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Archive mensuelle de juillet 2011

Et encore un super parc découvert ce week end, ça devient presque lassant, tant de sentiers de randonnée à portée de pataugas !

Cette fois, donc, c’est la boucle des Parois qui nous a occupés quelques heures, au coeur du Massif du Sud, en Chaudière Appalaches. Classée difficile, mais comme souvent tout à fait accessible à de bons marcheurs (bien que les 29° ont compliqué un peu la tâche, on a mouillé le maillot !).

Au somment du Mont Chocolat (717 m), vue sur les montagnes environnantes, pas un chat à l’horizon, des bibittes probablement assommées par la chaleur (pas une piqure et le répulsif est pourtant resté dans le fond du sac tout l’après-midi!) et un banc tellement accueillant ! Ca ne vous donne pas envie ?!

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La première partie du chemin longe la rivière, avec des passerelles superbes par ci par là (d’où son nom : le sentier des passerelles !).

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Au retour, le chemin passe près de formations géologiques formées par les glaciers, de grandes parois à pic, moussues et sur lesquelles les arbres parviennent à pousser en prolongeant leurs racines sur plusieurs mètres.

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Dernier moment fort de la balade : le bain de pieds dans la rivière, pas bien chaude mais ça le fait bien, comme qui dirait, un cookie dans le bec, soleil rasant, toujours pas un chat … Finalement, oubliez le spot, il ne faudrait pas que les randonneurs du parc de la Jacques Cartier déboulent ici en masse, ce serait trop bête !

c’est la fête au village !

Je n’étais jamais venue à Québec en juillet … et je ne connaissais donc rien de l’esprit de fête qui aura régné sur la ville durant tout le mois, grâce en grande partie au Festival d’été qui s’achève ce week end.

Pas seulement grâce au Festival, ceci dit : une troupe du Cirque du Soleil s’est installée sous les ponts, dans le quartier Saint-Roch, et fait ses représentations (gratuites !) tous les soirs d’été à partir de 21H30 … je passe devant tous les jours, et je n’ai même pas encore pris le temps d’en profiter, les jours passent trop vite ! Mais c’est écrit dans le programme estival familial, qu’on se le dise ! Il parait d’ailleurs que c’est un incontournable de l’été québécois … qui coûte un peu cher au contribuable, alors il faut en profiter !

Sur le port, le Moulin à Images a lancé le 28 juin sa première représentation, gratuite elle aussi, et c’est comme ça tous les soirs jusqu’à la fin de l’été : des images accompagnées de sons et lumières sont projetées sur les énormes silos à grain du vieux-port, c’est gratuit aussi. L’histoire de la ville assis sur l’herbe près de c’ bon vieux Saint-Laurent, c’est pas pire, comme on dit ici !

Dans quelques jours (du 23 juillet au 10 août plus précisément), ce sont les feux d’artifices de Grands-Feux-Lotos-Québec qui vont nous exploser les pupilles et les tympans :  nouvelle édition de cette incroyable compétition internationale de feux d’artifices, m’sieurs ‘dames ! 30 pays qui envoient leurs meilleurs artificiers aux Chûtes de Montmorency pour démonter leur savoir-faire pyrotechnique et gagner, si possible, le premier prix. Ca doit être incroyable !

Sans compter que les villes et villages alentours ont toutes aussi un festival à proposer, ça devient difficile de tout répertorier. A Lévis-même, où on a la chance d’habiter, il y a un festival de montgolfières début août (le Festivent), divers spectacles et même ce bon vieux Rod Stewart (il chante encore ?!) qui vient pour un grand concert gratos. Dans les petits patelins, on peut trouver des festivals super kitsch à souhait, qui doivent être sympathiques comme tout : festival des foins à Saint-Julien, festival de tire-tracteurs à Honfleur, festival de la galette de sarazin (si !) à Saint-Lazare de Bellechasse …

 

Mais revenons au Festival d’Eté …

Cet hiver, dans le froid et la neige, j’ai vu à deux reprises de files d’attente longue comme mon bras attendre pour se procurer des entrées pour le Festival. Je trouvais ça incroyable, mais je comprends mieux leur patience … Les plaines d’Abraham (entre autres) ont accueillis des festivaliers non stop pour des concerts incroyables. 100.000 personnes pour voir Elton John il y a quelques jours, 130.000 personnes pour Metallica hier soir (des Terrasses de Lévis,  à plus de 3 km de distance à vol d’oiseau, on entendait le concert et les hurlements enfiévrés de la foule, c’était fou !). Dommage pour ceux qui n’avaient pas eu le goût d’attendre, cet hiver, il n’y  pas eu de places pour les autres ! (places à 65$ pour les premiers, et au plus cher à 85$, pas cher pas cher !). Et je ne parle pas (bon allez, si.) des dizaines de spectacles de rue et de concerts de tout poil, et des animations pour les enfants un peu partout …

Bref, une ambiance de fête, de vacances, de détente, waouh que ça fait du bien ! Même en ne participant que de loin, (boulot, dodo oblige), c’est cool d’habiter dans une région comme ça.

Et dire qu’il y en a qui changent à Chatelet en ce moment-même !

 

Marché de l’emploi

Six mois déjà que j’ai intégré une agence de recrutement, six mois que j’observe de façon privilégiée le marché de l’emploi de Québec et alentours, différent sans nul doute de celui de Montréal ou de Sherbrooke ou que sais-je encore.

Alors, la grande question : est-ce facile pour un immigrant d’intégrer le marché de l’emploi ?

Je vais faire ma Normande : ça dépend m’sieurs ‘dames.

Dans les points favorables, les immigrants sont favorisés par la pénurie croissante de candidats de qualité sur certaines professions; globalement, tout ce qui a trait à la technique : mécaniciens de camion, électromécaniciens, estimateurs, dessinateurs, concepteurs, spécialistes de tous poils dans le domaine industriel, ou encore experts en informatique, en jeux vidéo, en produits technologiques…

Là, si vous avez un peu d’expérience, que vous êtes prêt le cas échéant à commencer par un poste de soir ou de nuit, les choses peuvent aller très vite pour vous.

Si vous êtes bilingue (autant à Montréal c’est chose commune, avec un accent nord-américain à vous faire pâlir d’envie, autant les Québécois de Québec ont longtemps boudé l’anglais),vous avez un atout non négligeable sur pas mal de postes. Car l’anglais avancé ou plus devient un critère clé sur de plus en plus de jobs (soit les clients sont anglophones, soit le siège est hors Québec).
A noter que certains postes souffrent de pénurie, mais sont un peu plus difficiles à intégrer : les entreprises apprécient que leurs ingénieurs soient membres de l’ordre des ingénieurs du Québec (outre l’examen, il vous faudra travailler trois ans sous les ordres d’un ingénieur membre de l’ordre pour être à votre tour un ingénieur membre de l’ordre). Ensuite, bingo ! Taux de chômage inférieur à 2% et super salaires.
De même, le secteur de la construction, outre qu’il est soumis à des règles qui lui sont propres, est encore assez fermé (pas forcément au niveau des quelques gros acteurs mais bel et bien au niveau des nombreux petits entrepreneurs) : difficile pour eux de prendre en compte une expérience acquise sous le soleil méditerranéen ou latino-américain.

Pour les métiers de la finance et de la comptabilité, idem : prouvez que vous maitrisez les règles comptables d’ici, et vous pouvez vous faire de très beaux salaires. Sinon, good luck, ça va être dur.

Dans les métiers de la vente, oubliez ceux du secteur alimentaire, vous ne connaissez pas la grande distribution d’ici, qui font comme partout la pluie et le beau temps, vous partez donc avec un méchant handicap, d’autant que les produits sont peu techniques. Par contre, si vous avez un volet technique à votre expérience, si vous avez fait vos marques dans des secteurs universellement reconnus comme le temple de la vente (les photocopieurs,par exemple), c’est bon. Mais la compétition sera rude, les vendeurs et directeurs des ventes sont souvent à l’affut d’opportunité d’emploi nouvelles.

Alors, quoi faire quand vous arrivez ? Juste trois conseils en passant :

1) Donner du temps au temps. En France, il faut 12 mois pour trouver, alors n’en faites pas une affaire d’état si vous n’avez pas trouvé au bout de 4 mois ici.

2) Essayer de rentrer dans le moule du Québec. Je vois des CV qui arborent fièrement des « licences », des master 2″, personne de sait ce que c’est ici ! Sans forcément demander l’équivalence de votre diplôme, consulter le tableau des équivalences et indiquez quelque chose comme « DEC (selon tableau des équivalences du Québec »).

De même, détailler les principales tâches qui vous avez faites et les quelques réalisations tangibles, chiffrées, à votre actif, qui permettent de faire le lien avec du connu. Certains titres de fonction ne veulent rien dire ici …

Les clubs de recherche d’emploi sont de bons conseils, ne vous en privez pas.

3) Donnez-vous toutes les chances; par exemple n’hésitez pas à faire travailler les agences pour vous ! Ne comptez pas que sur elles (surtout si votre profil est un peu atypique, ou si vous avez zéro expérience), mais ne vous privez pas de leur réseau. Je m’aperçois que certaines entreprises confient directement leurs recrutements à leur agence fétiche sans publier en propre le poste.

Mettez à jour votre profil sur LinkedIn, sur Jobboom & Co, partout : ça ne coûte rien, et vous serez peut-être repéré (à titre personnel, en tant que recruteur, je passe une partie de mon activité à scruter les nouveaux CV déposés).

Et enfin réseautez, regardez les contacts de vos contacts et voyez si vous ne pouvez pas discuter avec eux (pas leur demander un job ! Demander leurs conseils !), faites du bénévolat dans lequel s’investissent des cadres d’entreprises, etc.

 

Bord de fleuve …

Vous n’allez pas me croire, mais je vous assure que c’est vrai : se promener au bord du fleuve Saint-Laurent , ça a comme un petit goût de balade en bord de mer.

Bon, peut-être pas la mer fière et sauvage des côtes bretonnes, mais quand même : sur certains passages, comme hier à Saint-Antoine-de-Tilly (l’un des plus beaux villages du Québec, soit dit en passant, et il n’a pas volé son titre), il faut impérativement tenir compte des marées sous peine de se retrouver coincés.

On a les mouettes (et autres oiseaux : on trouve beaucoup de réserves ornithologiques en bord de fleuve).

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On se retrouve même à collecter les verres polis et coquillages (à Saint-Michel-de-Bellechasse, superbe balade en front … de fleuve, sauvage).

Vous êtes amateurs de bois flottés ?Pas de problème, il y a ce qu’il faut !
Tandis que vous arpentez la plage (de sable de shistes, grise donc), sur le fleuve, les voiliers se disputent l’espace avec les gros portes-conteneurs, tandis que les kayaks de mer profitent ou au contraire luttent contre les courants … et se calent dans les herbes marines pour se reposer quelques minutes avant de repartir ! dsc7203.jpg

 

 

 

La Grande Coulée

Que celui qui pense que les grands espaces canadiens relèvent du cliché se lève : chaque semaine, on découvre un nouveau petit coin de paradis ! Ce week end, c’est au coeur du Parc des Appalaches qu’on a vibré pour la X-ième fois, en s’enquillant la superbe randonnée de la Grande Coulée.

Une boucle de 13 kilomètres (qui offrait la possibilité de faire moins, mais quand on aime on ne compte pas!), classée difficile non pas parce que ça monte (le sommet culmine tout de même à 853 m), mais surtout parce que le sentier est accidenté (beaucoup de racines et de caillasses), envahi par endroit par la végétation (pas du avoir beaucoup de randonneurs cette année) et très humide sur certains tronçons.

Mais le petit ruisseau qui serpente un bon moment près du sentier, les 12 ponts de bois qui nous permettent de passer et repasser d’une rive à l’autre, les points de vues et refuges de ci de là, et l’absence totale d’êtres humains tout au long du parcours, l’absence également notable de moustiques et « bibittes » de toutes sortes … la vie mérite d’être vécue et de passer dans ce coin là, je vous le dis !

point de vue depuis un refuge de la Grande Couléedsc7182.jpg

Deux regrets :

1) Malgré les innombrables empreintes (fraiches) et crottes (pas mal fraiches aussi pour certaines) des orignaux, pas l’ombre de la queue de la bête ! Il faisait trop chaud, probablement, et les sous-bois étaient souvent très denses.

2) Ne pas avoir prévu de profiter du spa qui fait office de camp de base. Un plongeon dans la psicine suivi d’un bon petit massage, ça l’aurait bien fait …

 

Kate & William

Le jeune couple royal, présent pour une petite semaine au Canada, a fait un petit tour à Lévis et Québec ce week end. Si beaucoup de Québécois, comme bien d’autres citoyens du monde, trouvent les deux jeunes tourtereaux mignons comme tout, l’histoire n’est jamais loin dans les têtes et les conversations.

Pas de fébrilité, pas de scènes de liesse (alors que le concert de Metallica dans quelques jours suscite une sacrée attente chez bien des jeunes et moins jeunes !).

En clair, un contexte de quasi-indifférence générale, mais qui, si on écoute certaines conversations de ci de là et qu’on consultent les réactions sur les forums, est une belle plongée dans la culture québécoise!

Kate et William paradant dans les rues de Québec ? Pour beaucoup, un rappel douloureux que les Québécois sont un peuple colonisés; que les décisions de Canada restent soumises à l’approbation de la Couronne britannique, même si le gouverneur se contente le plus souvent de valider les décisions votées par le Senat; et que si les Anglais se sont montrés magnanimes en permettant aux habitants de la Nouvelle France de conserver leur langue et leur religion, ils n’en restent pas moins les conquérants; que le Canada ne sera pas une belle et grande démocratie tant qu’il restera dans une système de monarchie constitutionnelle …

Bref, ce que je voyais de prime abord comme un petit évènement people s’est révélé en fait une bonne façon de me rappeler l’histoire du Québec.

 

Fête nationale, fête des enfants

La fête du Québec la semaine dernière ne nous avait pas donné envie de faire un petit post. Le temps, gris et pluvieux, n’avait pas aidé, c’est vrai. Mais surtout la peur de l’orgie – la fête étant devenue un défouloir et une occasion de beuverie généralisée – avait conduit la ville à mobiliser toute la police, mettre en place un système de sécurité renforcée avec contrôle systématique, etc. On était bien loin de la fête, et bien des Québécois considéraient que le meilleur endroit pour fêter l’évènement restait … le fond de ton lit ! Côté fêtes de quartier … on n’a rien trouvé de très excitant non plus.

Rein à voir avec la fête du Canada, par contre !

Les plaines d’Abraham se sont à nouveau transformées en terrain de jeu familial, avec jeux gonflables et kiosques d’activité (gratuit), vendeurs de jujubes (bonbons), crèmes glacées et barbes à papa (vendues ici en sacs plastique).

Drainant une foule bon enfant (et familiale) détendue, fière d’arborer son petit drapeau rouge et blanc généreusement distribué à l’entrée du parc.

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Mont Wright : superbe

On vient encore de découvrir un petit bijou de nature aux portes de Québec, en bordure de la 175 vers le parc de la Jacques Cartier qu’on commence à bien connaitre : le Mont Wright, (Stoneham).

Le terrain est accidenté, plein de roches (pour la varape et l’escalade notamment, si vous disposez d’une carte de membre d’un club), avec des parties de sentiers -optionnelles- clairement décrites comme difficiles et réservés aux randonneurs expérimentés (rien de mieux pour exciter nos chaussures !).

La vue au sommet n’est pas extraordinaire (on domine la route en travaux … qui certes serpente dans la montagne), mais la balade, relativement courte mais présentant effectivement quelques difficultés, vaut son pesant d’or, parole de marcheuse !

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Parc linéaire urbain

Jetez donc un coup d’oeil sur cette photo :

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ou encore celle-ci :

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ou bien celle-ci :

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Et bien on se trouve au coeur de l’agglomération de Québec. Pas l’hyper-centre, mais bel et bien dans Québec. Plus précisément le long de la rivière Saint-Charles, qui traverse toute la ville, bordée d’un chemin pédestre sur plus de 30 km, d’une piste cyclable sur une bonne longueur également, parfois coincé entre ponts et routes, bruit et pollution, mais le plus souvent agrémenté d’espaces verts incroyables, de parcs (ici, le plus grand, le parc Chauveau, 120 hectares de sous-bois et prairies « brut de pomme »), d’une cascade (au coeur du village Huron) …

Y a pire comme paysage urbain, non ?

 




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