent sur mon blog et d’arrêter de faire goûter à tout le monde le chocolat noir à 1,50$ de Dollorama -marque Jacquot made in France- tellement bon et pas cher qu’il rend te accroc immédiatement.

Petit zoom arrière, retour au 22 décembre : voilà une journée que j’ai quitté les collègues, suffisamment longtemps pour qu’on ait plaisir à se retrouver pour la party de Noël. The Party, un évènement très attendu en interne, indispensable pour tisser plus finement encore le lien social, voir enfin la tête des conjoints (chums et blondes) dont on entend parler régulièrement, et s’amuser tout simplement.

250 personnes invitées au Hilton de Québec, avec chambres s’il vous plait pour que l’alcool puisse couler à flot sans dommages collatéraux. Pas d’enfants (sauf quelques rares, nos louloutes incluses, cantonnées dans leurs chambres avec PS3 et chips pour leur tenir compagnie).

L’objectif n’est pas de vous raconter la fête, elle était à la hauteur de ce qu’on m’avait vendu, super ambiance; et puis c’est drôle de voir tout le monde en paillettes et belles cravates, d’autant qu’au quotidien, dans l’entreprise, le jean règne en maitre, surtout pour ces messieurs. Au petit matin, les oreilles vibrant encore de la musique quittée quelques heures plus tôt, la gorge fatiguée d’avoir voulu parler plus fort que la musique, on a tenu à profiter de la piscine. Le Hilton, comme tout hôtel un peu chic qui se respecte, a sa piscine.

Ah, juste extérieure ? Par -16°? Bah, on s’est dit, l’eau est à 30°, ça va le faire …

Bains et gla-glaçons dans Hiver DSC_8741-300x200

Ça l’a fait. Pour la photo.

Deux tours de piscine plus tard, les glaçons commençaient déjà à se former sur les sourcils et la mèche folle, pour de vrai !

Il faut dire qu’en plus de températures pas trop cool quand tu n’as que ton bikini pour rempart, les bourrasques de vent faisaient voltiger à qui mieux mieux la poudreuse accumulée sur la terrasse. Dieu qu’il faisait froid en dehors de l’eau !

Alors que l’envie de petit déjeuner  (et du sauna, indispensable pour faire fondre les glaçons) s’est fait ressentir soudain avec force, trois experts en-piscine-extérieure se sont pointés.

Et là, respect : avec leur tuque solidement vissée sur la tête (+ cache-oreilles pour faire tenir le tout !), on s’est sentis encore plus nus, encore plus frigorifiés. Ca m’a rappelé notre premier bain en Malaisie, quand le dos brulé de coups de soleil malgré la multi-couches de protection solaire indice 50, on s’est rendu compte que les locaux se baignaient tous en tee-shirts.

Et ils jugèrent mais un peu tard qu’on ne les y prendrait plus : en hiver, jamais sans ma tuque !

 




famillegiroudon |
Benoit |
laventureencamion |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Au détour des chemins
| "Ginger Bear" a OZé
| Panik a baffin