Archive mensuelle de août 2011

Drôles de chiens

Ce soir, deux petites photos juste pour le fun.

C’est peut-être moins efficace que « chien méchant », mais tellement plus sympa !

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Bonjour et Au revoir

Il y a un an, peu de temps après notre arrivée, la petite dame du service Immigration chargée de dispenser la formation (que je vous conseille par ailleurs ) sur le Québec et le marché du travail québécois nous avait prévenu : pas de serrage de louches, ici; pas de bises que l’on se claque entre copains ou -parfois- collègues.

Elle était catégorique: les Québécois n’aiment pas le contact physique, ils ne font pas la bise, prennent garde de ne pas se toucher dans une file d’attente, et blablabla.

De fait, et ça nous va fort bien, la cérémonie du bonjour est ramenée à l’essentiel quand on croise un voisin, ou encore quand on arrive au boulot le matin. Un bonjour quand on se voit, that’s it.

Personne ne fait le tour des bureaux pour saluer les collègues déjà présents (sauf le boss, en y réfléchissant bien, en début de semaine); et personne ne vous fera jamais la tête comme ça m’est arrivé une fois en France parce que j’avais osé dire bonjour sans serrer la main. Au boulot, donc, le bonjour est bref, on n’est pas là pour ça.

Par contre, entre copines, quand on se retrouve pour une petite soirée papotage (ie « placotage », ou encore « mémérage »), et peut-être plus encore quand la soirée se termine et qu’on se quitte, là c’est une autre histoire, et ma petite dame de la formation ne devait pas être de Québec !

Parce qu’ici, ma foi, j’ai le droit à de belles et vibrantes accolades, coeur contre coeur, auxquelles mon côté nordique ne m’avait pas habituée ! J’ai encore un petit raidissement involontaire, parfois, devant tant de démonstration. Gène qui va bien finir par passer …  d’autant que je trouve ça super sympathique !

Finalement, dès lors qu’on a passé de bons moments ensemble, ce sont les « au revoir » plus que les « bonjour » qui sont incroyables.

Autre illustration : quand les filles ont terminé leurs camps de jour par ci, leur camp de vacances par là, à chaque fois leurs moniteurs/trices les ont serrées bien fort pour leur dire au revoir. Mais fort de chez fort, des adieux bien comme il faut, la tête dans l’épaule de l’autre. Trop cool !
 

Petits besoins bien compris

Ah, les bacosses canadiennes …

Que je vous explique : un site reçoit du public, même temporairement ? Pour un festival, pour une expo, pour un site ouvert en saison estival, parfois même à la fin d’un chemin de randonnée;  avec donc une forte probabilité de petits besoins pressants qui habituellement laissent leurs traces -et éventuels fumets- dans les arbustes alentours ?

Et bien on installe des bacosses (qu’on trouvait autrefois à l’arrière des maisons, donc back house), des toilettes chimiques temporaires.

Toujours propres et bien fournies en papier toilette, tant qu’à faire, parce que le Québécois, contrairement à son cousin éloigné, aime son confort et la propreté. Et qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien !

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Autocueillette

On n’en a encore rien dit, mais voilà des semaines qu’on se fait des ventrées de fraises, framboises ou bleuets « made in Québec ». Ultra sucrées et goûtues, pas très chères, ces baies sont un vrai bonheur.

Bien distribués dans les supermarchés, ces produits sont aussi vendus très souvent au bord du champ lui-même, comme dans les régions fruitières de France. Et partout, les producteurs proposent l’auto-cueillette. Le site des producteurs de fraises et framboises du Québec indique même que plus d’un tiers de leurs revenus provient de ce mode de distribution.

Grâce au bouche à oreille, on a opté ce week-end pour la cueillette de bleuets chez un particulier de Saint-Jean de Chrysostome (au 1845 rue commerciale pour ceux que ça tente et qui sont dans le coin !), super sympa, qui fait pousser ses bleuets sans aucun pesticide.

Les fruits sont énormes, les bleuets groupés en grappe bien fournis. Résultat : en moins d’une heure, tranquillement, on en mangeant une de temps en temps (hum, gorgés de soleil …), on en a cueilli plus de 8 kg, pour 20$ !

La saison se terminant bientôt, on y retourne sous peu pour en congeler plusieurs kilos histoire d’en profiter encore au coeur de l’hiver !

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Pas d’école : on fait quoi ?

Dans une dizaine de jours, l’école reprend (yes, déjà deux mois de passés …). Avant de venir, je me demandais un peu comment on allait gérer cette phase. Quand on n’a pas de famille sur place, peu de vacances, et des filles pleines d’énergie qu’on juge encore un peu trop jeunes pour rester seules toute la journée à la maison, qu’on n’a pas eu envie de les mettre dans l’avion destination la France, que fait-on de ses enfants ?

Et bien dans notre cas, elles ont testé deux formules, qu’elles ont beaucoup aimé l’une comme l’autre.

La première : des camps de jour, ce que j’appelais il y a quelque mois des centres de loisirs. Organisés par les municipalités ou par des organismes (comme chez nous, ici, le Patro, un centre communautaire), ils sont animés par des jeunes ayant terminé le secondaire (ils ont donc 16 ans et plus) et ayant suivi une petite formation type BAFA; sous la direction de personnes plus expérimentées bien sûr.  Chacun s’occupe d’un groupe de 10-12 personnes.

Les journées sont structurées autour de mille activités, et ça n’arrête pas: des activités sportives, des chants, des jeux, des jeux d’eau, sorties piscine, des bricolages … Et toujours cette valorisation des enfants, avec des diplômes mettant en avant tel ou tel point fort de l’enfant. Et un mot personnalisé pour chaque enfant, écrit à la main, soulignant l’incroyable chance qu’a eu l’animatrice/teur du groupe à connaitre cette admirable personne qu’est votre enfant !

Le camp de jour, comme le dit bien son nom, a lieu de 9H00 à 15H30. Mais avant et après, dans les mêmes locaux, pour ceux qui en ont besoin, il y a des services de garde tout aussi dynamiques.

Bref, une belle organisation.

Deuxième option : le camp de vacances, on appelait ça les colonies de vacances, autrefois. Le plus branchés disent à présent les summer camps … L’idée est la même : vous inscrivez vos enfants pour une à deux semaines de camp de vacances, et vous ne les voyez pas pendant toute cette période !

Les filles ont ainsi passé deux semaines intenses au camp du Lac Trois Saumons, près d’un lac de montagne, dans la verte. Kayak, optimiste, escalade, accro-branche (on parle plutôt d’hébertisme, ici), expéditions, la liste des activités seraient trop longue à énumérer. Bivouac autour d’un feu de camp avec l’infatigable guitare et les incontournables guimauves. et des chants en veux-tu en voilà pour souder les groupes et diffuser de la bonne humeur ! La vie en dortoir (8 à 10) crée des ambiances et des complicités nouvelles, l’absence des parents pour démêler les cheveux, rincer le shampoing ou que sais-je encore augmente la maturité et le sentiment de grandir. Du bonheur à l’état pur, quoi.

En clair, les jours d’été se sont écoulés à une vitesse grand V !
 

le Royaume de Tôle

Pas loin du port de Québec, quand vous vous dirigez vers le quartier Saint-Roch direction le boulevard Jean Charest Est, se trouve un noeud routier avec des ponts qui s’entrecroisent. Un coin qui n’aurait pas besoin de grand chose pour paraitre glauque, si ce n’est que les peintures qui ornent les jambes des ponts sont très belles.

Et que le site n’est pas si anodin ! C’était déjà là qu’avait eu lieu cet hiver un championnat du monde de snowboard. Et c’est à nouveau là que convergent chaque soir -sauf le dimanche et lundi soir- depuis la fin du mois de juin des centaines de spectateurs pour assister au spectacle gratuit (bon , payé par la ville, donc parles contribuables …) imaginé et interprété par le Cirque du Soleil.

Les portes n’ouvrent que 30 minutes avant le début de la représentation, mais mieux vaut venir à l’avance : c’est la ruée vers les bonnes places, pas de répis pour les lents ! Pour notre part, on était là vers 19H35 pour un ouverture de portes à 20H30, c’était presque trop tard, mais ça l’a fait, comme on dit !
Et tant mieux, car même bien placés comme on l’était, on n’a pas eu assez de nos deux yeux pour tout voir ! Rien que les costumes valent le coup d’oeil, à la fois beaux et totalement loufoques; les maquillages également (et les artistes se prêtent au jeu des photos avec un humour incroyable, multipliant les mimiques !

Le décor, également, n’a plus rien à voir un chapiteau de cirque, utilisant totalement le côté urbain tendance industriel (avec des conteneurs par exemple) du site de façon très réussie.

Et surtout, je ne vous raconte même pas cet enchainement de pirouettes, de sauts et de voltige, de jonglerie et tutti quanti pendant une heure, de la folie ! C’est que les nobles offrent un spectacle à leur empereur, le tout rythmé par la belle voix « elfique » d’une chanteuse douée accompagnée d’un musicien magistral également.

Bon, je vous accorde que quelques photos ou vidéos n’auraient pas été de trop (vous en trouverez plein sur youtube), mais la nuit, le rendu de mon humble appareil n’aurait pas été top, et quand il y a tant et tant de choses à admirer, je l’oublie au fond du sac !

 

Pow Wow

J’allais oublier de parler de ce grand rassemblement autochtone auquel nous nous sommes joints il y a 3 semaines, qui fait forcément vibrer quelque chose en chaque amateur de récits d’aventure et de Nouvelle France. un grand Pow Wow organisé par les Hurons de Wendake (réserve qui, sinon, ressemble à n’importe quel quartier de Québec et qui décevra les touristes en quête de guerriers farouches).

Il s’agit à la fois d’une foire commerciale, avec un rassemblement d’échoppes d’artisanat plus ou moins beau et plus au moins authentique, d’un barbecue de porc épic et castor pour faire « style », mais surtout d’un grand concours de danses tribales.

Un grand nombre d’autochtones de différentes tribus ont passé plusieurs jours à présenter des danses traditionnelles, habillés et maquillés comme des guerriers (ou femmes de guerriers, les femmes avaient aussi leur place dans la compétition !).

Pour nous, quelques heures un peu hors du temps, dans une explosion de couleurs et de costumes, sur fond de musique lancinante. L’envie de se repasser le Dernier des Mohicans et d’en savoir un peu plus sur les autochtones qui sont dans beaucoup de discours de Québécois ce que sont les Roms pour bien des Européens …

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Ecosystème incroyable

Jamais je n’aurais cru voir des plantes carnivores (des sarracénies pourpres) à moins de deux heures de chez moi, en pleine nature, dans un endroit absolument incroyable, une tourbière. Et pourtant :

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Et le reste de la flore n’était pas en reste !

Que je vous explique : on a donc fait la randonnée (euh, balade) de la Tourbière au coeur du Parc de Frontenac. Il s’agit d’un parcours de bois super agréable qui serpente sur près de 5 km au sein d’une tourbière vieille de plusieurs milliers d’années.

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Pas de problème de racines, de caillasses et de « bouette » qui d’habitude nous empêchent de profiter à 100% du paysage tout en marchant. Des panneaux explicatifs plutôt bien foutus vous ouvrent peu à peu les yeux sur la végétation si particulière qui s’est adaptée à un milieu difficile. C’est de toute beauté (et pourtant nous arrivons trop tard dans la saison pour profiter des orchidées qui pullulent au printemps !). Ah, « c’est pas pire », le Québec, je vous l’ dis !

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Bonne taille ou pas ?

S’il y a bien un domaine où je me sens encore « touriste », perdue sans ma table de conversion en poche, c’est au moment de choisir chaussures et chaussettes. Un vrai étonnement à chaque fois.
Que je vous explique : dans un monde parfait, un 39 français équivaudrait à un 7.5 nord américain, ce serait simple … mais là où les choses se corsent, c’est qu’une même taille ici recouvre une réalité française différente selon que tu as affaire à une chaussure de femme, d’homme ou d’enfant ! Un 39 devient du 7.5 ici pour un modèle femme, mais du 7 pour un modèle homme.

Pour les enfants, c’est encore pire : du 18 jusqu’au 31 français, tu passes tranquillement du 3,5 au 13,5 ici, puis plouf, le 32 devient 1,5 ici, le 33 un 2, etc.

Et comme les différences entre marques sont parfois gigantesques … avoir le compas dans l’oeil et un peu de temps devant soi pour faire son choix, ça peut aider !

Un conseil, donc : imprimez-vous une table de conversion sur un site quelconque, labonnetaille.com par exemple,et conservez-la soigneusement dans votre portefeuille, ça va finir par rentrer !

Cantons de l’Est

Petite virée de quelques jours dans cette région des Cantons de l’Est que nous ne connaissions pas : super !

Bizarrement, les guides de voyage français (et notamment le Guide du Routard !) parlent peu de cette région touristique que bien des Québécois adorent (c’est leur « Sud » à eux).

Vous l’aurez compris, on aime les parcs. Et bien des parcs superbes, il y en a, comme par exemple :

Le parc du Mont Orford, avec son camping dans la nature, sa plage

Plage Stukely

ses chemins de randonnées pas si faciles (ici, une partie du chemin vers le sommet du Mont Chauve, en clair des escalier de pierre qui te coupent le jambes rapidement)

Mont Chauve

et ses points de vue

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Dans un tout autre style, on vous conseille aussi fortement le Parc de Mont Mégantic, « réserve internationale de ciel étoilé », ça ne vous fait pas rêver un titre pareil ?

Situé au milieu d’une zone peu peuplée, avec une pollution lumineuse faible qu’ils ont contribué à limiter plus encore ces dernières années, il abrite un observatoire ainsi qu’un musée très instructif sur l’univers, les étoiles, etc.

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Dommage, les observations du nuit sous la coupe d’un astronome étaient réservées depuis des semaines, on a quand même pu profiter d’un ciel incroyable, et appris au passage que dans les grandes villes, la lumière émise nous voile désormais jusqu’à 97% des étoiles.

Pour ceux qui veulent, comme dans tous les parcs, il semble qu’il y ait de beaux sentiers de randonnées .. qu’on n’a pas fait cette fois, on a privilégié la carte « instruction ».

Ceci dit, on a croisé aussi des petites villes ou villages beaux comme tout (avec un coup de coeur tout spécial pour Magog ou encore le très huppé village de North Hatley).

Reste à y consacrer plus de temps quand les vacances reviendront (pas tout de suite, on n’est plus en France) !

 

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