Archive mensuelle de avril 2011

BBQ

Alors que le Temps des Sucres va bientôt s’achever (les érables coulent de moins en moins, et signe dit « infaillible » par les Québécois Pure Laine, les rouges-gorges sont revenus), tout bon Québécois s’apprête à entamer le temps … du barbecue !

On a encore un peu de neige sur les terrasses, la température reste le plus souvent inférieur à 10° en journée, mais qu’à cela ne tienne, dès lors qu’il y a un rayon de soleil, hop ! les bonnes odeurs de barbecue parfument les quartiers résidentiels.

Le barbecue tient ici une place centrale, un zeste de tradition américaine matinée d’un gène encore bien vivant d’ancêtres bucherons et coureurs des bois. Loin d’être réservées au repas familial du week end, les grillades sur le barbecue se pratiquent tout au long de la semaine, et pour certains, quasiment tous les soirs !

La meilleure illustration de cette tradition solidement ancrée, ce sont les dizaines de modèles de barbecues dans les magasins, d’innombrables sauces barbecue, et des livres de recettes spéciales barbecue à ne plus savoir lequel acheter.

 

 

Les Appalaches

Le printemps tarde à s’installer sur Québec, on retardera d’autant la sortie des tee-shirts et petites jupes courtes, mais c’est dit, la neige fond et les randonnées reprennent de plus belles !

A ce titre, on vient de découvrir un joli petit parc national rarement mentionné -et c’est un tort, je vous le dis !-dans les guides touristiques, probablement parce qu’il est au coeur des Chaudière-Appalaches, que traversent peu les touristes.

Ce parc, donc, c’est le parc régional des Appalaches, complétement au sud de Québec, à quelques kilomètres des Etats-Unis (le Maine). Rien que le nom « Appalaches », moi, ça me fait rêver, ça me donne des ailes !

Pour l’heure, une seule rando (pour se rendre au sommet Sugar Loaf, 650 mètres de dénivelé seulement) est pratiquable sans raquettes, ayant été régulièrement empruntée au cours de l’hiver par les marcheurs, et donc à peu près damée. On a voulu tester une autre rando : abandon immédiat, après avoir constaté que sans raquettes, marcher dans … 1,50 mètres de neige encore présente, c’était définitivement mission impossible passées les 2 première minutes de rigolade !

Je vous résume : un sentier enneigé très bien balisé qui serpente en pleine forêt, vous gravissez pas à pas les (petites) montagnes, passez par des sentiers de bois, des observatoires, etc, et au sommet, la récompense : une vue à 360° sur la région !

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Il faudra entendre encore un mois ou deux pour découvrir les pistes cyclables, les sentiers de bois et la flore ! Mais whouah! Extraordinaire !

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Jus … de parlourde !

Après l’eau de mer pour aromatiser les sauces et eau de cuisson de vos poissons, voici ma dernière trouvaille au rayon poissonnerie … « Qui qu’en veut » ?!

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Cap-Tourmente

Le printemps est là et bien là. Non seulement le mercure a dépassé les 14° cet après-midi sous un ciel azur (ceci dit, lundi avec le vent, on avait encore – 11° en température ressentie !). Mais surtout les oies sauvages retraversent le ciel en sens inverse de cet automne. Et les oies blanches, ou encore « oies des neiges », reviennent vers l’arctique canadien après avoir passé l’été sur la côte est-américaine.

La réserve du Cap-Tourmente, à 45 minutes à l’est de Québec, connue pour être une aire privilégiée de repos des oies durant leur migration annuelle, a tenu sa promesse aujourd’hui: on les a repéré à l’oreille bien avant de les voir, ça piaillait à qui mieux mieux en se gavant de racines dans cette zone marécageuse bordant le Saint-Laurent.

Des chemins de bois super agréables parcourent le parc, avec des observatoires par ci, des nichoirs à oiseaux par là, et un spectacle grouillant de vie près du fleuve. Et, pour les plus attentifs, plein d’autres types d’oiseaux dans les arbres et marais …

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Les méritants

Ah ces professeurs d’école primaire, ils sont trop forts pour valoriser nos chères têtes blondes …

J’ai ainsi découvert que dans l’école de mes filles, aujourd’hui comme chaque trimestre, tous les élèves ont été réunis pour distribuer des diplômes aux meilleurs de chaque classe, avec applaudissements et félicitations et tout et tout.

Le principe est simple : les « méritants » sont sélectionnés au sein de chaque classe, et se répartissent en trois catégories : l’élève ayant démontré la plus belle personnalité (agréable, aidant les autres, etc); celui ayant le meilleur bulletin scolaire du trimestre; enfin, celui ayant la plus belle progression au niveau des notes (cette fois-ci, une élève a même gagné deux diplômes, ça a dû être la fête à la maison ce soir !).

Et ça semble fonctionner, chacun, dans le même temps, craint d’être cité devant tout le monde et rêve tout à la fois d’avoir son heure de gloire et ses efforts reconnus. Et se promet d’être l’heureux élu du prochain trimestre !

 

Tutorat

Voilà encore une initiative que je trouve intéressante dans l’école primaire des filles, pour le principe de solidarité et de responsabilisation plus que pour l’efficacité réelle, finalement. Il semble que ce soit une méthode nord-américaine née dans les années 60 avec l’augmentation du nombre d’enfants issus de l’immigration.

Une fois par semaine, donc, les élèves de 5ème année (l’équivalent du CM2 français) viennent passer 15 minutes dans les classes de 2ème année (l’équivalent du CE1). Chaque grand est tuteur d’un petit ayant besoin d’un soutien en lecture, les duos ayant été préalablement constitués par l’orthopédagogue (chaque école ayant accès à cette spécialiste des enfants en difficulté d’apprentissage et/ou d’intégration) et les professeurs.

Double objectif : responsabiliser les grands, qui ont été formés (sommairement mais avec tout le sérieux requis !) pour cette tâche, et dans le même favoriser l’apprentissage de la lecture chez les petits, et notamment l’aspect compréhension.

Le jour J, le grand se rend dans la classe de son tutoré, et dispose d’un temps chronométré pour faire lire un court texte au petit qu’il a en tutotat, puis charge à lui d’improviser des questions pour vérifier qu’il a bien compris : qui est le héros, où va-t-il, etc. (Pendant ce temps, ceux qui n’ont pas besoin de tutorat lisent en silence).

Sensibles aux difficultés du petit, à ses progrès aussi, ces tuteurs en herbe apportent une aide sinon efficace (quoique), du moins différente à ces tutorés fiers de nouer des liens avec « un grand ».




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