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Archive mensuelle de octobre 2010

100 bravos

Dans la rubrique « on positive », après les petits diplômes pour telle et telle réussite et les vignettes autocollantes collées sur un devoir réussi en guise de félicitation, l’école primaire où sont inscrites les filles vient de communiquer aux parents une liste de 100 façons de dire bravo à ses enfants.

Ca va du « c’est le plus beau travail que tu aies jamais fait ! » au plus mitigé « c’est beaucoup mieux », il y a en comme ça recto-verso, on n’a plus qu’à choisir. Et les filles se sont bien assurées qu’on en prenait connaissance, je vous le garantis !

Pas de risque que les parents oublient que la confiance et l’estime de soi se construisent dès le plus jeune âge. C’est un peu bizarre, ces communications positives permanentes, mais pourquoi pas. Après tout, j’ai tellement côtoyé de personnes doutant d’elles …

 

 

Citrouilles & lanternes

Moments magiques, hier, au magnifique jardin botanique de Montréal dont l’acquisition de la carte annuelle il y a quelques semaines a été clairement une bonne opération.

Car comme chaque année depuis 25 ans, et pour la première fois pour nous, le jardin présente sur tout le mois d’octobre deux expositions vraiment chouettes.

La première, l’Halloween approchant à grand pas, est une fabuleuse exposition de citrouilles décorées. Seule contrainte imposée aux artistes : pas le droit de les creuser. Visiblement, ça n’a pas freiné l’imagination des petits et des grands ! Il y en a pleins, de quoi donner des idées pour nos humbles décorations à nous.
Comme en plus, elles sont exposées dans les serres, à la végétation soignée et à la température ambiante se prêtant parfaitement à une déambulation tranquille, c’est une balade qu’on a adoré.

Un grand merci aux artistes (espérant ne pas enfreindre leur droit à l’image !) qui nous ont offert :

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ou encore :

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Et à tous les autres, qu’on a pris ou non en photos …

Mais les plaisirs volaient en escadrille, hier, au jardin botanique : les allées servent de décor à une superbe exposition de lanternes chinoises.

A la nuit tombée (tuques et mitaines de rigueur !), oubliées les citrouilles, place à l’enchantement des lumières sur fond de musique chinoise de qualité interprétée par un artiste en chair et en os.

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Mégaventes

La première fois, on s’est fait piégé. On venait d’arriver, la rentrée des classes allait commencer dans quelques jours. On avait trouvé un magasin de chaussures rempli à craquer de bonnes affaires, des grandes marques, à prix cassés et pas mal de choix.

Bon, visiblement, il venait d’ouvrir ses portes, il n’avait pas encore d’enseigne indiquant clairement son nom, et clairement tout sentait le provisoire, mais on avait mis ça sur le compte de la précipitation pour ouvrir à un moment clé dans la vie de marchands de godasses. Un grand calicot flottait sur la façade: méga-vente de chaussures.

Quand on avait voulu y retourner un mois plus tard … plus rien, des vitrines rendues opaques, un magasin fantôme.

Depuis, on a pris largement l’habitude de ces nombreux magasins à la durée de vie ultra-courte. Après les méga-ventes liées à la rentrée, on a en ce moment les magasins liés à l’arrivée du froid, se disputant nos dollars avec les méga-ventes spécial Halloween. Ne vont pas tarder ceux consacrés à Noël, et j’espère ceux spécial sports d’hiver !

C’est assez incroyable, les procédures côté autorités doivent être particulièrement légères. Leur durée de vie ne dépassent pas les deux mois, ils apparaissent un jour dans un local momentanément vides, inondent les boites à lettre de publicités avec coupons de réduction, mettent chaque fin de semaine sur le bord de la route un pauvre étudiant déguisé attirant avec force mouvement l’attention sur ce supermarché éphémère, liquident leur camelote en promettant les prix les plus bas du marché (combien vont vérifier, franchement) et hop ! disparaissent.

Pour des articles aussi saisonniers que les horreurs d’Halloween ou les jouets de Noël, c’est franchement très adapté. Le consommateur trouve un choix très large et des prix a priori assez compétitifs (bon, une qualité à vérifier, mais qui se soucie de la qualité d’un déguisement de sorcière de 8 ans qui sera trop petit dans un an ou deux ?).

Reste à savoir si ce serait possible en France car tout est probablement éphémère, contrats des employés notamment.

Optimisme

Ce matin, plus que jamais en lisant la presse sur Internet, le contraste entre la France et le Québec était saisissant. Et ça faisait du bien d’être ici au fond des tripes …
En France, la crainte de l’avenir et la peur de voir s’effriter les acquis sociaux conduisent une nouvelle fois des quantités de Français dans la rue : écoles fermées, stations service en rupture, services d’état conspués. Le tout traduit une ambiance empreinte de pessimisme profond, que me confirment les amis par téléphone.

Au Québec, à l’inverse, les résultats de récents sondages (Banque de Développement du Canada et Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain) publiés hier indiquent que le moral des présidents de PME est au plus haut et qu’elles s’attendent à une forte croissante de leurs ventes dans les prochains mois. Nombre de Québécois ont le sentiments qu’ils ont été relativement épargnés par la crise cette fois-ci. Un autre sondage (Royal Lepage) révèle d’ailleurs que l’immobilier redémarre fortement, notamment sur la grande région de Montréal. Et les bons résultats des grandes chaînes de distribution sont le reflet d’une certaine confiance en l’avenir.

Certes la reprise ne se traduit pas encore totalement dans les embauches, l’endettement des ménages reste préoccupant et le Québec n’est pas le pays des Bisounours, mais comme c’est bon ces bouffées d’optimisme et de bonnes nouvelles ! Ça nous donne une de ces énergies, whaouh !

Gel désinfectant

J’évoquais il y a quelques jours l’importance de l’hygiène au Québec. Autre détail qui me fait sourire mais que j’aime bien, au final, c’est la présence en tous lieux des distributeurs de gel désinfectant.

Leur nombre me laisse imaginer ce qu’ont dû être les files d’attente pour se faire vacciner au pire moment de l’épisode « grippe H1N1″. On en trouve dans les gares, dans les restaurants, dans les supermarchés, dans les sites de formation, dans les écoles, partout!

J’en ai même vu près de toilettes temporaires (qui portent un nom, au moins, ici : les bacosses, en référence aux toilettes qu’on trouvait autrefois dans la cour des maisons, back house … je fais ma fière, j’adore adopter des expressions ou vocabulaires qui complète le mien !).

La preuve ci dessous en image : ils ont bricolé un support pour permettre aux utilisateurs d’en disposer, pas cool ça ?

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Du coup, le grand producteur de papier et articles de papeterie Cascades annonce avoir inventé un papier essuie-mains qui contient du gel désinfectant, le « papier anti-bactérien ».

Son lancement est prévu sous peu avec l’arrivée de l’hiver et de sa cohorte de virus. En fait, ils avaient essayé de le lancer l’an dernier, mais la vague de grippe touchait à sa fin, ça a fait un flop, mauvais tempo.  Ils remettent donc le couvert cette année …

Canneberges

Plein les yeux, j’en ai encore plein les yeux …

Ce week-end, grand ciel bleu, temps idéal pour grenouiller dans la campagne. On a donc mis le cap sur Saint-Louis-de Bandford, à 1H45 environ de Montréal, au coeur de la région des Bois-Francs (centre du Québec).

Un objectif : en savoir plus sur la récolte des canneberges, spécialité Québécoise, et faire quelques belles photos. On n’a pas été déçu !

Côté théorie, le Centre d’Interprétation de la Canneberge brosse un beau portrait de la profession (petite vidéo, panneaux d’information commentés par un guide), c’est plutôt bien conçu pour en savoir un peu plus sur l’historie, la culture, les utilisations ,etc.

Hélas, grosse déception quand on est passé à la phase 2 de la visite, aller dans un champ de canneberges. Nous voilà au milieu d’un troupeau de 40 personnes, embarqués dans une charrette tractée par un tracteur, tournant autour des parcelles sans jamais s’arrêter, puis hop! retour au bercail.

Finalement, ce fut une chance, puisque restés sur notre faim et sachant qu’il y avait une concentration de producteurs aux alentours, nous avons forcé un peu le destin en nous rendant chez un producteur en pleine récolte.

Là, nous sommes tombés sur des gens d’une incroyable gentillesse, qui nous ont expliqué plein de choses, nous ont fait monter sur des installations de nettoyage (vue plongeante sur les parcelles au passage), et nous ont traités en amis.

Extraordinaire, on est repartis avec des canneberges plein les yeux comme je le disais, 150 photos au bas mot, et une patate d’enfer à avoir partagé leur passion l’espace de quelques heures !

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Reste plus qu’à rechercher les 1000 et une façon de cuisiner la canneberge, et repérer les points de vente qui vont bien car très souvent, on a affaire à des productions américaines …

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Services +

L’autre jour, grosses pluies sur la rive sud (elles ont même provoqué des inondations). L’occasion de découvrir un service aux consommateurs que je ne connaissais pas, sinon devant les grands hôtels.

Je sors de ma voiture et commence à courir vers l’entrée du magasin quand me voilà abordée par un homme tenant un grand parapluie jaune. Réaction primaire, je commence à faire signe que je ne suis pas intéressée (par : option 1/ la carte de crédit; option 2/l’oeuvre caritative qui le préoccupe; option 3/ la promo du siècle ..).

Pour finalement me rende compte que l’enseigne a lancé son équipe de parapluie-men sur le parking pour être agréable à sa clientèle !

Côté services, visiblement on ne pratique pas ici l’emballage cadeau gratuit. Par contre, à l’entrée des supermarchés, quelque soit l’enseigne, on trouve un ou plusieurs fauteuils roulants, voire ces petites voiturettes électriques, pour les personnes ayant du mal à marcher …

Et du personnel pour vous aider à ensacher vos victuailles.

Phobie

Au rayon beauté-cosmétique des supermarchés, tout traduit l’importance de l’hygiène pour les Québécois, c’est assez fun à regarder.

Les contenants, en particulier, sont tous plus gros qu’en France. Les bouteilles de shampoing font le plus souvent 1 litre, voire 1,18 litre, les après-shampoings également : des monstres.

De même, pas possible d’avoir l’haleine approximative ici, ou c’est qu’on y a mis du sien.  Les tubes de dentifrices font souvent 170 ml, bien gros, bien gonflés, on trouve toute une collection de fils à dents, et le rayon des solutions rince-bouche est 4 à 5 fois plus étendu qu’en France, avec des flacons qui, eux-aussi, dépassent le litron.

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Même démesure au rayon de déodorants, tant côté homme que côté femme : très grande gamme, le rayon dédié aux déos est bien plus important que ce que je connaissais jusque là.

Petite anecdote au passage sur les déos : la rentrée des classes s’étant faite par grosse chaleur, le professeur de ma fille aînée a demandé à ses élèves de 6ème (CM2 français) de rajouter à la liste des fournitures scolaire un déodorant, pour prévenir tout risque de mauvaise odeur, les considérant comme des pré-ados susceptibles de suer des aisselles !

Avec une telle phobie des odeurs, la classe d’âge consommatrice de déodorants est probablement deux fois plus large qu’en France; tout bénéfice pour Procter & Gamble et consorts, ça double le marché !

 

Feu

Tiens, un petit détail qui a son importance au quotidien et qui mérite de figurer dans ma liste des choses que j’aime : les feux tricolores, ou lumières.

Ici, nul besoin de se pencher sur son volant parce qu’un camion a eu le bon goût de se glisser entre vous et le trottoir, vous masquant totalement la lumière. Pas besoin non plus, autre cas de figure, de demander de l’aide aux passagers à l’arrière parce que vous vous êtes trop avancés.

Et ce parce que les lumières sont intelligemment positionnées de l’autre côté de l’intersection, de façon à être visibles de tous.

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Autre détail, inutile dans mon cas mais à souligner : la lumière rouge est dans un bloc carré, la lumière verte dans un bloc rond, pour que nos amis daltoniens n’aient pas à se prendre la tête.

 

Oeufs à la douzaine

Rien de plus banal qu’un rayon « oeufs », celui du sel mis à part ? Que nenni, je suis impressionnée par la variété d’oeufs qu’on nous propose dans les supermarchés.

Des bruns, comme en France, et aussi des blancs tout blancs.

Des « très petits », des « petits », des « gros », ou des « très gros oeufs » (vraiment gros, tellement qu’ils ne tiennent pas dans le contenant du frigo prévu pour eux !)

Des cocos pondus par « des poules en liberté », ou « nourries seulement au grain, sans poudre de viande ou de poisson », ou encore « nourries avec du lin pour des oeufs riches en omega 3″, on a aussi la version « nourries avec une alimentation riche en lutéine pour des oeufs riches en luteine ». Sans oublier les poules qui ont le droit à une alimentation biologique bien sur, et celles qui, nourries et élevées on ne sait comment nous produisent des premiers prix en promo.

Plus rarement en rayon, mais j’en ai vu une fois (et oublié de prendre la photo) : les oeufs qui contiennent « deux jaunes ».

Et si on n’aime pas casser les oeufs, ou qu’on a besoin seulement des jaunes, ou des blancs : les oeufs en tétra-pak !

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Par contre rien, rien en « panier fermier » (avec la paille au fond qui sent bon la campagne) comme ceux qui ont fleuri dans nos supermarchés français.

Et aucune norme apparente sur les oeufs, qui, au delà des mentions sur le packaging, éclaire le consommateur sur le type d’élevage et d’alimentation de la poulette.

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