Archive mensuelle de mars 2011

Kite givré

Avis aux copains qui se sont lancés dans le kite, en France : ici, c’est chaussé de skis (ou d’un snowboard) que ça se pratique l’hiver, sur les champs encore tout blancs. On a repéré aussi un spot sur le Saint-Laurent gelé, près de l’ïle d’Orléans, juste en face des Chûtes de Montmorency.

Le kite des neiges ou paraski semble se pratiquer comme le kite de mer, et procurer autant de belles émotions fortes !

 

dsc6514.jpgdsc6517.jpg

Cabanes et tires

Impossible de rater ce moment que tout bon Québécois attend avec impatience : le temps des sucres s’en est venu !

« Se sucrer le bec » est une tradition bien ancrée dans les habitudes, attendue à l’évidence par toutes les générations. Un folklore bien vivant qui marque la fin de l’hiver et un goût certain pour les traditions.

Car au delà des produits d’érable, c’est bien la fête à l’ancienne qui fait se déplacer massivement les familles : repas traditionnel (souvent assez cher pour ce qu’il y a dans l’assiette) dans une ambiance festive, dégusté sur des grandes tables en bois au coeur des érablières, avec poêles à bois et chansonniers pour chauffer l’ambiance. Nous, la musique, le chant, la danse, on découvrira ça plus tard, car voilà plusieurs semaines que les réservations sont closes pour les repas dans les cabanes à sucre environnantes !

Reste un bon moment tout de même, celui de déguster la tire.

La tire, c’est ni plus ni moins du sirop d’érable chauffé à 114°. Côté sirop d’étable, ça commence tout juste, car il faut que les périodes de gel et de dégel alternent véritablement pour que l’eau contenue dans les érables montent et s’écoule dans les seaux accrochés à même le tronc (ou, comme ici, dans un long réseau de tubes).Pour l’heure, c’est probablement de la tire 2010 qui nous est servie (excellente), mais d’ici quelques jours, redoux oblige, les érables vont couler de toutes leurs entailles, garanti !

dsc06826.jpg

La tire encore chaude, donc, est versée sur une auge remplie de neige bien tassée. Elle se fige sans couler, vous enroulez la bandelette de tire autour d’une petite spatule en bois (la palette) et … miam, surprise ! ça n’a pas durcit ni cristallisé, ça donne un bonbon mou et onctueux comme nul autre pareil !

Oh que c’est bon !
 

dsc06831.jpgdsc06836.jpg

 

Philly

La petite boite de Saint-Moret française a bien pâle figure au regard du champion du fromage à tartiner nord-américain (mondial ?) Philadelphia : plus de 80% de part de marché sur la catégorie « fromage à tartiner » !

dsc06815.jpg

Forte d’une image « santé » bien installée bien qu’il s’agisse d’une pâte fromagère crémeuse, la marque se multiplie en d’innombrables versions, et occupe dans n’importe quel point de vente un linéaire à faire rêver n’importe quel chef de produit !

C’est simple, on trouve le Phildelphia en petit et gros pot, en bloc, nature, fouetté, au saumon fumé, à la ciboulette & oignon, aux légumes potagers ou à l’épinard, aux herbes & ail, à l’aneth, j’en oublie surement. Chaque version ou presque ayant sa variante allégée, vous imaginez la taille du linéaire ! Du coup, seule la marque du distributeur réussit à se trouver une petite place à ses côtés, exit la concurrence !

dsc06808.jpg
 

Supposé incontournable pour préparer un bon cheesecake, on m’a dit plusieurs fois qu’un bagel se devait d’être tartiné de Philidelphia, on nous invite à s’en « dip » avec des légumes à croquer, il est largement consommé en snack. Incontournable je vous dis.
Tendrement surnommé Philly (au départ par les anglophones), il occupe clairement une place à part dans l’esprit des consommateurs Québécois et j’imagine qu’on le trouve dans tous les réfrigérateurs de la Province. Sacré Phildelphia …

Il me semble meilleur que le Saint-Moret, mais qui sait, j’ai peut-être à mon tour succombé à la machine de guerre Kraft !

Eau de mer

Contre toute attente, c’est le rayon poissonnerie de mon supermarché qui m’a réservé une petite surprise cette semaine, avec de l’eau de mer (4$ pour 1,9 L) mise en avant. Quelques bouteilles, on ne peut pas parler de véritable tête de gondole non plus, pour une cuisine iodée !

 

 

dsc06807.jpg

 


Chemins de neige

Vous êtes fatigué ? Vous vous sentez un peu vermoulu ? Alors venez donc vous balader ici, sur ces chemins de neige damés qui serpentent dans la forêt (ici, dans la station touristique Duchesnay, au nord de Québec), alors que le printemps commence à percer (5° et un ciel bleu pas croyable) !
Honnêtement, on a trouvé ça tellement bon ….

Des petits ruisseaux qui serpentent dans la neige, des écureuils qui recommencent à pointer leur nez, des lacs gelés sur lesquels quelques pécheurs taquinent le goujon à la mode inuit, un couple en raquette qui croise votre chemin, quelques ski-doos qui passent rapidement en vrombissant et hop, à nouveau  la nature pour vous tout seuls. Trop bon, je vous dis !

dsc06824.jpg

 

Collation santé

Une chose est sure, tout Nord-américains qu’ils sont, les Québécois ne veulent pas être pris la main dans le sac de chips (ou croustilles, dont l’importance des rayons dans les magasins montre que ce n’est pas chose facile).

Les écoles veillent au grain, et pas qu’à moitié. Les parents sont sans cesse invités à donner des goûters (collations, ici) « santé » à leurs enfants, et comme souvent, on nous donne régulièrement des listes de suggestions, à étudier avec ses enfants. Fruits frais ou compotes, légumes à croquer sans ou avec « trempette », ou encore produits laitiers sont les seuls aliments admis dans l’enceinte de la cour, sauf autorisation exceptionnelle.

Les encadrants et personnel du service de garde veillent au grain, et toute grignoterie -sucrerie, gâteaux, etc- est impitoyablement confisquée.

Evidemment, pas de distributeurs de snacks et bonbons dans l’enceinte de l’école.

C’est clair, l’école primaire québécoise fait ce qu’elle peut pour limiter l’obésité infantile, et honnêtement, ça marche, on n’a pas vu à ce jour d’enfants sumo. Ouf !

Reste à voir ce qu’il en est du secondaire … On vivra cela de l’intérieur dans deux ans !

 

Salade verte

Voilà un moment que je ne pense plus à noter ce qui me surprend ou me faire sourire dans les supermarchés alimentaires.

Reprenons tranquillement avec la salade (hors de prix, en passant, il faut dire que pour celles qui ne sont pas importées, les serres doivent être méchamment chauffées pour préserver les plants de salade du froid !).

Le grand truc, c’est la salade « vivante » (si si, c’est marqué texto sur certains emballages), avec ses racines toutes fraiches avec un peu de terre dedans pour faire « nature »). Dans cette catégorie, on trouve principalement de la boston (sorte de laitue aux feuilles très tendre) et de la romaine, comme sur la photo.Plutôt pas mal pour de la salade de supermarché …

dsc06777.jpg

Autre grand classique, bien plus consommée ici qu’en France : l’iceberg, avec des feuilles blanches et croquantes très serrées sur elles-mêmes, et mêmes complétement imbriquées les unes dans les autres. Idéale pour ceux qui n’aiment pas le vert, un cauchemar à effeuiller sans déchirer les feuilles ! Vendue systématiquement sous film plastique.




famillegiroudon |
Benoit |
laventureencamion |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Au détour des chemins
| "Ginger Bear" a OZé
| Panik a baffin