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Archive mensuelle de septembre 2011

Secondaire

Dernière année de primaire pour notre fille ainée (la 6ème, ici, est encore une classe de primaire, à son grand désespoir quand elle échange avec ses copines et cousines de France entrées cette année au collège).

Et l’occasion de se préparer pour une grande étape : l’inscription au secondaire, ici, le collège étant après les 5années de secondaire). Laquelle inscription se fait avant fin novembre, sans attendre d’avancer un peu dans le programme de 6ème année.

Deux options s’offrent à nous, comme dans n’importe quel pays probablement : le public, auquel cas on laisse faire les choses, sauf si on aimerait la voir inscrite dans une classe spéciale, enrichie en langues notamment; ou le privé.

Pas facile de faire un choix éclairé. On jette un coup d’oeil sur les classements en sachant qu’à ce jeu-là, le public sort toujours égratigné puisqu’il ne peut faire de sélection. On fait parler les collègues (pas difficile, pas mal d’entre eux ont des jeunes qui viennent de commencer le secondaire et ils se montrent ravis d’en parler !). On regarde les tarifs (ça tourne entre 2500 et 3000$, auquel il faut rajouter le prix des uniformes, des livres, et tout et tout … heureusement qu’on s’est vite intégré professionnellement et qu’on est arrivé il y a un an, ça m’aurait fait peur de me mettre des sommes pareilles sur les épaules sans savoir de quoi demain serait fait).

Et on se bouscule aux journées portes ouvertes, comme l’ont fait des centaines de parents ce week end à Lévis (et ailleurs) où deux grosses écoles privées accueillaient jeunes et moins jeunes (gloups, nous) pour nous expliquer leur fonctionnement, montrer leurs locaux et pourquoi il faut les choisir.

J’ai eu un choc : je me suis revue visitant les écoles de commerce lorsque j’avais 18 ans, mais jamais au grand jamais me préparant à rentrer en 6ème ! Car outre une programme de formation visiblement solide et varié (normal, c’est le secondaire), du matériel de qualité (re-normal, on est dans le privé !), ils vont aussi avoir droit à une de ces profusions d’activités sportives, culturelles et sociales, de la folie pour des petits « gamins » de 12 ans !  Ca va me la propulser dans l’adolescence, ça …

J’ai hâte de voir avec quelles armes se bat le public. Réponse à la mi-octobre, ils sortent le grand jeu un peu plus tardivement que le privé.

Dernière chose : pour entrer dans le privé, il faut débourser une belle somme (encore qu’il y a un système de bourse pour les moins riches, mis il ne faut pas être bien riche : un revenu familial de 40.000$ et moins). Et il faut réussir un examen d’entrée de 3 heures à 3H30, avec du français, des maths, de la culture générale, et de l’anglais. Un stress (tant pour celui qui le passe que pour les parents) qui va probablement s’avérer sans commune mesure avec le bon vieux brevet des collège, à 11 ou 12 ans seulement. Je vous raconterai …

 

Suberbe signal

Cet après-midi, en entendant les oies sauvages passer au dessus de nos têtes, je me suis rendue compte d’une chose : si un jour je quitte le Québec (ce n’est pas au programme pour l’heure, « pas pantoute » comme disent désormais les filles !), je sais qu’il me manquera, ce magnifique signal dans le changement des saisons.

Plus que le mention « automne » sur le calendrier, plus la température qu’on recommence à regarder sur le thermomètre avant de s’habiller (c’est que certains matins se sont révélés frisquets il y a peu : 4° au saut du lieu lundi dernier), plus que les feuilles des arbres qui changent franchement de couleur (la progression du rouge étant annoncée en même temps que les prévisions météo, sympa), bref, plus que tout, c’est ce dynamique et volubile vol en V dans le ciel qui annonce le mieux à mes yeux le grand changement de saison qui s’en vient.

Et j’aime ça …

Affaires à faire

Le Québec, en digne province nord-américaine, est une véritable société de consommation. Entendez par là que le bon nombre de Québécois passent leur temps à « magasiner » et fatalement à acheter pléthore de biens inutiles. Une des raisons (je passe sous silence les cartes de crédit qu’on peut cumuler à l’envie) est sans conteste le yoyo incessant des prix, on doit parfois nous-mêmes se faire violence pour ne pas céder à la tentation ! Et Dieu sait qu’on n’a pas l’habitude de craquer à tout bout de champs.

Les prix ne cessent de fluctuer. Il y a bien des périodes de soldes, mais qui ne font l’objet d’aucune communication particulière tant les promotions se succèdent au fil des semaines, à peine si on les repère. Du coup, un produit est rarement à son prix normal, c’est fou.

Le sport national, c’est donc souvent d’acheter par anticipation, avant même d’avoir besoin de l’objet en question, quand la promotion te parait la meilleure. Un peu comme à la bourse, tu guettes un produit, tu regardes régulièrement son prix, une fois, deux, dix fois, et hop! le jour de la méga promo tu passes à l’achat puis tu regardes ce que tu peux en faire !

Le truc incroyable, c’est que contrairement à la bourse, si tu t’es un peu précipité et que dans les jours qui suivent, une nouvelle promotion a chassé l’autre, plus attractive encore, et bien pas de problème, tu rapportes ton ticket de caisse.

On l’a testé grandeur nature, on venait d’acheter un robot culinaire, satisfaits de nos 50$ de rabais (sur un prix initial de 399$) quand 12 jours plus tard, en passant devant le rayon, on s’aperçoit que le prix a encore été réduit : notre robot est affiché à 199$! Un collègue nous donne alors la marche à suivre, appliquée par tous ici : aller plaider notre cause auprès du chef de rayon

Pas très surs de nous, voire même carrément convaincus que c’est du temps perdu, on pleurniche quand même une demi minute après d’une vendeuse qui nous appelle la chef. Hop! 2 minutes plus tard, en nous expliquant qu’elle nous fait une fleur (merci madame) et qu’elle ne peut nous faire un prix aussi bas deux semaines après l’achat (bien sur, madame mais mais vous allez peut-être pouvoir nous faire un petit quelque chose ?), on se fait rembourser 70$. 3 minutes pour l’ensemble de la transaction.

Que je vous explique comme on nous l’a expliqué : si ça fait moins de 10 jours que tu as fait ton achat, dans la plupart des magasins tu ramènes ton ticket de caisse, la vendeuse constate que ma foi, à quelques jours près … et te fait presqu’illico un redressement. Si ça fait 15 jours, là c’est un tout petit peu plus compliqué, tu dois discuter un tout petit peu plus longtemps (guère plus!) … et le tour est joué : redressement dans la foulée! Bon; au delà, faut pas pousser quand même.
C’est pas beau ça ?!

 

Jardins… coup de coeur !

« Tempête de ciel bleu » ce week-end, l’occasion de mettre le cap sur un parc des environs (encore un, quel pays!) qu’on ne connait pas encore. Et on n’a pas regretté les deux heures de route pour s’y rendre !

(A ce propos, voilà un détail qui révèle que nous ne sommes pas encore Québécois dans le fond du fond : un Québécois pure laine a l’espace dans les gènes, et fait sans sourciller 3 heures de route pour aller faire un tour sur Ikea, ou 4 heures et plus juste pour aller faire quelques heures de skidoo au bord du Lac Saint Jean. Nous, deux heures de route pour aller marcher dans la verte, ça nous a pris quelques semaines de réflexion !).

Bref, ciel bleu, température clémente et automne qui s’approche, c’était le bon moment pour mettre le cap sur le parc des Grands Jardins, à 20 km de Baie-Saint-Paul. Et là, wow ! Wow et encore wow !

Un superbe randonnée; l’une des plus belles assurément.

Des vues impressionnantes tout au long ou presque du chemin (le lac du Pioui + le Mont du Lac des Cygnes, 11 km et quelques) :

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Le sentier passe par des sols de toute beauté (végétation de type nordique, causée par les vents souvent violents et le gel durable) : beaucoup de lichen et une profusion de bleuets sauvages !

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J’oublierai presque de parler des deux-trois lacs qui agrémentent le parcours !

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Au Mont du Lac des Cygnes, le temps de profiter du paysage et du soleil généreux, un guide de la Sepaq nous explique de façon très pédagogique en 15 minutes le phénomène géologique ayant créé le paysage si particulier de ce coin-ci de Charlevoix (je vous la fais courte pour que vous ayez envie d’aller l’écouter : une météorite a fait sur ce coin de Québec l’effet d’une goutte de pluie sur la flaque d’eau, un trou  suivi d’un jet – la montagne des Eboulements – et une onde qui a fait s’enfoncer les montagnes environnantes).

Au loin une peu de neige éternelle pour nous rappeler que le coin est somptueux, mais guère hospitalier !

 

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Un parc incroyable, donc,  il y avait tout, absolument tout pour que ce soit parfait.

Hihihi, même les toilettes chimiques judicieusement placées à mi parcours de la montée et de la descente, trop fort !

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Allez, voilà bien longtemps que je n’avais pas pris mon appareil photo avec moi dans le supermarché. Je crois surtout mettre habituée à l’offre de produits de grande consommation qui, il faut bien l’avouer, n’est pas très différente de ce que je connais avant, la faute/la chance aux multinationales.

Pour le plaisir, voici deux petites choses qui ont fait « tilt » tout dernièrement.

Je connaissais le thon, le crabe ou le saumon en conserve, mais je n’avais pas vu jusque là les huitres en conserve. Ca vous tente ? Réfléchissez bien avant de dire non, amis lecteurs amateurs d’huitres (dont je ne fais pas partie, ouf) car les huitres exposées au rayon poissonnerie des supermarchés semblent avoir quitté la mer voilà bien longtemps. Et les poissonneries ne courent pas les rues !

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Deuxième choc, au rayon du café cette fois-ci. Je vous ai pris le produit sans marque parce que l’intitulé était plus explicite, mais d’autres marques (ce bon vieux Nestlé notamment) proposaient le leur aussi, preuve qu’il y a une demande!
Du colorant à café, donc, pour le rendre plus blanc, plus couleur « café crème ». Mais sans que ça contienne de lait. Beaucoup de glucose par contre, un peu de colorant artificiel, de l’huile hydrogénée, hum !

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Courtois

Ce matin, après plusieurs jours de dysfonctionnement pour cause de tempête tropicale (la fameuse Irène ayant fait des siennes jusqu’ici, arbres tombés par dizaine, rivières qui débordent et tout le toutim), les feux tricolores (« lumières », ici) du carrefour près de chez moi étaient de nouveau opérationnels.

Non, je ne disjoncte pas moi-même en vous parlant de ça, rassurez-vous.

Mais imaginez plutôt (j’ai mis plusieurs jours à noter le caractère exceptionnel de ce qui va suivre): voilà un carrefour où se croisent deux routes de 2×2 voies sans feu de signalisation, emprunté soir et matin par des salariés aussi ronchons que partout dans le monde à l’idée d’aller travailler, aussi pressés de rentrer chez eux le soir que n’importe qui. Faute de feu fonctionnel, le bon vieux système des stops façon nord-américaine se met en place : quatre stop, chaque voie a le sien.

Et ça roule, pas un bouchon, pas un coup de klaxon, pas un couillon qui se croit plus intelligent ou plus pressé (ou les deux) que les autres et s’avance quand ce n’est pas son tour bloquant du même coup le carrefour tout entier. La circulation reste fluide, chacun son tour, comme à confesse : tu passes, puis toi, et lui et enfin moi. Et on recommence. Peut-être pas dans la bonne humeur, mais dans le calme assurément.

M’étonne pas qu’on se sente si bien ici, c’est cool, le Québec !

 

Rentrée !

Et voilà, retour à l’école ! Une rentrée des classes rondement menée, puisque cette année, contrairement à l’an passé, on reconnait des visages, on dit bonjour par ci, salut par là, et les lieux sont connus – archi connus pour les filles, moi un peu moins : le pli est pris, les filles se sentent chez elles dans leur école !

Rien de très nouveau non plus pour nous, les parents : des tas de papiers à remplir, des emplois du temps à mémoriser … et des devoirs à surveiller ! Encore qu’il y a bien peu de devoirs ici.

Pour l’ainée, petite pression supplémentaire, puisque dans quelques semaines et sur une assez courte période (de fin septembre à fin novembre) vont s’enchainer les portes ouvertes dans les écoles secondaires des environs, puis le stress (qu’on va gérer, ce n’est pas non plus le concours d’entrée à Polytechnique) des examens d’admission pour décrocher une place dans les écoles privées et/ou programmes spéciaux (type langues, informatique ou sport) des écoles publiques et privées.

Pour se faire une idée des bons et mauvais points de chaque école et mieux comprendre le processus d’inscription à venir, j’ai une technique imparable (pleine de GBS comme on dit ici, du « Gros Bon Sens »!) puisque nous n’avons pas d’historique personnel :

- Consulter les classements. On en trouve un sur le site du journal L’Actualité par exemple, c’est assez édifiant bien que toujours sujet à polémique. Ca donne une base.

- Faire causer les collègues en ces temps de rentrée des classes.  Fastoche, on aime tous raconter notre vie, pas vrai ? Enfin, beaucoup d’entre nous.

J’aurai l’occasion d’en reparler,  à suivre, donc.

Et puisque l’été s’achève dans de nombreux pays, bonne rentrée des classes aux uns et aux autres !

 




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