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Archive mensuelle de décembre 2011

On ne risque pas de l’oublier : bientôt Noël !

Il règne une petite ambiance de fête au travail (qui n’empêche pas les bouchées doubles pour boucler l’année !).

Première occasion d’avoir le sourire : l’entreprise ferme bientôt pour deux semaines (deux semaines, elle n’est pas belle, la vie?!).

Autre raison : depuis peu, un bon tiers des bureaux ont été décorés par leurs utilisateurs, et pas qu’un peu : guirlandes clignotantes, boules, Père-Noël, rennes en carton. Le tout complétant l’incontournable décoration du hall d’accueil, bien sur.  Un peu kitsch, mais ça fonctionne pas mal, finalement.

Et pour ceux qui auraient prévu un petit régime avant le repas de Noël à la maison, histoire de se préparer pour la buche et le foie gras venu de France, on oublie ! Outre le repas du service payé par le chef (classique), le programme prévoit le repas  « communautaire » : en clair, chacun va venir avec un plat pour quatre (en s’inscrivant sur une liste pour éviter de n’avoir que des desserts). Tout le monde ou presque vient, du directeur au manutentionnaire, on va tous se retrouver dans la salle de cafétaria et picorer joyeusement dans les plats des uns et des autres.

Enfin, va arriver ce qui s’annonce comme un évènement à ne pas manquer (ils m’en ont même parlé lors de mon entretien d’embauche !) : la party de Noël organisée par le club social de l’entreprise. Rien de prévu pour les enfants contrairement à ce que je connaissais en France, pas de spectacles ou de distribution de cadeaux, non non non. L’évènement est pour les adultes, une occasion en or de socialiser entre collègues. Le club a même loué des chambres dans un bel hôtel de Québec pour que chacun puisse se laisser aller à boire et dépasser ses limites !

Ouf, je crois que je vais prévoir des légumes-trempettes (sauce allégée !) pour le réveillon, moi !

 

Crédits

Une petite anecdote nous est arrivée ces dernières jours, qui m’amène à parler argent. Bon, j’ai pris le parti de ne parler que des bonnes choses de ce pays, et là, en l’occurrence, c’est quitte ou double, mais ça me parait intéressant. Eclairant je dirais.

D’une manière générale, l’accès au crédit n’est pas bien difficile au Québec, même pour un nouvel immigrant. Les chaines de magasins sont nombreuses ici à vous proposer une carte de crédit (la première année, peu d’espoir que telle ou telle chaine vous en accorde une, mais après un an, votre argent n’aura plus d’odeur !). Selon ma petite expérience, on trouve facilement 3, 4 voire 5 cartes de crédit dans les porte-monnaies. Si vous payez vos dépenses à la fin de mois comme votre bonne vieille carte bleue, pas de souci … mais il semble, si on en croit les journaux, que les gens ne payent souvent que le minimum (2% de la somme dépensée). Les taux d’intérêt ont peu être peu élevés, ça peut faire des réveils douloureux !

On vient de découvrir une autre petite trouvaille des banques qui peut se révéler super pratique pour de bons gestionnaires, mais un vrai miroir aux alouettes quand on a des rêves plus gros que son compte en banque : la marge hypothécaire.

Quand vous achetez une maison, que vous voulez prendre un prêt hypothécaire, la banque vous propose de vous ouvrir un « droit à  crédit » du montant total de votre maison, avec un taux un peu plus élevé que ce que vous pourriez avoir si vous empruntiez que ce dont vous avez besoin, mais plus bas que les taux habituels des crédits à la consommation.

Vous pouvez n’en utiliser qu’une partie pour financer votre maison en fonction de l’apport que vous mettez, et même rembourser plus vite votre dette hypothécaire, mais vous voilà également avec une chaussette dans laquelle puiser si vous avez besoin de faire des rénovations, vous acheter une nouvelle voiture, faire creuser une piscine, acheter le tout dernier écran plasma de la marque X ou que sais-je encore !

Et c’est là que notre aversion aux dettes nous a distingué immédiatement de bien des Québécois, nous faisant rejeter d’emblée un système pour lequel ils sont nombreux à craquer, semble-t-il.

Le taux d’endettement des ménages atteint ici 150% de leurs revenus (selon une enquête de l’Institut Vannier publiée récemment), et on est pas prêt de rentrer dans ce moule-là !

Festival de mode … végétal

Pas que les humains qui s’habillent chaudement pour l’hiver ici !

Petit aperçu dans les jardins autour de chez nous: il y a en a pour tous les goûts, et la nuit, beaucoup s’illuminent de mille couleurs, Noël oblige.

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Loi 101

La sauvegarde de la langue française est un combat que les Français de France n’ont pas : 60 millions de personnes à le parler en France métropolitaine, un territoire situé au coeur d’une mozaïque de langues dont certaines sont bien moins loties; et tellement d’autres causes à défendre que celle d’une langue qui nous parait éternelle.

Alors évidemment, ce fut un petit choc culturel de voir cette semaine débarquer une représentante de l’Etat au sein de mon entreprise, venue tout spécialement vérifier si le français était bel et bien prédominant et préservé sur le lieu de travail.

Alors que notre préoccupation au quotidien, dans l’entreprise, est de réussir à traduire nos pensées, nos brochures, nos écrits quoi, en bon anglais pour que nos échanges avec les clients nécessairement anglophones  (on est si peu au Québec!). Ou encore que le français écrit soit exempt de fautes dans les lettres, courriels et « newsletters » (reconnaissons que la rigueur grammaticale et le bon orthographe sont des choses globalement moins bien assimilés que dans le vieux pays), la voici aux antipodes de nos soucis, qui nous remonte les bretelles.

Elle dénonce ici une affiche bilingue sur laquelle « welcome » est écrit aussi gros que « bienvenue » (ça aurait dû être plus petit). Ou que dans tel ou tel bureau, les claviers ne sont pas québécois (clavier américain avec les accents).

L’occasion, du coup, de debriefer de la défense du français au Québec avec les collègues lors du repas … Une discussion vive qui n’aurait jamais eu sa place dans ma caféteria en France!

 




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