Blagues

1er avril (il y a deux jours, je suis un peu lente à la détente certains jours): pas de blagues au boulot, et juste deux-trois poissons dans les dos des parents jouant le jeu de leur progéniture à la maison … et oubliant de les retirer avant d’aller travailler.

Mais les écoles, elles, jouent à fond la carte des blagues.

Source: club de rire

Source: club de rire

À l’école primaire, un concours de blagues est organisé. Chacun doit se présenter devant la classe pour raconter la meilleure blague qu’il ait pu trouver, de son crû ou non (on a donc subi pendant plusieurs jours d’affilée toutes les blagues vaseuses des bons vieux livres d’humour qui trainaient dans la maison, ouf, c’est fini). Une occasion comme une autre de pratiquer la prise de parole en public, beaucoup plus fréquente ici que dans les écoles françaises.

Puis chaque classe a élu la meilleure blague (sur petits papiers anonyme, un vrai vote sérieux, hein), et le concours s’est ainsi poursuivi au plus haut niveau de l’établissement, consacrant au final un joyeux luron pas peu fier.

Au secondaire, les blagues potaches se sont succédées, et la rumeur laisse entendre que les profs n’ont pas été en reste.

Des ballons remplis de farine ont été éclatés au dessus des filles passant dans le couloir, du cellofrais a été placé sur le bol des toilettes, un homard vivant (pauvre bête) s’est retrouvé dans le fond d’un autre toilette, les cadenas des casiers ont subi des traitements spéciaux, et j’en passe.

Plutôt sympa, non?

 

Nouveau blog

Plus de place sur ce blog. Une bonne occasion pour changer d’air et héberger désormais ces humbles réflexions sur Quebecaime . Qui m’aime me suive!

Nids de poule

Depuis le début de l’hiver, les températures jouent au yoyo: un jour très (vraiment très) froid, deux jours après des températures qui flirtent avec le positif. Les rhumes et états grippaux sont donc légions … mais l’une des premières victimes, figurez-vous, c’est l’asphalte!

Les routes sont truffées de fissures et de trous parfois béants, qui font le bonheur des garagistes et le malheur des automobilistes (les suspensions et les pneus sont soumis à rude épreuve), ainsi que celui des piétons (car trous = flaques d’eau, voire marettes!).

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Certains Québécois affirment que cet état déplorable des routes – qui affecte mêmes les autoroutes – est une fatalité liée de façon étroite au climat. On superposerait la carte des régions acéricoles (productrices de sucre d’érable) et celle des nids de poule, qu’on serait surpris de la grande similitude. Car les nids de poule seraient formés par les grandes variations de température, propices justement à la montée de l’eau d’érable. L’eau s’infiltrerait dans les interstices, puis gonflerait sous l’effet du gel, faisant sauter la couche d’asphalte. Cela expliquerait pourquoi d’autres régions nordiques ne seraient pas affectées comme la notre par ces détériorations.

D’autres affirment que la corruption qui, comme le révèle en ce moment-même sur les ondes la Commission Charbonneau, gangrène le monde politique québécois, ferait également des ravages dans le milieu des transports. Comme une partie des budgets partirait dans des fonds de poche profonds, l’épaisseur de l’asphalte et la qualité des travaux (pourtant très longs) s’en trouveraient affectées.

Quelle qu’en soit la raison, le problème est suffisamment grave pour que chaque municipalité ait sur son site web un espace invitant chacun à signaler les nids de poule. Le Ministère du Transport a même créé il y a plusieurs années un numéro gratuit – le 511 – qui, à l’instar des urgences médicales, aide les citoyens à signaler les trous qui dégradent la chaussée. Il existe même une application spécifique sur Iphone.

Problème: plutôt que de traiter le problème dans son ensemble (coûteux, forcément), la DDE locale passe son temps à combler aussi rapidement que possible les innombrables trous et fissures; qui se dégradent aussitôt sur le pourtour de la réparation de fortune. Même la portion de route près de chez nous refaite à neuf cet automne (octobre, pas vieux, donc) est déjà pleine de fissures par ci par là qui promettent sous peu de beaux nids de poule (il faut dire que l’épaisseur d’asphalte ne nous avait pas semblé pas très épaisse).

Autant se faire une raison : les nids de poule sont comme les oies sauvages qui arriveront d’ici quelques semaines, ils annoncent le retour progressif du printemps! Dans peu de temps, les journaux feront leur une sur la chasse aux nids de poule, puis l’herbe réapparaitra peu à peu. Et il en sera fini de l’hiver 2013.

 

Uashat

Parfois, on ouvre un livre au hasard, sans conviction, et la magie opère sans qu’on s’y soit préparé.

Et c’est comme ça que je me retrouve à devoir quitter avec tristesse le récit au jour le jour d’un jeune étudiant en sociologie arrivé un beau matin de 1954 dans une réserve Innue de Sept-Iles, loin de son Lévis natal, et qui finira marqué à jamais par ce qu’il y vivra. Je m’aperçois que, moi aussi, je ne sors pas indemme de son récit.

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Uashat - G. Bouvard (Éditions Boréal)

Uashat, de Gérard Bouchard, paru aux éditions Boréal, est basé sur le journal intime d’un jeune étudiant, donc, petit gars pauvre, émotif et souffreteux, envoyé en stage sur la réserve indienne d’Uashat. Venu étudier ces Sauvages qu’il ne connait pas et dresser autant que faire se peut leur arbre généalogique, il nous fait découvrir au fil des semaines la difficile réalité d’une réserve: les conditions de vie insalubres; les adultes qui vivent difficilement le passage d’une vie de chasseurs nomades dangereuse mais libre à une vie de salariés de deuxième classe; les jeunes, plus paumés encore. Les Québécois, rêvant de voir enfin décoller l’industrie locale, vivent mal de devoir vivre avec cette réserve porteuse de troubles.

Rien n’est tout blanc ou tout noir, et les méchants et les gentils sont des deux bords, même si le désarroi des Innus devient le nôtre plus que celui des « p’tits blancs ». Tout comme les interrogations du jeune étudiant et son trouble devant ce choc des cultures. Misère des uns et des autres, rôle du clergé, place des femmes, tout y passe.

Et si Florent l’étudiant revenait faire son stage aujourd’hui, serait-ce plus glorieux?

 

Dans les champs

Quelques flocons sont tombés cette semaine, pas beaucoup, pas assez … mais suffisamment quand même pour rechausser nos raquettes et transformer des champs aux alentours en terrain de jeu pour une heure ou deux.

Ciel bleu, soleil éclatant, température « douce » (- 10 et absence de vent = temps doux; oui oui, on a changé nos étalons ici, définitivement), pas besoin de grand chose pour faire notre bonheur.

 

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Colis surprise

Excitation à son comble ce soir: un colis venu de France spécialement pour les filles les a mis dans un état de joie indescriptible; même le très attendu « Père Noël » n’a pas provoqué ça, et pourtant il est généreux, le bougre.

Que je vous mette en contexte. Quand on leur demande ce qui leur manque de la France, les amis et famille mis à part (Skype ne comble que partiellement la distance et ils nous manquent…), elles sont catégoriques: les fraises tagada de Haribo, les chips à la crevette « chinoises » (pourtant bien grasses!), les crêpes whaou qu’elles avaient en collation (pour ma part, je leur trouve un coup de papier, notre palais n’a pas la même sensibilité), les monster munch de l’apéritif (mouai…), les gaufres (on a laissé notre gaufrier en France)…

Toutes des choses nappées du souvenir de leur enfance en France … qui s’étalent -pas pour longtemps, vu leur appétit- devant leurs yeux ébahis! Rien ne laisser présager cette belle surprise, qui rend le plaisir plus grand encore.

Bien joué, Fred!

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Arrivée d'un colis surprise

 

Pour les vacances en France de cet été (premier retour au pays depuis 3 ans, un moment très attendu), il reste des merveilles gastronomiques inscrites sur leur liste des « musts »: des céréales Chocapic, du saumon fumé (il est hors de prix ici), du vrai fromage de chèvre, des Flamby (ceux qu’on trouve ici ne sont que des pâles copies), des yaourts à la vanille la Fermière, du Leerdarmer ou je fais un malheur, du comté, des pommes duchesse, j’en passe et des meilleurs!

Le diable est dans les détails, comme on dit! Mais ce soir, c’est un moment de grâce divine qui a éclairé leur rentrée des classes.

Potluck & Superbowl

Si la Coupe Stanley, trophée le plus prisé du hockey professionnel, reste l’évènement sportif le plus rassembleur au Canada, le match de football américain qui clôturait la saison hier soir a rassemblé des millions de téléspectateurs. Le Superbowl est un incroyable spectacle, un cirque façon gladiateurs (mêmes carrures et faciès sympathiques), une formidable machine à cash et une communion au moins aussi grande que la coupe de monde de football qui fait vibrer le reste de la planète.

Ce fut aussi pour nous l’occasion de vivre l’évènement entre amis, à la Québécoise – assez surréaliste pour quiconque nous connait (juste pour vous mettre en contexte, on n’était même pas devant la télé en 98, quand la France a gagné la coupe, ce qui ne nous empêcha pas de fêter joyeusement la victoire dans les rues…).

Hier soir, donc on s’est fait un potluck, prononcez « potte-loque », chaque convive amenant qui le dessert, qui l’entrée. La maitresse de maison avait, elle, préparé pour l’occasion le seul repas qui vaille pour une soirée Superbowl:

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Des ailes de poulet sauce barbecue à manger avec les doigts

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Côtes levées (ici, ce qu'il en reste!), à déguster avec les doigts aussi!

Le tout accompagné de chips. Et de bières!

Bon, en toute honnêteté, pas facile de comprendre les règles tout en suivant toutes les conversations à droite à gauche. Pas évident de savoir quelle équipe supporter (comme on ne connait pas Baltimore, mais qu’on a aimé San Francisco, on a rallié les supporteurs des 49ers de San Francisco, fallait bien choisir son camps!)

Quelques heures plus tard, on avait acquis les bases: on est prêt pour remettre ça l’an prochain!

le parc de la Paix – Lévis

Il faut que je partage avec vous un petit secret, jusque là plutôt bien gardé: on a la chance inouïe d’avoir un petit bijou à deux pas de la maison, un espace privilégié, un endroit où on aime passer une heure par ci, deux heures par là en soirée, ou durant les fins de semaine.

Cet endroit – situé au croisement de deux routes et pourtant bien caché des regards – offre de jolies boucles gelées sur lesquelles on aime évoluer, les uns avec grâce, les autres avec prudence. C’est sous la surveillance de l’extraordinaire Monsieur Jacques, qui vous accueille systématiquement avec un grand geste de la main, et n’a pas son pareil pour parler de tout et de rien avec chacun. À la nuit tombée, Monsieur Jacques allume un feu qu’il fait durer gentiment jusqu’à la fermeture, offrant une belle occasion de prendre quelques minutes de pause et de rencontrer des voisins avant de s’élancer à nouveau.

Cet endroit magique, c’est la patinoire de plein air installée depuis deux ans au parc de la Paix, un ancien terrain militaire; les chemins qui serpentent habituellement dans cet espace vert lévisien reconnaissable à son avion militaire sont recouverts de glace la semaine de Noël. Deux petits bâtiments, dortoirs et toilettes, sont installés à demeure pour permettre aux patineurs de chausser leurs patins. Ouverte tous les soirs jusqu’à 21h00 et une bonne partie de la fin de semaine, cette patinoire ne nous laisse aucune excuse pour ne pas mettre un nez dehors et renouveler l’air de nos poumons …

Équipés

Et bien voilà, c’est fait, on a mis le temps mais c’est fait. Danielle, Stéphane, vous n’aurez plus à ressortir toutes vos raquettes, les grandes, les petites, les babiches pas bien pratiques et et les autres, pour nous faire découvrir les coins cachés de Stoneham : les soldes d’hiver battant leur plein, on s’est laissé tenter par les super promos du magasin de sport Latulipe.

Et hop, 50% sur les raquettes GV !

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Et hop, un coup d’oeil sur le dernier guide Ulysse « Raquette et ski de fond au Québec ».

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Source: Guide Ulysse

Et hop, cap sur la très belle Vallée Bras du Nord pour les étrenner dans la poudreuse!

 

 

Brrrrrrrrr

Badidon, les journaux avaient annoncé un hiver rigoureux cette année, contrastant avec les deux derniers hivers (NOS hivers, c’est notre 3ème hiver, rendez-vous compte). On peut dire qu’ils ne se sont pas trompés! Chaque matin, il fait un peu plus froid. Du coup, nouveau rituel spécial Grands Froids ces jours-ci:

1/ Un petit coup d’oeil au thermomètre extérieur histoire d’apprécier plus encore la chaleur du bol. Le vent qui souffle nous fait craindre le pire (on annonce des températures ressenties de -39 ce soir, gloups me voici en Sibérie).

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2/ Une transformation en oignons multi-couches pour braver les quelques mètres qui nous séparent les uns de la voiture, les autres du bus. Oui, même pour quelques mètres.

Et comme le cuir des sièges est glacial et qu’on ne voudrait pour rien au monde avoir des engelures sur notre précieux fondement, on met un pantalon polaire sous le pantalon (retiré prestement dans les toilettes du boulot dès notre arrivée); et pour plus de sureté on étale une petite serviette sur le siège histoire de bien couper le froid. Bien sûr, on pourrait utiliser cet ingénieux bouton qui permet de se chauffer les fesses, pas désagréable au demeurant. Mais on se dit qu’il vaut mieux éviter de tirer sur les batteries en ce moment, elles sont soumises à rude épreuve pour tirer le moteur de sa léthargie!

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3/ On regarde encore, incrédule, le thermomètre en ce pinçant mentalement (habillés comme on est, pas possible de le faire physiquement). Puis une petite prière au saint patron des voitures du Québec pour mettre toutes les chances de notre côté. Et hop on sort la voiture de l’abri tempo. On la laisser tourner deux minutes (dans la rue, pour ne pas risquer l’intoxication au monoxyde de carbone). Et enfin on roule tout doux tout doux vers le boulot, pour ne pas trop lui tirer sur la corde. On s’arrange pour faire le plein souvent, afin d’éviter que l’essence ne gèle dans le réservoir.

4/ Le soir, on s’habille chaudement pour faire démarrer sa voiture, et on retourne travailler quelques minutes, laissant notre voiture participer joyeusement avec toutes les autres alentours à la création du smog au dessus de Lévis. Une petite pensée aux joyeux dingues qui font la queue pendant un bon moment devant le restau (enfin, restau  … bien grand mot) Ashton pour bénéficier de ce rabais typiquement canadien sur la poutine :

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Il fait – 27 degrés? Rabais de -27% sur ta poutine. Dommage que ce soit juste sur la poutine à 10 balles et à l’intérêt gustatif très relatif, ce serait sur l’essence, ou même sur le poulet/frites de Saint-Hubert, ce serait quand même mieux.

5/Une fois rentrés, on apprécie à sa juste mesure le bonheur d’avoir une home sweet home, et on se dit qu’on a une excellente raison de ne pas aller au club de gym!

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